{"id":50897,"date":"2022-03-24T04:30:37","date_gmt":"2022-03-24T06:30:37","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/pourquoi-vous-devez-regarder-les-films-de-michael-haneke\/"},"modified":"2022-03-24T04:30:55","modified_gmt":"2022-03-24T06:30:55","slug":"pourquoi-vous-devez-regarder-les-films-de-michael-haneke","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/pourquoi-vous-devez-regarder-les-films-de-michael-haneke\/","title":{"rendered":"Pourquoi vous devez regarder les films de Michael Haneke"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Dans une interview, Michael Haneke a dit un jour qu&#8217;il ne se d\u00e9crirait pas comme une personne heureuse.  Cela ne devrait gu\u00e8re surprendre les spectateurs de ses films.  Ils n&#8217;ont pas de fin heureuse (pourtant l&#8217;Autrichien d&#8217;origine munichoise a fait un film avec ce titre).  Surtout dans ses premiers travaux, ils donnent l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre des arrangements exp\u00e9rimentaux mis en sc\u00e8ne froidement et, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les personnes et les animaux sont bless\u00e9s de mani\u00e8re cruelle.<\/p>\n<aside class=\"ph-article-related ph-article-body-inline\">\n<h3 class=\"ph-article-related-title\">Recommandation de l&#8217;\u00e9diteur<\/h3>\n<\/aside>\n<p>&#8220;J&#8217;ai tendance \u00e0 \u00eatre m\u00e9lancolique&#8221;, a ajout\u00e9 Haneke \u00e0 sa d\u00e9claration dans la conversation.  \u00ab En tant que m\u00e9lancolique, on peut se sentir plut\u00f4t heureux. \u00bb La dialectique que revendique le cin\u00e9aste pour son propre mode de vie fa\u00e7onne \u00e9galement ses \u0153uvres assez personnelles de plusieurs mani\u00e8res, fortement orient\u00e9es vers le cin\u00e9ma minimaliste de Robert Bresson (Haneke a m\u00eame \u00e9crit un jour une essai sur le film qu&#8217;il admire, &#8220;Au Hasard Balthazar&#8221;) et la dimension morale-spirituelle des films de Tarkovsky (dont, selon ses propres dires, il appr\u00e9cie particuli\u00e8rement &#8220;Der Spiegel&#8221;) dans le pr\u00e9sent dans un \u00e9tat libre de tout \u00e9sot\u00e9risme .<\/p>\n<h2>glaciation des sentiments<\/h2>\n<p>Haneke a un jour appel\u00e9 ses trois premiers films, &#8220;The Seventh Continent&#8221;, &#8220;Benny&#8217;s Video&#8221; et &#8220;71 Fragments of a Chronology of Chance&#8221;, la trilogie sur la glaciation des sentiments des gens.  Le r\u00e9alisateur regrettera plus tard cette expression, car elle donnait l&#8217;impression que l&#8217;artisan minutieux des plans parfaitement chor\u00e9graphi\u00e9s se pr\u00e9occupait avant tout de d\u00e9crire les besoins de communication d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 qui n&#8217;arrive plus \u00e0 se sortir de sa d\u00e9pression m\u00eame avec des stup\u00e9fiants.<\/p>\n<p>Mais l&#8217;\u00e9tiquette obs\u00e9dante que Haneke a donn\u00e9e \u00e0 ses premiers films allait comme un gant, car elle donnait imm\u00e9diatement une interpr\u00e9tation aux myst\u00e8res de ses sujets : une famille se suicide collectivement et dit tranquillement au revoir au monde, un adolescent la tue jeune fille et enregistre impitoyablement en vid\u00e9o, un adolescent apparemment en train de devenir fou sans raison particuli\u00e8re.  Mais tout comme ses \u0153uvres ult\u00e9rieures, acclam\u00e9es par la critique, \u00ab\u00a0Cach\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le ruban blanc\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0L&#8217;amour\u00a0\u00bb cachent la motivation des personnages derri\u00e8re un style narratif ambigu et sophistiqu\u00e9, cela s&#8217;applique encore plus \u00e0 la premi\u00e8re trilogie exp\u00e9rimentale, mais symboliquement plus frappante. .<\/p>\n<figure id=\"attachment_1218965\" aria-describedby=\"caption-attachment-1218965\" style=\"width: 2895px\" class=\"wp-caption alignnone\"><figcaption id=\"caption-attachment-1218965\" class=\"wp-caption-text\">Michel Haneke<\/figcaption><\/figure>\n<p>Bien s\u00fbr, il est moins important de savoir de quoi il s&#8217;agit vraiment que de COMMENT c&#8217;est mis en sc\u00e8ne.  Dans ses premi\u00e8res productions cin\u00e9matographiques, Haneke s&#8217;est test\u00e9 comme un th\u00e9oricien r\u00e9fl\u00e9chi des m\u00e9dias.  Les reportages de la t\u00e9l\u00e9vision peuvent \u00eatre entendus encore et encore, le journal est lu en permanence.  Le tout gratuitement.  Aucune connaissance ne peut en \u00eatre tir\u00e9e.  Les m\u00e9dias n&#8217;ont plus de message.<\/p>\n<p>&#8220;71 fragments d&#8217;une chronologie du hasard&#8221;, sans doute le moins connu de ses films, pose un regard effrayant sur l&#8217;\u00e9volution fatale d&#8217;un jeune qui s&#8217;\u00e9gare &#8211; et tisse son acte de violence dans un panorama de multiples des s\u00e9quences incluant son environnement, qui finalement traduisent esth\u00e9tiquement l&#8217;impuissance \u00e0 psychologiser un tel acte de folie.  Un proc\u00e9d\u00e9 cin\u00e9matographique qu&#8217;Alejandro Gonz\u00e1lez I\u00f1\u00e1rritu s&#8217;est appropri\u00e9 pour \u00ab Amores Perros \u00bb \u2013 sans toutefois s&#8217;adapter \u00e0 la profondeur des tendances psychologiques et m\u00e9diatiques critiques du proc\u00e9d\u00e9.  Au tournant du mill\u00e9naire, Haneke \u00e9tait cens\u00e9 l&#8217;affiner \u00e0 nouveau avec &#8220;Code : inconnu&#8221;.<\/p>\n<h2>Attaque frontale sur la dispersion<\/h2>\n<p>Haneke s&#8217;\u00e9tait impos\u00e9 comme un acharn\u00e9 de la critique sociale au plus tard avec l&#8217;impertinence m\u00e9tanarrative &#8220;Funny Games&#8221;, la satire m\u00e9diatique aim\u00e9e des uns et d\u00e9test\u00e9e des autres, que le r\u00e9alisateur a une nouvelle fois mise en sc\u00e8ne avec de grandes stars \u00e0 Hollywood.  Cependant, son attaque subversive a toujours vis\u00e9 moins les conditions sociales et beaucoup plus les images que le monde occidental apporte sur les \u00e9crans de cin\u00e9ma et maintenant sur les smartphones pour s&#8217;affirmer.  Il y reconnaissait le d\u00e9sir de scandale, de violence, d&#8217;ab\u00eatissement &#8211; de consommation sans limite de r\u00e9cits qui rend obsol\u00e8te toute r\u00e9flexion morale sur le sens et le non-sens de l&#8217;existence.<\/p>\n<p>Pour Haneke, cette forme de divertissement n&#8217;est qu&#8217;une distraction, qu&#8217;il interroge avec ses s\u00e9rieuses m\u00e9ditations sur les d\u00e9sirs obscurs et les erreurs de jugement sans scrupules de la bourgeoisie.  Et ses films parlent surtout de gens bien nantis qui peuvent apaiser leur culpabilit\u00e9 avec du vin rouge cher.  Haneke a donc indiqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises dans le pass\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;avait naturellement pas \u00e0 l&#8217;esprit un public mondial, et encore moins un public d\u00e9sireux d&#8217;\u00e9dification morale.  Au lieu de cela, ses \u0153uvres \u00e9taient destin\u00e9es au public occidental ais\u00e9, qui consomme m\u00eame des \u0153uvres d&#8217;art qui appellent \u00e0 un changement de circonstances comme le pop-corn bien sucr\u00e9 comme une confirmation de leur propre conscience.<\/p>\n<aside class=\"ph-article-related ph-article-body-inline\">\n<h3 class=\"ph-article-related-title\">Recommandation de l&#8217;\u00e9diteur<\/h3>\n<\/aside>\n<p>L&#8217;ancien dramaturge de SWR, qui n&#8217;a d\u00e9couvert le grand \u00e9cran que tardivement et avec quelques productions t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es drastiques (qui, bien s\u00fbr, comme &#8220;Lemminge&#8221; ou &#8220;Obituary on a Murderer&#8221;, sont rarement diffus\u00e9es aujourd&#8217;hui, mais sont devenues l&#8217;\u00e9talon-or de la production t\u00e9l\u00e9visuelle repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9poque) a fait sensation, fait figure d&#8217;exception dans le cin\u00e9ma europ\u00e9en car ses \u0153uvres, souvent tourn\u00e9es en d\u00e9rision comme des pi\u00e8ces \u00e9ducatives, respirent encore la connaissance des grands classiques de la litt\u00e9rature, de l&#8217;art et du cin\u00e9ma d&#8217;auteur de Bergman, Kurosawa et Antonioni et de bien s\u00fbr besoin de l&#8217;auditoire.  Certains pourraient dire qu&#8217;elle a crach\u00e9 au visage des t\u00e9l\u00e9spectateurs.<\/p>\n<p>Celui qui pr\u00e9tend en savoir plus est soit moqu\u00e9, soit c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme un saint \u00e0 cette \u00e9poque.  Cette intellectualit\u00e9 sans concession a donc souvent \u00e9t\u00e9 imput\u00e9e \u00e0 l&#8217;Autrichien, qui travaille \u00e9galement comme professeur universitaire de cin\u00e9ma.  C&#8217;est un misanthrope qui livre cyniquement ses personnages au mal du monde.  Ce n&#8217;est que r\u00e9cemment que Haneke a r\u00e9pondu \u00e0 ses d\u00e9tracteurs dans une interview : &#8220;Je ne regarde pas le monde avec cruaut\u00e9, le monde est tel qu&#8217;il est : contradictoire et difficile.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;adaptation cin\u00e9matographique de Kafka du fragment de roman &#8220;Das Schloss&#8221; a trouv\u00e9 peu de spectateurs en 1997, &#8220;Wolfzeit&#8221; \u00e9tait aussi d\u00e9primant qu&#8217;une vision apocalyptique en 2003 parce que tous les contournements de l&#8217;esth\u00e9tique de l&#8217;apocalypse, qui s\u00e9vissent \u00e0 nouveau, sont \u00e9vit\u00e9s.  &#8220;En paix on ne progresse pas, en guerre on saigne \u00e0 mort&#8221;, \u00e9crit Kafka dans son journal &#8211; et ce sont peut-\u00eatre de telles contradictions qui interpr\u00e8tent la vie comme une bataille sans fin \u00e0 laquelle Haneke s&#8217;est consacr\u00e9, m\u00eame s&#8217;il est dans l&#8217;esprit de Kafka fait des films.  \u00c0 cet \u00e9gard, &#8220;Das Schloss&#8221; et &#8220;Wolfzeit&#8221; sont peut-\u00eatre les plus r\u00e9v\u00e9lateurs en ce qui concerne les normes esth\u00e9tiques de l&#8217;homme de 80 ans\u00a0: c&#8217;est un ma\u00eetre du r\u00e9cit apocalyptique.  Il raconte des histoires dont les personnages ne sont jamais \u00e9pargn\u00e9s, sans m\u00eame avoir la chance de se racheter.  Parce que la vie n&#8217;\u00e9pargne pas non plus la souffrance \u00e0 la plupart des cr\u00e9atures.<\/p>\n<h2>Crime et Ch\u00e2timent<\/h2>\n<p>Haneke est depuis longtemps devenu un acteur-r\u00e9alisateur, que les grands, voire les plus grands, repr\u00e9sentants de la guilde ne sont que trop heureux de suivre dans l&#8217;ab\u00eeme narratif.  C&#8217;est gr\u00e2ce \u00e0 Juliette Binoche, qui l&#8217;a attir\u00e9 en France au tournant du mill\u00e9naire et a tourn\u00e9 la rhapsodie cin\u00e9matographique po\u00e9tique &#8220;Code : inconnu&#8221; avec Haneke.<\/p>\n<p>Le film largement sous-estim\u00e9 devrait depuis longtemps \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;une des \u0153uvres phares du r\u00e9alisateur, car il r\u00e9unit ici &#8211; avec des s\u00e9quences pr\u00e9vues impressionnantes &#8211; tous les th\u00e8mes importants des premi\u00e8res \u0153uvres avec une mise en sc\u00e8ne beaucoup plus accessible, plus tranchante.  Si vous regardez les discours contemporains fa\u00e7onn\u00e9s par la terreur, la x\u00e9nophobie, la surpuissance m\u00e9diatique et l&#8217;\u00e9rosion de la d\u00e9mocratie, vous trouverez tous les principaux moteurs de ce qui doit nous \u00e9mouvoir dans cette mosa\u00efque poignante mais aussi silencieuse d&#8217;un film.<\/p>\n<p>Avec &#8220;Piano Player&#8221;, Haneke a montr\u00e9 qu&#8217;il est possible de filmer quelque chose d&#8217;Elfriede Jelinek assez librement sans trahir les id\u00e9aux du prix Nobel de litt\u00e9rature radical.  Et cette farce sexuelle plomb\u00e9e est, r\u00e9trospectivement, \u00e0 parts \u00e9gales un film de Jelinek et un film de Haneke.  Cela augmente \u00e9norm\u00e9ment leur valeur.  Comme cela aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant si l&#8217;Autrichien s&#8217;\u00e9tait appropri\u00e9 le porno burlesque beaucoup plus abstrait &#8220;Lust&#8221;.<\/p>\n<p>&#8220;Cach\u00e9&#8221;, plusieurs fois prim\u00e9, a finalement \u00e9tabli Haneke comme le dernier repr\u00e9sentant d&#8217;un cin\u00e9ma europ\u00e9en menac\u00e9 d&#8217;extinction il y a longtemps et est pr\u00eat \u00e0 discuter s\u00e9rieusement de la culpabilit\u00e9 du sujet qui culbute et est capable d&#8217;utiliser une forme cool lib\u00e9r\u00e9e de les pi\u00e8ges des intrigues ax\u00e9es sur le suspense .  Haneke a un jour appel\u00e9 un essai &#8220;Fright and Utopia of Form&#8221; dans lequel il expliquait son processus artistique sous une forme concentr\u00e9e.<\/p>\n<p>&#8220;Le ruban blanc&#8221;, cette \u00e9trange histoire d&#8217;enfance, qui combine habilement des motifs d&#8217;horreur, de crime et de films historiques, \u00e9largit cette perspective pour inclure l&#8217;interpr\u00e9tation clairvoyante des probl\u00e8mes contemporains dans l&#8217;image miroir d&#8217;une trag\u00e9die historique, dans laquelle elle d\u00e9peint le d\u00e9clenchement de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, du moins dans son interpr\u00e9tation comme un acte psychologique de lib\u00e9ration douloureusement n\u00e9cessaire, par lequel une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re a r\u00e9agi \u00e0 l&#8217;oppression de la g\u00e9n\u00e9ration de ses parents, en proie au non-sens.  Combien d&#8217;ennui, combien d&#8217;absurdit\u00e9 vivons-nous aujourd&#8217;hui ?  Peut-\u00eatre juste une analogie fantasmagorique.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1114271\" aria-describedby=\"caption-attachment-1114271\" style=\"width: 620px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1114271 size-medium\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/1648103436_851_Pourquoi-vous-devez-regarder-les-films-de-Michael-Haneke.jpg\" alt=\"18. Le ruban blanc (Michael Haneke)\" width=\"620\" height=\"310\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1114271\" class=\"wp-caption-text\">Sc\u00e8ne de &#8220;Le ruban blanc&#8221;<\/figcaption><\/figure>\n<h2>amour et fin heureuse<\/h2>\n<p>Mais Haneke ma\u00eetrise depuis longtemps le choix des comparaisons effrayantes.  Un critique culturel ouvert qui met le doigt dans la plaie, mais qui a depuis longtemps trouv\u00e9 des images qui expriment quelque chose comme une beaut\u00e9 douloureusement ancr\u00e9e.  \u00ab Love \u00bb, par exemple, est un clin d&#8217;\u0153il \u00e0 deux des plus grands acteurs fran\u00e7ais du XXe si\u00e8cle : Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant.  Le film oscaris\u00e9 est une histoire profond\u00e9ment priv\u00e9e et intime de Haneke sur la mort et la n\u00e9cessit\u00e9 de faire des sacrifices pour ses proches.  R\u00e9trospectivement, cela n&#8217;est possible que parce que le r\u00e9alisateur avait trouv\u00e9 les bons acteurs pour son r\u00e9cit de mort hautement symbolique et radicalement r\u00e9duit \u00e0 un d\u00e9cor.  Sans elle, ce film n&#8217;existerait pas.  Ce choix sans compromis des moyens, et dans le cas de Haneke cela inclut \u00e9galement le choix des acteurs, caract\u00e9rise le travail de l&#8217;Autrichien comme aucun autre m\u00e9tier artistique.<\/p>\n<aside class=\"ph-article-related ph-article-body-inline\">\n<h3 class=\"ph-article-related-title\">Recommandation de l&#8217;\u00e9diteur<\/h3>\n<\/aside>\n<p>&#8220;Love&#8221; et enfin &#8220;Happy End&#8221; (qui ne parle bien s\u00fbr que des r\u00e9fugi\u00e9s en France en arri\u00e8re-plan, mais avant tout de ce qui rend les gens humains face \u00e0 la catastrophe priv\u00e9e) &#8211; Haneke appara\u00eet \u00e0 la fin de l&#8217;automne de sa carri\u00e8re pour admettre la grand topoi de l&#8217;histoire humaine et a maintenant aussi d\u00e9couvert la farce pour lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le titre clair et optimiste : il ne semble pas y avoir un seul danger que le public ait la vie facile avec ce r\u00e9alisateur une fois qu&#8217;il s&#8217;est install\u00e9 dans le si\u00e8ge du cin\u00e9ma et que le rideau est tir\u00e9.  Assez de questions restent sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<p><strong>Suivez l&#8217;auteur de ces lignes si vous aimez <a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/twitter.com\/melancholysym\" target=\"_blank\">Twitter,<\/a> <a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/melancholysym\/\" target=\"_blank\">Facebook<\/a> et sur son <a rel=\"nofollow noopener\" href=\"http:\/\/marcvetter.blogspot.de\/\" target=\"_blank\">blog (\u00ab Symphonie m\u00e9lancolique \u00bb).<\/a><\/strong><\/p>\n<div class=\"ph-wp-image-credit-list ph-hide--\">\n<p>Vittorio Zunino CelottoGetty Images<\/p>\n<p>  Youtube<\/p>\n<\/div>\n<h3>Plus de faits saillants<\/h3>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t&lt;!&#8211; <\/p>\n<div class=\"ph-article-end-mark-wrapper\">\n\t\t\t\t\t\t<a rel=\"nofollow\" href=\"#\" class=\"ph-article-end-mark\">&#8942;<\/a>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n<p> &#8211;&gt;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>\t\t\t\t\t&lt;!&#8211;<\/p>\n<p>&#8211;&gt;<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.rollingstone.de\/warum-man-die-filme-von-michael-haneke-sehen-muss-1357049\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-30<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans une interview, Michael Haneke a dit un jour qu&#8217;il ne se d\u00e9crirait pas comme une personne heureuse. 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