{"id":728309,"date":"2023-05-10T23:46:25","date_gmt":"2023-05-11T01:46:25","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/surfin-bugs-au-dela\/"},"modified":"2023-05-10T23:46:28","modified_gmt":"2023-05-11T01:46:28","slug":"surfin-bugs-au-dela","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/surfin-bugs-au-dela\/","title":{"rendered":"Surfin&#8217; Bugs \/ Au-del\u00e0"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Le premier album en pr\u00e8s de 30 ans de Surfin&#8217; Bichos sonne aussi \u00e0 l&#8217;image des projets dans lesquels ses membres se sont investis \u00e0 cette \u00e9poque.  Surtout Fernando Alfaro.  Le groupe de rock ind\u00e9pendant des ann\u00e9es 90 se caract\u00e9risait par ses paroles f\u00e9roces et une voix kinki quelque peu d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, entra\u00eenant une influence sur des artistes venus plus tard, aussi pertinents que Tri\u00e1ngulo de Amor Bizarro.  Maintenant, ils ressemblent davantage \u00e0 Chucho dans &#8216;M\u00e1quina que no para&#8217;, tandis que &#8216;El baile del m\u00e1s all\u00e1&#8217; pourrait \u00eatre un cousin germain du solo de &#8216;Hawaiian Straitjacket&#8217; d&#8217;Alfaro.  Ou son coll\u00e8gue Joaqu\u00edn Pascual.<\/p>\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, c&#8217;est comme s&#8217;ils avaient tous les deux d\u00e9cid\u00e9 de signer sous le nom de Surfin&#8217; Bichos uniquement parce que c&#8217;est la marque qui a le mieux fonctionn\u00e9 pour eux.  Chose dont ils ne sont pas coupables, puisque leur d\u00e9rive artistique seule ou en parall\u00e8le n&#8217;est pas qu&#8217;elle ait \u00e9t\u00e9 digne, mais qu&#8217;elle ait \u00e9t\u00e9 parfois spectaculaire.  Seul le public est responsable de ne pas avoir \u00e9lev\u00e9 des \u0153uvres telles que &#8216;La vie est \u00e9trange et rare&#8217; d&#8217;Alfaro, &#8216;La Frontera&#8217; de Pascual, &#8216;Tejido de felicidad&#8217; de Chucho ou &#8216;Bingo&#8217; de Mercromina aux autels de &#8216;Hermanos carnales&#8217; .  Le peuple, obs\u00e9d\u00e9 par la nostalgie d\u00e9j\u00e0 sorti du vice pur et simple.<\/p>\n<p>En tout cas, les imp\u00e9ratifs qui ont r\u00e9uni le groupe ont \u00e9t\u00e9 aussi occasionnels que le fait que Fernando Alfaro a cess\u00e9 de vivre \u00e0 Barcelone pour le faire \u00e0 nouveau \u00e0 Albacete.  La routine de rencontrer leurs coll\u00e8gues dans la rue, pas seulement pour des tourn\u00e9es de retrouvailles occasionnelles, a fini par les amener \u00e0 travailler spontan\u00e9ment sur cet \u00ab Au-del\u00e0 \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;exception de &#8216;Conversation ultraphonique \u00e0 4 heures du matin&#8217;, apport\u00e9e par Pascual, le point de d\u00e9part reste la main de Fernando Alfaro, sp\u00e9cifiquement enferm\u00e9 dans une solitude totale dans une gigantesque maison appartenant \u00e0 sa famille pendant un dur confinement.  C&#8217;est pourquoi de nombreuses chansons parlent de l&#8217;apocalypse (&#8220;Se\u00f1ales&#8221;) et de l&#8217;imminence de la fin (&#8220;Lotus Europa&#8221;).  C&#8217;est donc un disque de Surfin&#8217; Bichos, apr\u00e8s tout : rien de leur vision du monde claustrophobe et de leur parano\u00efa totale n&#8217;est all\u00e9 nulle part.<\/p>\n<p>Rock, oui, il y en a peu.  Il semble rel\u00e9gu\u00e9 \u00e0 &#8216;M\u00e1quina que no para&#8217;, \u00e9galement une belle chanson d&#8217;amour;  la parodie politique \u00ab moi qui t&#8217;ai vu \u00bb ;  la fin enchev\u00eatr\u00e9e de &#8216;Se\u00f1ales&#8217;;  ou les meilleurs moments de &#8216;Lotus Europa&#8217;, ceux de la marche militaire.  Mais c&#8217;est tr\u00e8s frappant que la section de cuivres, les pianos, les doux arrangements sonnent autant sur le disque.  Alfaro d\u00e9fend qu&#8217;il y a toujours eu des vents dans Surfin&#8217; Bichos, et oui, il y avait des curiosit\u00e9s comme &#8216;Abrazo en un terremoto&#8217;, rythme saxophone et bossa compris.  C&#8217;est juste qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque, ils \u00e9taient l&#8217;exception et non la r\u00e8gle, et ils ne semblaient pas non plus avoir \u00e9t\u00e9 produits par I\u00f1aki de Lucas pour La Buena Vida. <\/p>\n<p>Les vents y font r\u00e9f\u00e9rence dans &#8216;El baile del m\u00e1s all\u00e1&#8217;, dans &#8216;Alumbrando el fin&#8217; ou le beau piano dans &#8216;El caballo del mar&#8217;.  Et autant nous manquons un peu de fureur, plus qu&#8217;autre chose car ce sont des temps propices pour elle, autant les r\u00e9sultats sont plus que satisfaisants.  Je ne savais pas que Surfin&#8217; Bichos pouvait s&#8217;immerger dans la douceur de la mer avec un riff aussi lumineux, moiti\u00e9 fran\u00e7ais, moiti\u00e9 italien, comme celui de &#8216;Luz del Mediterr\u00e1neo&#8217;, qui int\u00e8gre \u00e9galement l&#8217;accord\u00e9on de Miguel \u00c1ngel Rumbo.  \u00c7a m&#8217;a totalement obs\u00e9d\u00e9.  Ou qu&#8217;ils pourraient livrer un chant de No\u00ebl mi-rythm\u00e9, mi-dr\u00f4le \u00e0 30 degr\u00e9s Celsius (&#8220;Your Own Christmas&#8221;).<\/p>\n<p>Cela n&#8217;avait aucun sens que les Surfin&#8217; Bichos de 2023 sonnent comme les Surfin&#8217; Bichos de 1994. La voix d&#8217;Alfaro est devenue professionnelle parce qu&#8217;il n&#8217;avait pas d&#8217;autre moyen.  Personne ne reste le m\u00eame, et ce doit \u00eatre pour le mieux.  De la m\u00eame mani\u00e8re que Slowdive est revenu raffin\u00e9, ma\u00eetris\u00e9, am\u00e9lior\u00e9, rien de tel qu&#8217;un maquettiste ;  Alfaro, Pascual, Carlos Cuevas \u00e0 la batterie et Jos\u00e9 Manuel Mora \u00e0 la basse, devaient nous proposer quelque chose de diff\u00e9rent.  Et ils le font aussi sans quitter la maison : avec les ch\u0153urs familiaux d&#8217;Isabel Le\u00f3n, la production de Fino Oyonarte et le reste des amis musiciens. <\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/jenesaispop.com\/2023\/05\/10\/455760\/surfin-bichos-mas-alla\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-64<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album en pr\u00e8s de 30 ans de Surfin&#8217; Bichos sonne aussi \u00e0 l&#8217;image des projets dans lesquels ses membres se sont investis \u00e0 cette \u00e9poque. Surtout Fernando Alfaro. 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