{"id":6004,"date":"2022-02-26T18:07:57","date_gmt":"2022-02-26T20:07:57","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite\/"},"modified":"2022-02-26T18:08:12","modified_gmt":"2022-02-26T20:08:12","slug":"que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite\/","title":{"rendered":"Que dit notre obsession de prendre des photos sur l&#8217;humanit\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div data-attribute=\"article-content-body\">\n<div class=\"n-content-layout\" data-layout-width=\"full-grid\">\n<figure class=\"n-content-picture n-content-picture--wide n-content-layout__container\"><figcaption class=\"n-content-picture__caption\" data-has-caption=\"true\">&#8216;Album (Scrapbook)&#8217; (1933) par Hannah H\u00f6ch \u00a9 Berlinische Galerie, Landesmuseum f\u00fcr Moderne Kunst, Fotografie und Architektur<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p><em>Un trillion de couchers de soleil<\/em>, une exposition d\u00e9routante, exaltante et souvent ravissante au Centre international de la photographie de New York, s&#8217;ouvre sur une image de surcharge d&#8217;images : un gar\u00e7on \u00e9tendu au milieu de collines et de vall\u00e9es de clich\u00e9s brillants.  En 2011, Erik Kessels a imprim\u00e9 la valeur d&#8217;une journ\u00e9e enti\u00e8re de t\u00e9l\u00e9chargements Flickr, 350 000 photographies en tout, et les a mont\u00e9es dans une galerie d&#8217;Amsterdam.  Le projet aurait \u00e9t\u00e9 incroyablement plus vaste s&#8217;il avait \u00e9galement min\u00e9 le reste de l&#8217;univers des m\u00e9dias sociaux.  Kessel c\u00e9l\u00e8bre \u2014 ou pleure ?  \u2014 le flot inabsorbable de couleurs, de formes, d&#8217;animaux domestiques, de visages, d&#8217;aliments et de paysages qui forment notre exp\u00e9rience visuelle m\u00e9diatis\u00e9e. <\/p>\n<p>L&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 suscit\u00e9e par cette photo-corne d&#8217;abondance semble r\u00e9solument contemporaine, mais le conservateur David Campany nous rappelle qu&#8217;elle nous accompagne depuis des g\u00e9n\u00e9rations.  Avec l&#8217;av\u00e8nement du Kodak Brownie en 1900, les masses ont acquis le pouvoir magique de figer le temps.  En l&#8217;espace de quelques d\u00e9cennies, les publications ont \u00e9t\u00e9 bourr\u00e9es d&#8217;actualit\u00e9s, de mode, de publicit\u00e9s et de photos de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, et les commentateurs se sont demand\u00e9 si la civilisation pourrait survivre au d\u00e9luge.  Ce spectacle rassemble 100 ans d&#8217;artistes aux yeux per\u00e7ants qui ont coup\u00e9 des magazines et parcouru Internet \u00e0 la recherche d&#8217;\u00e9chos subliminaux et de juxtapositions pleines d&#8217;esprit, trouvant des significations qui se cachent dans les motifs.  Ce n&#8217;est pas un spectacle sur le moment d\u00e9cisif, mais sur la r\u00e9p\u00e9tition r\u00e9v\u00e9latrice.<\/p>\n<p>Parmi ceux qui ont prosp\u00e9r\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 cette richesse, il y avait la dada\u00efste berlinoise, collagiste et connaisseuse de la grotesque Hannah H\u00f6ch, surtout connue pour les corps barbares qu&#8217;elle a construits \u00e0 partir d&#8217;images trouv\u00e9es et finies avec un gla\u00e7age d&#8217;esprit amer.  Ici, nous voyons ses albums personnels, dans lesquels elle a rassembl\u00e9 des photos qui l&#8217;ont frapp\u00e9e, en les organisant selon ses r\u00e8gles idiosyncratiques.<\/p>\n<div class=\"n-content-layout\" data-layout-width=\"full-grid\">\n<figure class=\"n-content-picture n-content-picture--wide n-content-layout__container\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/1645906076_549_Que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite.jpg\" data-id=\"https:\/\/api.ft.com\/content\/c4b672f2-1586-4852-bc66-2df3ca8f3122\" data-image-type=\"image\" data-original-image-width=\"2318\" data-original-image-height=\"1344\" alt=\"D\u00e9coupes en noir et blanc de femmes nues coll\u00e9es les unes sur les autres\" \/><figcaption class=\"n-content-picture__caption\" data-has-caption=\"true\">&#8216;Eleanor&#8217; (2021) de Justine Kurland \u00a9 Higher Pictures Generation<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Sur une page de 1933, elle dirige l&#8217;\u0153il dans le sens des aiguilles d&#8217;une montre d&#8217;une \u00e9quipe de lutteurs se tenant comme une cha\u00eene de montagnes \u00e0 un groupe de personnages d&#8217;apparence g\u00e9ologique similaire enti\u00e8rement envelopp\u00e9s de burkas.  On passe \u00e0 une dizaine de femmes en maillot de bain allong\u00e9es en cercle sur la plage pour former un cadran humain.  Chair et voile, exhibitionnisme et r\u00e9ticence, intemporalit\u00e9 et tic-tac des secondes &#8211; ces th\u00e8mes scintillent sur la page, reliant les images dans un ensemble d&#8217;associations l\u00e2ches.<\/p>\n<p>Des brins de sens, voire des arguments, commencent \u00e0 \u00e9merger.  Son regard est attir\u00e9 par des photos de corps allong\u00e9s, dansant ou nageant dans de fabuleuses g\u00e9om\u00e9tries collectives.  Elle trouve une ressemblance entre ces assemblages formels de membres nus et les structures de graines et de racines, mais aussi une vue a\u00e9rienne de Manhattan, avec ses rues en forme de vrille et ses blocs modulaires.  H\u00f6ch a per\u00e7u un ph\u00e9nom\u00e8ne que les math\u00e9maticiens ont ensuite codifi\u00e9 : des motifs complexes se r\u00e9p\u00e8tent \u00e0 toutes les \u00e9chelles, du microscopique au galactique &#8211; et les humains sont pr\u00eats \u00e0 les voir.  &#8220;Je voudrais montrer au monde aujourd&#8217;hui comme une fourmi le voit et demain comme la lune le voit&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>H\u00f6ch a dot\u00e9 ces vues de fourmi et de lune d&#8217;un casting politique tr\u00e8s humain.  Des troupes de danseurs v\u00eatus \u00e0 l&#8217;identique ne cessent de surgir dans sa collection, un leitmotiv que son compatriote gauchiste berlinois, le critique Siegfried Kracauer, a \u00e9galement repris.  Les danseuses, \u00e9crivait-il, \u00e9taient des rouages \u200b\u200bde l&#8217;engrenage du capitalisme.  \u00ab Lorsqu&#8217;ils formaient un serpent ondulant, ils illustraient avec \u00e9clat les vertus du tapis roulant ;  quand ils tapaient du pied \u00e0 un rythme rapide, cela ressemblait \u00e0 des affaires, des affaires \u00bb, \u00e9crivait-il en 1931. <\/p>\n<figure class=\"n-content-image n-content-image--full p402_hide\" style=\"width: 700px;max-width: 100%\">\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/1645906076_855_Que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite.jpg\" data-id=\"https:\/\/api.ft.com\/content\/1f045246-96a2-4a26-b85e-f90bbdf903fe\" data-image-type=\"image\" data-original-image-width=\"1890\" data-original-image-height=\"2400\" alt=\"Grilles de petites photos en noir et blanc de personnes souriantes derri\u00e8re une vitre qui disent Studio\" \/><figcaption class=\"n-content-image__caption\">\n<p>\t\t\t\t&#8216;Penny Picture Display, Savannah, Georgia&#8217; (1936) de Walker Evans \u00a9 Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art<br \/>\n\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les sous-textes politiques traversent <em>Un trillion de couchers de soleil<\/em>, parfois d\u00e9guis\u00e9e, parfois seulement quasi-intentionnelle.  En 1936, Walker Evans passa devant le studio d&#8217;un photographe \u00e0 Savannah, en G\u00e9orgie, et remarqua une grille de minuscules portraits dans la vitrine du magasin.  Ce qu&#8217;Evans a vu dans l&#8217;exposition n&#8217;est pas clair : un portrait humaniste de l&#8217;Am\u00e9rique de l&#8217;\u00e9poque de la d\u00e9pression, une c\u00e9l\u00e9bration de la d\u00e9mocratie, un commentaire ironique sur la conformit\u00e9 ou peut-\u00eatre tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de.  Mais, qu&#8217;il le veuille de cette fa\u00e7on ou non, c&#8217;est aussi un enregistrement de la fa\u00e7on dont Jim Crow South a class\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 respectable\u00a0: des hommes blancs ras\u00e9s de pr\u00e8s avec des cols de chemise blancs, des femmes blanches assembl\u00e9es avec des cols ch\u00e2les blancs, de beaux enfants blancs avec un marin colliers.<\/p>\n<p>L&#8217;\u0153uvre d&#8217;Evan, intitul\u00e9e &#8220;Penny Picture Display, Savannah&#8221;, a peut-\u00eatre trott\u00e9 dans l&#8217;esprit de Robert Frank en 1958 lorsqu&#8217;il a pris sa propre photographie de photographies au Hubert&#8217;s Dime Museum et au Flea Circus sur Times Square.  Evans avait \u00e9t\u00e9 intrigu\u00e9 par une matrice rigide de similitude ;  Frank a r\u00e9agi \u00e0 un arrangement plus b\u00e2cl\u00e9 de personnes qui gagnaient leur vie en s&#8217;exposant, notamment la cracheuse de feu Leona Young, la guitariste sans bras Joan Whisnant et Alzoria &#8220;Turtle Girl&#8221; Green.  Les historiens de la photo retiendront le portrait d&#8217;Ezekiah Trambles (un homme noir qui grima\u00e7ait et grogna tout au long de son num\u00e9ro de &#8220;Jungle Creep&#8221;) r\u00e9alis\u00e9 par Diane Arbus, une autre habitu\u00e9e d&#8217;Hubert.<\/p>\n<figure class=\"n-content-image n-content-image--full p402_hide\" style=\"width: 700px;max-width: 100%\">\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/1645906077_30_Que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite.jpg\" data-id=\"https:\/\/api.ft.com\/content\/01f93fcd-bc10-4530-bd0e-42d2e4ad4290\" data-image-type=\"image\" data-original-image-width=\"1603\" data-original-image-height=\"2400\" alt=\"Des rang\u00e9es de photos en noir et blanc de personnes\" \/><figcaption class=\"n-content-image__caption\">\n<p>\t\t\t\t&#8216;Tattoo Parlour, 8th Avenue, New York City&#8217; (1958) de Robert Frank \u00a9 Andrea Frank Foundation<br \/>\n\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n<p>Arbus a saisi la parent\u00e9 entre ces gens marginaux et le genre de conformistes brillants qu&#8217;Evans a remarqu\u00e9s.  \u00ab La plupart des gens traversent la vie en craignant de vivre une exp\u00e9rience traumatisante.  Les monstres sont n\u00e9s avec leur traumatisme \u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.  \u00ab Ils ont d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 leur test dans la vie.  Ce sont des aristocrates.  En quelques ann\u00e9es, l&#8217;individualisme et l&#8217;excentricit\u00e9 dominent l&#8217;air du temps.  Il est \u00e0 la fois appropri\u00e9 et ironique que la photo de Frank apparaisse sur la couverture de l&#8217;album de 1972 des Rolling Stones <em>L&#8217;exil sur la rue principale<\/em>parce qu&#8217;\u00e0 ce moment-l\u00e0, le rock &#8216;n&#8217; roll vendait la non-conformit\u00e9 aux masses. <\/p>\n<p>La trouvaille la plus excitante de l&#8217;exposition est une s\u00e9lection de pages du magazine britannique Lilliput.  Fond\u00e9e en 1937 par le r\u00e9fugi\u00e9 allemand Stefan Lorant, Lilliput a publi\u00e9 des appariements ludiques de photos qui semblaient exprimer quelque chose d&#8217;\u00e9trangement profond, bien que cryptique.  Un juge en perruque fait la moue en face d&#8217;un caniche coiff\u00e9 de fa\u00e7on \u00e9labor\u00e9e, et il est difficile de dire lequel rend l&#8217;autre plus ridicule.  Dans une autre diffusion, un groupe d&#8217;\u00e9coli\u00e8res en uniforme effectue des pompes synchronis\u00e9es;  sur la page oppos\u00e9e, une flottille d&#8217;oies en miroir regarde d&#8217;un air encourageant. <\/p>\n<div class=\"n-content-layout\" data-layout-width=\"full-grid\">\n<figure class=\"n-content-picture n-content-picture--wide n-content-layout__container\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/1645906077_650_Que-dit-notre-obsession-de-prendre-des-photos-sur-lhumanite.jpg\" data-id=\"https:\/\/api.ft.com\/content\/0ba63835-74a7-4f15-9c13-deb041f84fc9\" data-image-type=\"image\" data-original-image-width=\"1156\" data-original-image-height=\"902\" aria-hidden=\"true\" alt=\"\" \/><figcaption class=\"n-content-picture__caption\" data-has-caption=\"true\">Le magazine Lilliput s&#8217;\u00e9tale dans l&#8217;exposition &#8216;A Trillion Sunsets : A Century of Image Overload&#8217; \u00a9 John Halpern<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Il y a une critique de Kracauer-esque l\u00e0-dedans quelque part : les humains ont tendance \u00e0 se consid\u00e9rer comme des individus non reproductibles, avec des envies priv\u00e9es et des r\u00eaves secrets, mais nous tombons volontiers dans les m\u00eames formations anonymes que les \u00e9lectrons, les \u00e9tourneaux et les nuages.  C&#8217;est peut-\u00eatre le credo sous-jacent de l&#8217;exposition : la surabondance photographique mondiale est vraiment un enregistrement de comportements \u00e0 motifs et ce ne sont que des donn\u00e9es que les entreprises peuvent mon\u00e9tiser.  Tout ce que vous avez pens\u00e9, fait ou vu a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pens\u00e9, fait ou vu un milliard de fois auparavant, et sera mille milliards de fois plus.<\/p>\n<p><em>Au 2 mai, International Center of Photography, New York, <\/em><a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.icp.org\/exhibitions\/a-trillion-sunsets\" target=\"_blank\" data-trackable=\"link\"><em>icp.org<\/em><\/a><\/p>\n<p><em>Suivre <\/em><a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/twitter.com\/ftweekend?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor\" target=\"_blank\" data-trackable=\"link\"><em>@ftweekend<\/em><\/a><em>  sur Twitter pour d\u00e9couvrir nos derni\u00e8res histoires en premier<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.ft.com\/content\/c7dc0d70-1231-40b8-82fc-464de9d3405d\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-56<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8216;Album (Scrapbook)&#8217; (1933) par Hannah H\u00f6ch \u00a9 Berlinische Galerie, Landesmuseum f\u00fcr Moderne Kunst, Fotografie und Architektur Un trillion de couchers de soleil, une exposition d\u00e9routante, exaltante et souvent ravissante au Centre international de la photographie de New York, s&#8217;ouvre sur une image de surcharge d&#8217;images : un gar\u00e7on \u00e9tendu au milieu de collines et de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6005,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[133,995,8956,1819,8955,5522,3086,60],"class_list":["post-6004","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-general","tag-des","tag-dit","tag-lhumanite","tag-notre","tag-obsession","tag-photos","tag-prendre","tag-sur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6004","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6004"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6004\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6004"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6004"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6004"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}