{"id":559567,"date":"2023-01-15T10:35:00","date_gmt":"2023-01-15T12:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lust-for-life-le-grand-sommet-diggy-pop-avec-son-ami-bowie\/"},"modified":"2023-01-15T10:35:02","modified_gmt":"2023-01-15T12:35:02","slug":"lust-for-life-le-grand-sommet-diggy-pop-avec-son-ami-bowie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lust-for-life-le-grand-sommet-diggy-pop-avec-son-ami-bowie\/","title":{"rendered":"&#8216;Lust for Life&#8217;, le grand sommet d&#8217;Iggy Pop, avec son ami Bowie"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>La premi\u00e8re chose qui nous frappe \u00e0 propos de &#8216;Lust for Life&#8217;, c&#8217;est le titre lui-m\u00eame (\u00ab faim de vivre \u00bb), mais aussi qu&#8217;il s&#8217;agissait de la premi\u00e8re couverture d&#8217;Iggy dans laquelle il apparaissait avec le sourire jusqu&#8217;aux oreilles, apr\u00e8s une carri\u00e8re orient\u00e9e vers la plus b\u00eate de la vie, comme dirait Albert Pla.  Cela &#8211; au-del\u00e0 de l&#8217;incroyable co\u00efncidence transtemporelle avec Lana del Rey (m\u00eame titre, m\u00eame pochette pour la premi\u00e8re fois souriante) &#8211; semblait annoncer l&#8217;album dans lequel il allait pouvoir concr\u00e9tiser ses pr\u00e9tentions les plus pop du moment, \u00e9mouvantes loin de certaines des introspections plut\u00f4t exp\u00e9rimentales de ses d\u00e9buts &#8216;The Idiot&#8217;, sa premi\u00e8re collaboration solo avec David Bowie.<\/p>\n<p>Mais pour comprendre ces affirmations &#8211; et la gen\u00e8se m\u00eame de la carri\u00e8re solo d&#8217;Iggy &#8211; il faut se pencher sur la relation fascinante entre ces deux musiciens.  Ils se sont rencontr\u00e9s en 1971, en 1973 Bowie a mix\u00e9 &#8220;Raw Power&#8221; des Stooges, mais c&#8217;est en 1976 qu&#8217;ils sont devenus amis : apr\u00e8s deux ans fortement accro \u00e0 l&#8217;h\u00e9ro\u00efne, Iggy \u00e9tait en r\u00e9\u00e9ducation et selon lui &#8220;David \u00e9tait le seul ami qui est venu me voir.  Il l&#8217;invita \u00e0 la tourn\u00e9e de son album \u00ab\u00a0Station to Station\u00a0\u00bb et Iggy fut choqu\u00e9 de voir la discipline avec laquelle son ami abordait ses jours et ses nuits\u00a0: il se levait t\u00f4t et, sur le chemin du prochain concert, il lisait des articles sur l&#8217;art et musique.  En arrivant en ville, il donnait des interviews, faisait le concert, puis il \u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 aller voir des groupes locaux pour suivre les nouveaut\u00e9s, et le soir il n&#8217;\u00e9tait pas rare de le trouver en train de travailler sur de futures chansons.  Iggy a pens\u00e9 : \u00ab pas \u00e9tonnant qu&#8217;il s&#8217;en sorte si bien et que je m&#8217;en sorte si mal \u00bb.<\/p>\n<p>Mais en r\u00e9alit\u00e9, les stup\u00e9fiants commen\u00e7aient aussi \u00e0 faire des ravages sur Bowie, alors pour \u00e9chapper \u00e0 l&#8217;atmosph\u00e8re nocive de Los Angeles, le rock underground Zipi et Zape ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 en Europe pour travailler sur &#8216;The Idiot&#8217;, la premi\u00e8re \u0153uvre de cette s\u00e9quence europ\u00e9enne si Il est int\u00e9ressant qu&#8217;il produise aussi &#8216;Low&#8217;, &#8216;Heroes&#8217; et l&#8217;album en question.  Il est tr\u00e8s int\u00e9ressant que &#8216;Low&#8217; soit plac\u00e9 chronologiquement entre &#8216;The Idiot&#8217; et &#8216;Lust for Life&#8217;, car sa tension entre l&#8217;exp\u00e9rimental et la pop agit comme une sorte de double p\u00f4le magn\u00e9tique entre &#8216;The Idiot&#8217; et &#8216;Lust for Life &#8216; , \u00e9tant ce dernier celui qui serait le plus clairement pop, et commencerait cette carri\u00e8re &#8220;professionnelle&#8221; \u00e0 laquelle Iggy aspirait, et qui l&#8217;a conduit lentement mais solidement apr\u00e8s plusieurs d\u00e9cennies jusqu&#8217;au moment pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Il est incontestable que &#8216;Lust for Life&#8217; est le grand album de la premi\u00e8re p\u00e9riode solo d&#8217;Iggy Pop, et pas seulement parce qu&#8217;il contient ces deux perles que sont &#8216;The Passenger&#8217; et &#8216;Lust for Life&#8217; : il y a de la magie partout ici.  Curieusement, une magie vite invoqu\u00e9e, car il s&#8217;agit d&#8217;un album gestationn\u00e9 en tr\u00e8s peu de temps : huit jours pour l&#8217;enregistrer et le mixer dans les mythiques studios Hansa \u00e0 Berlin-Ouest.  Bien qu&#8217;une partie du mat\u00e9riel de Bowie soit arriv\u00e9e en studio d\u00e9j\u00e0 \u00e9crite, Iggy aimait travailler de mani\u00e8re improvis\u00e9e et intuitive, donc ils partaient souvent d&#8217;une pr\u00e9misse sch\u00e9matique, Iggy pensant et \u00e9crivant les paroles d\u00e9j\u00e0 en studio, en improvisant souvent une grande l&#8217;enregistrant (quelque chose qui a beaucoup impressionn\u00e9 Bowie, qui utilisera cette m\u00e9thode peu apr\u00e8s sur &#8220;Heroes&#8221;).  Cela conduirait \u00e0 l&#8217;une des tensions artistiques les plus int\u00e9ressantes de &#8220;Lust for Life&#8221;, car malgr\u00e9 l&#8217;amiti\u00e9 qui les unissait, il y en avait.  Iggy serait vainqueur dans son combat contre certains arrangements de Bowie, puisqu&#8217;une partie des musiciens du studio appartenait \u00e0 son groupe, et ils agiraient comme un contrepoids dans les d\u00e9cisions, face \u00e0 David et Carlos Alomar.  En fin de compte, l&#8217;\u00e9quilibre entre la spontan\u00e9it\u00e9 et l&#8217;\u00e9tude a abouti \u00e0 ces 9 chansons fabuleuses. <\/p>\n<p>Travailler ainsi, c&#8217;est comme marcher sur une corde raide, car vous d\u00e9pendez beaucoup de l&#8217;inspiration du moment, mais heureusement, ce printemps 1977 a pris tous les participants dans un moment magique de composition : un code morse qu&#8217;ils ont entendu \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision est venu \u00e0 Bowie, ukul\u00e9l\u00e9 en main, le rythme et la musique de cette merveille absolue qu&#8217;est &#8216;Lust for Life&#8217;, \u00e0 laquelle Iggy a su trouver sa m\u00e9lodie et ses paroles l\u00e9gendaires avec des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 un roman de William Burroughs (les mentions de Johnny Yen ou les poulets hypnotis\u00e9s ), dans une salade d\u00e9sordonn\u00e9e d&#8217;images qui font en fait allusion \u00e0 son go\u00fbt pour la drogue.  Ajout\u00e9 \u00e0 cette dynamo rythmique form\u00e9e par les fr\u00e8res Hunt et Tony Sales \u00e0 la basse et \u00e0 la batterie 100% Motown, on obtient un classique instantan\u00e9.  L&#8217;approche assez similaire \u00e0 celle de &#8216;Fun House&#8217; aiderait \u00e9galement, qui consistait \u00e0 enregistrer les chansons le plus en direct possible, une \u00e9nergie qui se per\u00e7oit clairement tout au long du disque.  Et ce serait un autre des triomphes cr\u00e9atifs d&#8217;Iggy, qui voulait faire quelque chose de diff\u00e9rent de &#8220;The Idiot&#8221;, qui \u00e9tait plus lent et plus artificiel, et avec plus de contr\u00f4le de Bowie.<\/p>\n<p>De par cette fa\u00e7on de travailler, peu de morceaux ont vraiment une structure tr\u00e8s complexe, certains m\u00eame, comme &#8216;Sixteen&#8217; (compos\u00e9 exclusivement par Iggy), ne sont gu\u00e8re plus qu&#8217;un riff et une simple conclusion en guise de refrain.  Cependant, ce sont des riffs qui sonnent fabuleux et lui laissent un espace id\u00e9al pour faire ce contrepoint vocal \u00e0 des chansons simples qu&#8217;il a pratiquement invent\u00e9es dans les Stooges.  La suite avec &#8216;Some Weird Sin&#8217; reprend un rythme soul avec des guitares tr\u00e8s glam et du rock 70&#8217;s ;  en l&#8217;\u00e9coutant, il est facile de deviner que la musique et les paroles sont de Bowie, et pourtant c&#8217;est l&#8217;une des meilleures performances vocales d&#8217;Iggy, chantant comment &#8220;quand les choses deviennent trop normales&#8230; je me sens pi\u00e9g\u00e9, j&#8217;ai besoin d&#8217;un p\u00e9ch\u00e9 bizarre&#8221;.  Une autre chose qui semble \u00e9vidente en l&#8217;\u00e9coutant (ou en entendant &#8216;Fall In Love With Me&#8217;) est que ce son (guitares, voix d\u00e9form\u00e9es, batterie) est clairement d&#8217;o\u00f9 vient la formule Strokes.<\/p>\n<p>Le fait que la face A continue avec &#8216;The Passenger&#8217; et &#8216;Tonight&#8217; fait de la premi\u00e8re moiti\u00e9 de &#8216;Lust for Life&#8217; un chef-d&#8217;\u0153uvre : vous \u00e9coutez &#8216;The Passenger&#8217; 45 ans plus tard et il semble impossible de penser que c&#8217;\u00e9tait n\u00e9 de nulle part dans le studio, avec le guitariste Ricky Gardiner jouant des accords al\u00e9atoires qui ont \u00e9t\u00e9 rapidement fa\u00e7onn\u00e9s par le piano de Bowie, et des paroles \u00e9crites sur place par Iggy, inspir\u00e9es en partie par ses souvenirs de ces longs trajets en voiture en tourn\u00e9e en 1976, comme m\u00e9taphore de la vie.  Parce qu&#8217;en tant que classique intouchable, cela ressemble \u00e0 une chanson qui a toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0, et non \u00e0 une heureuse conjonction de facteurs dans une semaine de cr\u00e9ativit\u00e9 jaillissante.  Avec un refrain qui n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;un \u00ab la la la la \u00bb sur les quatre m\u00eames accords immuables de toute la chanson.  &#8220;Le passager voyage et voyage \/ Voit le ciel vide, les \u00e9toiles sortent la nuit \/ Les ruelles craquel\u00e9es de la ville et la route c\u00f4ti\u00e8re sinueuse \/ Et tout a \u00e9t\u00e9 fait pour vous et moi.&#8221;<\/p>\n<p>Quant \u00e0 &#8216;Tonight&#8217;, c&#8217;est l&#8217;une des grandes chansons de Bowie, celle qu&#8217;il a failli assassiner sur son album \u00e9ponyme de 1984 avec un arrangement reggae intol\u00e9rable, mais ici dans son incarnation originale suinte la magie \u00e0 quatre pattes.  Iggy donne une interpr\u00e9tation convaincante de la m\u00e9lodie (tr\u00e8s David mim\u00e9tique, remarquez) avec des harmonies de Bowie lui-m\u00eame.  Cl\u00f4ture de luxe de la face A, donc, avec cette chanson qui m&#8217;a toujours sembl\u00e9 la s\u0153ur de &#8216;Sound and Vision&#8217; : sch\u00e9ma rythmique similaire, son de batterie similaire -si particulier \u00e0 &#8216;Low&#8217;- et incorporation du m\u00eame synth\u00e9tiseur Solina avec de d\u00e9licieuses et effet phaser \u00e9vocateur.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me mi-temps s&#8217;ouvre sur une autre merveille\u00a0: \u00ab\u00a0Success\u00a0\u00bb, avec Iggy qui chante sur ce tube qui \u00ab\u00a0est au-dessus de la prochaine colline\u00a0\u00bb, et qui lui rapportera des voitures, un tout nouveau tapis (qu&#8217;il a achet\u00e9 pour son appartement \u00e0 Berlin), et toutes sortes de luxes tandis que &#8220;dans le dernier caniveau je penserai \u00e0 toi&#8221;.  Comme il l&#8217;avait dit au d\u00e9but du disque, &#8220;j&#8217;en ai marre de dormir sur le trottoir&#8221;.  Aussi Bowiesque que la chanson puisse para\u00eetre, c&#8217;est vraiment une d\u00e9construction radicale de l&#8217;original de David : Iggy a rejet\u00e9 la m\u00e9lodie de crooner, a jet\u00e9 les couplets et les accords, et l&#8217;a r\u00e9duite \u00e0 cette merveille minimale, avec les fr\u00e8res Sales la reproduisant sur les refrains, ajoutant de l&#8217;humour. \u00e0 ce fantasme plut\u00f4t ironique sur son succ\u00e8s (qui ne lui viendrait vraiment qu&#8217;\u00e0 la fin des ann\u00e9es 80).<\/p>\n<p>&#8216;Turn to Blue&#8217; \u00e9tait la chanson la plus ancienne : cr\u00e9\u00e9e en 1975 lors d&#8217;une premi\u00e8re tentative rat\u00e9e d&#8217;enregistrer quelque chose ensemble, David et Iggy l&#8217;ont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e pour la tourn\u00e9e de &#8216;The Idiot&#8217; (avec Bowie comme clavi\u00e9riste), donc les improvisations apparentes d&#8217;Iggy sur cette chanson a \u00e9t\u00e9 en fait bien r\u00e9p\u00e9t\u00e9e et test\u00e9e.  Dans ce cas, l&#8217;\u00e9toffe de la ballade soul est rest\u00e9e comme dans l&#8217;id\u00e9e originale de Bowie, avec un son tr\u00e8s Thin White Duke, mais qu&#8217;Iggy emm\u00e8ne dans les paroles vers des territoires ludiques et surr\u00e9alistes.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le merveilleux &#8216;Neighbourhood Threat&#8217; -un autre morceau brillant de pop Bowie en accords mineurs, bien que les paroles soient plut\u00f4t sans cons\u00e9quence- le final est scell\u00e9 avec les six minutes de &#8216;Fall In Love With Me&#8217;.  L&#8217;excellent synth\u00e9 Solina est de retour, la voix distordue \u00e0 travers un ampli par l&#8217;ing\u00e9nieur du son Eduard Meyer, et les riffs r\u00e9p\u00e9titifs avec lesquels Iggy est toujours aussi \u00e0 l&#8217;aise, en mode street absolu.  Sa structure extr\u00eamement simple \u00e0 deux accords peut s&#8217;expliquer : dans un jeu d&#8217;instruments changeants, le guitariste Gardiner a pris la batterie, les fr\u00e8res Sales ont pris la guitare et la basse, et ensemble ils ont trouv\u00e9 ce groove simple mais charmant qui est fondamentalement &#8220;Fall In Love With&#8221;. Moi&#8217;.  Bowie a saupoudr\u00e9 certaines de ses notes d&#8217;orgue descendantes classiques, et Iggy a g\u00e9r\u00e9 ses ad libs vocaux, chantant alternativement sur &#8220;des tables en bois&#8221;, &#8220;du vin blanc et des cigarettes&#8221; et quelqu&#8217;un qui &#8220;est plus jeune que moi il semble&#8221; ( peut-\u00eatre sa petite amie de l&#8217;\u00e9poque, Esther Friedman).  Triomphant, le montage final de six minutes ne ressemble pas \u00e0 une jam session de remplissage, mais \u00e0 une autre d\u00e9claration artistique d&#8217;Iggy Pop et de ses acolytes, parfaitement trac\u00e9e sur les pr\u00e9misses du disque, et offre une finition excitante et d\u00e9licieuse.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tant d&#8217;inspiration &#8216;Lust for Life&#8217; serait un flop.  C&#8217;est une autre de ces histoires de malchance historique : que votre label soit l&#8217;omnipotent RCA mais que quelques semaines apr\u00e8s la sortie de votre album Elvis Presley (le joyau de la couronne de RCA) meure, c&#8217;est s&#8217;arracher les cheveux, et c&#8217;est juste ce qu&#8217;il faut chose \u00e0 faire Qu&#8217;est-il arriv\u00e9 \u00e0 Iggy ?  Soudain, toute l&#8217;attention promotionnelle s&#8217;est tourn\u00e9e vers la l\u00e9gende rigide, et malgr\u00e9 le record bri\u00e8vement dans le Top 30 au Royaume-Uni, lorsque le premier pressage s&#8217;est \u00e9puis\u00e9, il n&#8217;a pas pu \u00eatre repress\u00e9 \u00e0 temps pour le garder sous les projecteurs, avec les usines concentr\u00e9es \u00e0 plein r\u00e9gime sur les r\u00e9\u00e9ditions du King.  Le disque finirait par mourir pr\u00e9matur\u00e9ment, et Pop s&#8217;enfermerait au Schlosshotel Gerhus avec une montagne de coca\u00efne, d\u00e9testant le disque, la pochette et son malheur.  Peu de temps apr\u00e8s, son contrat avec la soci\u00e9t\u00e9 se terminerait brusquement et en 1978, il \u00e9tait de retour \u00e0 la case z\u00e9ro, \u00e0 partir de laquelle il recommencerait \u00e0 marcher l&#8217;ann\u00e9e suivante d\u00e9j\u00e0 sur le label Arista. <\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, comme on le sait, &#8216;Lust for Life&#8217; aurait une nouvelle vie dans les ann\u00e9es 90 -co\u00efncidant \u00e9galement avec un tr\u00e8s bon moment de popularit\u00e9 pour Iggy- gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;inclusion en 1996 de son th\u00e8me principal dans le film &#8216;Trainspotting&#8217; , qui a revitalis\u00e9 la chanson, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 avec succ\u00e8s en single, qui sera suivi en 1998 d&#8217;une r\u00e9\u00e9dition en disque unique de &#8216;The Passenger&#8217; et enfin d&#8217;un bilan historique juste des m\u00e9rites de ce disque.  Ce fut le d\u00e9but de ce courant Iggy Pop compris comme un h\u00e9ritage de l&#8217;humanit\u00e9, le moment \u00e0 partir duquel il put enfin chanter &#8216;Success&#8217; sans d\u00e9ception ironique.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/jenesaispop.com\/2023\/01\/15\/448194\/iggy-pop-lust-for-life\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-64<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re chose qui nous frappe \u00e0 propos de &#8216;Lust for Life&#8217;, c&#8217;est le titre lui-m\u00eame (\u00ab faim de vivre \u00bb), mais aussi qu&#8217;il s&#8217;agissait de la premi\u00e8re couverture d&#8217;Iggy dans laquelle il apparaissait avec le sourire jusqu&#8217;aux oreilles, apr\u00e8s une carri\u00e8re orient\u00e9e vers la plus b\u00eate de la vie, comme dirait Albert Pla. 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