{"id":392743,"date":"2022-10-01T19:06:34","date_gmt":"2022-10-01T21:06:34","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/au-gala-de-lorchestre-du-concertgebouw-haendel-subtil-et-danse-bruyante-peuvent-etre-entendus\/"},"modified":"2022-10-01T19:06:35","modified_gmt":"2022-10-01T21:06:35","slug":"au-gala-de-lorchestre-du-concertgebouw-haendel-subtil-et-danse-bruyante-peuvent-etre-entendus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/au-gala-de-lorchestre-du-concertgebouw-haendel-subtil-et-danse-bruyante-peuvent-etre-entendus\/","title":{"rendered":"Au gala de l&#8217;Orchestre du Concertgebouw, Haendel subtil et danse bruyante peuvent \u00eatre entendus"},"content":{"rendered":"\n<div>\n<p>\u00ab Chic \u00bb est une description presque banale de l&#8217;atmosph\u00e8re du premier \u00ab Gala annuel \u00bb de l&#8217;Orchestre du Concertgebouw, vendredi soir.  Robes \u00e9l\u00e9gantes, pingouins, champagne \u00e0 gogo.  Il ne semble pas y avoir de p\u00e9nurie de personnel ici, tant de gens se prom\u00e8nent avec des bols de caviar, des macarons, des petits burgers d&#8217;aubergines jaunes et (heureusement) des cornets de frites.<\/p>\n<p>L&#8217;Orchestre du Concertgebouw organise des galas chaque ann\u00e9e, mais jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, c&#8217;\u00e9tait toujours l&#8217;ouverture de la saison.  L&#8217;ouverture de cette saison a d\u00e9j\u00e0 eu lieu d\u00e9but septembre au Westerpark d&#8217;Amsterdam, sur une grande sc\u00e8ne et gratuitement.  \u00c0 partir de maintenant, il y aura un \u00ab\u00a0gala annuel\u00a0\u00bb plus tard dans l&#8217;ann\u00e9e, pour les invit\u00e9s, les donateurs et les personnes qui pensent que cela vaut un billet cher.  Au programme, l&#8217;op\u00e9ra de Haendel Acis et Galat\u00e9e (1739), arrang\u00e9 par Mozart (1788). <\/p>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">Broyage de roche<\/h2>\n<p>Pierre Audi, ancien directeur artistique du Dutch National Opera et du Holland Festival, et d\u00e9sormais &#8220;partenaire cr\u00e9atif&#8221; du KCO, a assur\u00e9 la &#8220;mise en espace&#8221;.  Ou plus flatteur : un peu de d\u00e9cor pour que l&#8217;op\u00e9ra semble un peu mis en sc\u00e8ne.  De la marche inf\u00e9rieure du grand escalier \u00e0 droite commence un plateau qui se courbe vers la gauche en une courbe effil\u00e9e et se termine par une pointe aigu\u00eb qui pend juste au-dessus du bord de la sc\u00e8ne.  Il est vert vif et rappelle fortement un mini-golf.  \u00c0 sa droite, une partie importante de la sc\u00e8ne est recouverte d&#8217;une feuille noire brillante ressemblant \u00e0 un sac \u00e0 ordures.  Sur la gauche se trouvent des musiciens de l&#8217;Orchestre du Concertgebouw dans un petit line-up.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du plateau se trouve un gros rocher, en r\u00e9f\u00e9rence au rocher avec lequel Polyph\u00e8me \u00e9crase Acis, car c&#8217;est ce qui se passe dans cet op\u00e9ra : la nymphe Galat\u00e9e et le berger Acis sont amoureux, mais le monstrueux cyclope Polyph\u00e8me est aussi amoureux avec Galat\u00e9e.  Il \u00e9crase Acis, apr\u00e8s quoi Galat\u00e9e le transforme en dieu de la rivi\u00e8re et son sang s&#8217;infiltre dans une rivi\u00e8re. <\/p>\n<p>Grosse maladresse vendredi soir : les surtitres ne commencent \u00e0 parler que lorsqu&#8217;environ 1\/3 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 chant\u00e9.  L&#8217;op\u00e9ra est peut-\u00eatre en anglais, mais il n&#8217;est pas facile \u00e0 suivre.  Ce n&#8217;est qu&#8217;\u00e0 partir de l&#8217;aria &#8216;Shepherd, What Art Thou Persuing&#8217; que nous savons de quoi il s&#8217;agit.  Pourtant, le t\u00e9nor Mark Milhofer a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi \u00e0 impressionner en tant qu&#8217;Acis : il a un son doux, mais beau et amical.  Cette impression explose dans son air &#8216;Love in Her Eyes Sits Playing&#8217; : si haut, si doux, beau dans les longues notes sans vibrato et tr\u00e8s subtil dans l&#8217;extension des embellissements vocaux. <\/p>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">mauvaise voix<\/h2>\n<p>Avant m\u00eame son \u00e9mergence r\u00e9elle, une cr\u00e9ature ressemblant \u00e0 une araign\u00e9e surgit parfois de derri\u00e8re le rocher : un homme v\u00eatu d&#8217;une longue robe du m\u00eame tissu noir brillant est, bien s\u00fbr, Polyph\u00e8me.  Et quel genre.  Bas Sreten Manojlovic semble abriter dans sa voix un th\u00e9\u00e2tre mal\u00e9fique compl\u00e8tement cynique.  Avec un jeu aussi terrifiant dans votre voix, vous, en tant que spectateur, pouvez fermer les yeux et voir bien plus que ce plateau vert et un rocher.  <\/p>\n<p>La demi-direction n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e9difiante, mais heureusement il y a le chef d&#8217;orchestre Leonardo Garc\u00eda Alarc\u00f3n, qui fait ses d\u00e9buts au KCO, et sp\u00e9cialiste de l&#8217;op\u00e9ra ancien.  Son style de direction est fascinant et contagieux, plus mime que mesure.  Il fait de petits mouvements ondul\u00e9s avec toutes les parties de son corps.  Il pointe du doigt, berce, ondule, sautille, croise les mains devant sa poitrine, monte et descend du cerf ;  il est extr\u00eamement facile de suivre comment il veut que la musique sonne.  Et \u00e7a sonne comme \u00e7a.  Les musiciens de KCO livrent de beaux doubles de clarinette, un joli basson qui sait tout et des cordes ondulantes.  Le point culminant est le trio &#8220;The Flocks Shall Leave the Mountains&#8221;, dans lequel Acis et Galatea se chantent doucement qu&#8217;ils sont ins\u00e9parables tandis que Polypheme b\u00eale furieusement \u00e0 travers.  Alarc\u00f3n parvient \u00e0 faire en sorte que ces deux atmosph\u00e8res, douces dans la section des vents, b\u00ealant dans les violoncelles, sonnent \u00e0 la fois bien et se distinguent bien.  Passionnant et au top.  Seul le Nederlands Kamerkoor n&#8217;atteint pas ce niveau sup\u00e9rieur.  Ils ne sont pas aussi pr\u00e9cis, pas aussi mystiques qu&#8217;on le voudrait avec des pi\u00e8ces chorales anglaises.  Ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 une interpr\u00e9tation beaucoup plus courageuse que celle d&#8217;Alarc\u00f3n, et ils ne parviennent pas \u00e0 s&#8217;adapter \u00e0 lui.<\/p>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">Apr\u00e8s la f\u00eate<\/h2>\n<p>Il se faisait tard au Concertgebouw.  Pour ceux qui voulaient se plonger dans le programme qui vient d&#8217;\u00eatre entendu, la directrice artistique Ulrike Niehoff a interview\u00e9 Alarc\u00f3n et Audi dans le foyer du chef d&#8217;orchestre.  Il y avait du bruit dans tous les couloirs.  Dans la Spiegelzaal et dans la Kleine Zaal, il y avait beaucoup de beuverie au jazz atmosph\u00e9rique.  La file d&#8217;attente pour le Koorzaal s&#8217;allongeait de plus en plus : l\u00e0, au sous-sol, les gens dansaient tr\u00e8s fort pendant longtemps.  M\u00eame le logo KCO, la couronne, dansait dans des animations futuristes projet\u00e9es sur le mur.<\/p>\n<aside><span class=\"keyword\">Classique<\/span><\/p>\n<p>Gala annuel du KCO avec &#8216;Acis et Galatea&#8217; (H\u00e4ndel) dirig\u00e9 par Leonardo Garc\u00eda Alarc\u00f3n, mise en espace Pierre Audi. <\/p>\n<p>Entendu\u00a0: 30\/9, Concertgebouw Amsterdam. <\/p>\n<p>R\u00e9p\u00e9tition : 2\/10.  Info: <a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.concertgebouworkest.nl\/nl\/concert\/handel-opera-a-la-mozart\" target=\"_blank\">kco.nl<\/a><\/p>\n<h4 class=\"ballen vier\">\n<strong>\u25cf\u25cfnel<\/strong><\/h4>\n<\/aside>\n<aside class=\"newslettersignup belowarticlesignup\">\n<p class=\"call-to-action-title\">\n\t\t<span>Bulletin<\/span><br \/>\n\t\tGuide culturel du CNRC\n\t<\/p>\n<p class=\"&#010;&#009;&#009;call-to-action-description&#010;&#009;&#009;\">\n<p>\t\tQue devriez-vous voir, entendre ou \u00e9couter cette semaine ?  Avis et conseils de nos r\u00e9dacteurs\n\t<\/p>\n<\/aside><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.nrc.nl\/nieuws\/2022\/10\/01\/op-het-gala-van-het-concertgebouworkest-klinkt-subtiele-handel-en-loeiharde-dance-a4143823\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-33<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Chic \u00bb est une description presque banale de l&#8217;atmosph\u00e8re du premier \u00ab Gala annuel \u00bb de l&#8217;Orchestre du Concertgebouw, vendredi soir. Robes \u00e9l\u00e9gantes, pingouins, champagne \u00e0 gogo. 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