{"id":309687,"date":"2022-08-12T12:37:30","date_gmt":"2022-08-12T14:37:30","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/laura-veirs-lumiere-trouvee\/"},"modified":"2022-08-12T12:37:31","modified_gmt":"2022-08-12T14:37:31","slug":"laura-veirs-lumiere-trouvee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/laura-veirs-lumiere-trouvee\/","title":{"rendered":"Laura Veirs \/ Lumi\u00e8re trouv\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Oui &#8216;<a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/open.spotify.com\/album\/5EMZCz8ImIK9YUURaajxN2?si=a6UmaMwBTc-WxGvCc1T7Gw\" target=\"_blank\">mon \u00e9cho<\/a>&#8216; (2020) \u00e9tait l&#8217;album de divorce de Laura Veirs, &#8216;Found Light&#8217; est ce qui vient apr\u00e8s.  Cette phrase est litt\u00e9ralement tir\u00e9e du texte promotionnel du nouvel album de la nord-am\u00e9ricaine, d\u00e9j\u00e0 son douzi\u00e8me, et qui suppose -ajoute le m\u00eame texte- un nouveau d\u00e9but, dans son r\u00e9cent contexte personnel d&#8217;\u00ab autosouverainet\u00e9 et ind\u00e9pendance artistique \u00bb.  Ce qui veut dire que, pour la premi\u00e8re fois de sa carri\u00e8re, son ex-compagne ne produit pas d&#8217;album pour lui.  Veirs elle-m\u00eame est en fait celle qui l&#8217;a coproduit, avec le musicien Shahzad Ismaily. <\/p>\n<p>Sommes-nous alors face \u00e0 un nouveau d\u00e9part ?  Et bien non et en m\u00eame temps oui.  Celui qui s&#8217;attend \u00e0 un changement radical va \u00eatre d\u00e9\u00e7u (ou soulag\u00e9, selon les cas), car &#8216;Found Light&#8217; continue d&#8217;\u00eatre bas\u00e9 sur ce folk ind\u00e9, intimiste et au go\u00fbt exquis, qui rend la carri\u00e8re de cet artiste si int\u00e9ressante. .  Mais en m\u00eame temps, il est juste de dire que quelque chose de nouveau palpite sous cette nouvelle collection de chansons, quelque chose que Veirs n&#8217;aurait pas r\u00e9alis\u00e9 avec son sch\u00e9ma de travail pr\u00e9c\u00e9dent.  C&#8217;est peut-\u00eatre les paroles, qui explorent librement de nouveaux th\u00e8mes, comme l&#8217;ind\u00e9pendance et la red\u00e9couverte sexuelle.  Ou la production rafra\u00eechissante, subtile et d\u00e9licate comme \u00e0 son habitude, mais avec des id\u00e9es nouvelles, loin de l&#8217;ancien studio familial et pr\u00e9-produite de fa\u00e7on assez DIY par Laura dans un Centre d&#8217;Art public.  Ou m\u00eame l&#8217;approche de la performance : cela semble \u00eatre un petit d\u00e9tail, mais le fait que Laura ait enregistr\u00e9 voix et guitare simultan\u00e9ment pour la premi\u00e8re fois de sa carri\u00e8re apporte beaucoup d&#8217;authenticit\u00e9 \u00e9motionnelle aux performances.<\/p>\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments font de &#8216;Found Light&#8217; un d\u00e9lice total.  Les chansons avec une certaine structure minimaliste et circulaire abondent, comme &#8216;Signal&#8217;, ou l&#8217;extraordinaire &#8216;Chant d&#8217;automne&#8217; et ses quatre accords en r\u00e9p\u00e9tition hypnotique, dans laquelle les couplets sont \u00e9nonc\u00e9s avec sa voix exquise de sons liquides et d&#8217;images de la nature et du temps : &#8220;L&#8217;\u00e9t\u00e9 est fini \/ et la lune cro\u00eet et d\u00e9cro\u00eet \/ et je fais une liste des lunes, et des fa\u00e7ons d&#8217;\u00eatre libre \/ Et des fa\u00e7ons de l\u00e2cher prise.&#8221;  Veirs a toujours \u00e9t\u00e9 une grande r\u00e9miniscence du passage du calendrier en tant que reflet des \u00e9motions, et en lisant des vers comme ceux-l\u00e0, ses vieilles merveilles comme \u00abJuly Flame\u00bb ou \u00abSun is King\u00bb me viennent \u00e0 l&#8217;esprit.<\/p>\n<p>Chaque d\u00e9tail est plac\u00e9 avec soin : le g\u00e9n\u00e9rique de l&#8217;album d\u00e9taille dans chaque chanson si la guitare dont joue Laura est \u00e0 cordes m\u00e9tal ou nylon.  Cela semble \u00eatre un simple fait pour les nerds, mais pour elle, il est important de le souligner\u00a0: la v\u00e9rit\u00e9 est que les sons de nylon, de la guitare espagnole, n&#8217;\u00e9taient pas si courants dans les albums pr\u00e9c\u00e9dents de Laura, et ici ils dominent et aident ce son subtil. transformation.  Le r\u00e9sultat est un son d&#8217;ensemble avec une patine plus intimiste que d&#8217;habitude, plus chaud (par opposition au timbre plus froid des cordes m\u00e9talliques), une tonalit\u00e9 diff\u00e9rente pour ce &#8220;nouveau d\u00e9but&#8221;, et qui reprend tr\u00e8s clairement des morceaux comme &#8220;Sword Song&#8221; ou &#8216;Ring Song&#8217;.  Ce dernier introduit d&#8217;ailleurs des \u00e9l\u00e9ments plus in\u00e9dits qui marquent de fa\u00e7on d\u00e9cisive l&#8217;album : la voix est envelopp\u00e9e d&#8217;un \u00e9cho tr\u00e8s particulier, d&#8217;un air magique, et l&#8217;absence de percussions alli\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence d&#8217;instruments un peu jazzy avec beaucoup d&#8217;\u00e9cho (en ce cas un piano) cr\u00e9ent une ambiance r\u00eaveuse et ambiante tr\u00e8s unique.  Dans ce contexte, Veirs chante &#8220;J&#8217;ai pris mon alliance au pr\u00eateur sur gages \/ Je me sentais triste et j&#8217;ai senti un poids dispara\u00eetre&#8221; avec un phras\u00e9 d\u00e9licieux qui la rapproche du c\u00f4t\u00e9 plus folk-jazz de Joni Mitchell.<\/p>\n<p>Mais dans cet espace onirique qui s&#8217;\u00e9tend \u00e0 travers l&#8217;album, il y a aussi des possibilit\u00e9s de vari\u00e9t\u00e9 : l&#8217;une des chansons les plus int\u00e9ressantes \u00e0 cet \u00e9gard est \u00ab Seaside Haiku \u00bb : elle a un c\u00f4t\u00e9 grunge-pop surprenant de guitares et de batterie distordues, mais en m\u00eame temps time Once s&#8217;inscrit parfaitement dans la ligne feutr\u00e9e et onirique du reste de l&#8217;album, effets inventifs compris.  Sa m\u00e9lodie un peu orientale aborde ce th\u00e8me \u00e9ternel qu&#8217;est le difficile \u00e9quilibre dans les relations (en couple, en tant que parent) : &#8220;Donnez, mais ne donnez pas trop de vous-m\u00eame&#8221;, conclut Laura.<\/p>\n<p>L&#8217;autre est le magnifique &#8216;Eucalyptus&#8217;.  Il y a d&#8217;autres moments sur l&#8217;album o\u00f9 le phras\u00e9 et le timbre de Veirs me rappellent la pr\u00e9cision de porcelaine de Suzanne Vega (&#8220;Naked Hymn&#8221;), mais pas autant que sur ce morceau qui a beaucoup de narration de style cappella. .  Dans ce cas avec des rythmes \u00e9lectroniques excitants, en dehors desquels il n&#8217;y a pas d&#8217;instrumentation folk, laissant place \u00e0 un ton un peu plus col\u00e9rique (chose normale quand tu chantes des choses sur ton ex que tu n&#8217;aurais pas chant\u00e9es quand il \u00e9tait ton producteur : \u00ab tu as \u00e9cras\u00e9 moi, et tous ceux qui m&#8217;entourent et m&#8217;aiment \u00bb).<\/p>\n<p>L&#8217;album continue d&#8217;offrir perle apr\u00e8s perle : &#8216;Naked Hymn&#8217; contient un beau saxophone de Charlotte Greve, le ton susmentionn\u00e9 \u00e0 la Suzanne Vega (bien que la New-Yorkaise n&#8217;ait jamais chant\u00e9 \u00e0 la red\u00e9couverte sexuelle de cette mani\u00e8re : \u00ab Sappho&#8217;s choir inside my mouth \/ Grateful apr\u00e8s des ann\u00e9es de s\u00e9cheresse \u00bb) et des d\u00e9tails de production audacieux (voix multipistes chantant \u00ab Touch has a memory \u00bb).  &#8220;Time Will Show You&#8221; regorge d&#8217;explorations sensuelles, aid\u00e9es par de belles images naturelles\u00a0: oranges, magnolias, colibris et jacinthes alternent avec la franchise brillante des lignes &#8220;ils te baisent et tu baises \/ alors de meilleurs hommes que tu n&#8217;as pas rencontr\u00e9s ils cuill\u00e8re chez Airbnbs.<\/p>\n<p>Vers la fin, il y a place pour des mentions d&#8217;autres aspects de sa vie.  Les &#8220;rayons de lumi\u00e8re dans la maison&#8221; de &#8216;T&amp;O&#8217; sont ses enfants, dans une chanson qui pourrait parfaitement rivaliser avec les plus belles compositions de Sufjan Stevens ou de la britannique Kathryn Williams.  Aussi pour une derni\u00e8re surprise : Juste avant de conclure avec une surprenante guitare d\u00e9form\u00e9e et des couplets aux allures de bribes impressionnistes pour \u00ab recomposer le puzzle de nos vies s\u00e9par\u00e9es \u00bb, appara\u00eet l&#8217;inattendu \u00ab Komorebi \u00bb.  C&#8217;est un instrumental enivrant avec une structure beaucoup plus libre que le reste de l&#8217;album (semblable aux explorations dor\u00e9es d&#8217;Alabaster de Plume) et qui pointe peut-\u00eatre vers l&#8217;avenir musical de Veirs.  Car en plus d&#8217;avoir d\u00e9clar\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;enregistrement de &#8216;Found Light&#8217; qu&#8217;il a d\u00e9couvert qu&#8217;il aimait produire, il a dit que cela le stimulait beaucoup de composer des morceaux comme \u00e7a, &#8220;une musique instrumentale qui ne prescrit pas \u00e0 travers les paroles comment l&#8217;auditeur devrait sentir en l&#8217;entendant \u00bb.  Si vous gardez la magie particuli\u00e8re de cet album, nous serons heureux de vous suivre dans ce nouveau voyage.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/jenesaispop.com\/2022\/08\/12\/439361\/laura-veirs-found-light\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-64<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Oui &#8216;mon \u00e9cho&#8216; (2020) \u00e9tait l&#8217;album de divorce de Laura Veirs, &#8216;Found Light&#8217; est ce qui vient apr\u00e8s. 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