{"id":1468914,"date":"2024-12-28T16:44:32","date_gmt":"2024-12-28T18:44:32","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/whatsapp-et-droit-du-travail-y-a-t-il-vraiment-un-risque-de-licenciement-apres-avoir-critique-le-patron\/"},"modified":"2024-12-28T16:44:36","modified_gmt":"2024-12-28T18:44:36","slug":"whatsapp-et-droit-du-travail-y-a-t-il-vraiment-un-risque-de-licenciement-apres-avoir-critique-le-patron","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/whatsapp-et-droit-du-travail-y-a-t-il-vraiment-un-risque-de-licenciement-apres-avoir-critique-le-patron\/","title":{"rendered":"WhatsApp et droit du travail : Y a-t-il vraiment un risque de licenciement apr\u00e8s avoir critiqu\u00e9 le patron ?"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<p>Dans le monde num\u00e9rique d\u2019aujourd\u2019hui, il est courant que les employ\u00e9s communiquent via diverses plateformes telles que WhatsApp. Cependant, cette communication peut \u00e9galement entra\u00eener des cons\u00e9quences au titre du droit du travail si elle contient des propos insultants ou insultants envers des sup\u00e9rieurs ou des coll\u00e8gues.<\/p>\n<div>\n<p>p><\/p>\n<h2>Le cas<\/h2>\n<p>Un incident survenu en Basse-Saxe a \u00e9t\u00e9 rendu public. Un groupe compos\u00e9 de sept coll\u00e8gues de la compagnie a\u00e9rienne, dont deux fr\u00e8res, ont maintenu pendant des ann\u00e9es une conversation WhatsApp active sur leurs smartphones personnels, comme l&#8217;a rapport\u00e9 ZDF dans un article en ligne. Lorsque la compagnie a\u00e9rienne a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 des difficult\u00e9s et s&#8217;est restructur\u00e9e, les membres du groupe de discussion ont d\u00fb passer \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de transfert en 2022. <\/p>\n<p>Quelques mois plus t\u00f4t, un extrait de cette conversation, dans laquelle figuraient de s\u00e9v\u00e8res critiques \u00e0 l&#8217;encontre d&#8217;un des sup\u00e9rieurs, avait \u00e9t\u00e9 copi\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 au comit\u00e9 d&#8217;entreprise puis au responsable des ressources humaines. Il s&#8217;agissait d&#8217;un document de 316 pages, selon ZDF. Un membre du groupe a confirm\u00e9 par \u00e9crit l\u2019authenticit\u00e9 de l\u2019extrait. On pense que cela \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 un conflit sur le lieu de travail. Les messages contenaient des commentaires offensants, racistes et sexistes, ainsi que des d\u00e9clarations glorifiant la violence. Finalement, l&#8217;employeur a d\u00e9cid\u00e9 des licenciements imm\u00e9diats, qui ont \u00e9t\u00e9 soutenus par le comit\u00e9 d&#8217;entreprise. Les employ\u00e9s concern\u00e9s ont demand\u00e9 une assistance juridique et se sont m\u00eame adress\u00e9s au plus haut tribunal, comme l&#8217;a rapport\u00e9 ZDF.<br \/>\n<!-- sh_cad_2 --><\/p>\n<h2>Le jugement et la situation juridique<\/h2>\n<p>ZDF a ensuite rapport\u00e9 que le tribunal du travail de Hanovre et le tribunal du travail de l&#8217;\u00c9tat de Basse-Saxe avaient statu\u00e9 en faveur des salari\u00e9s concern\u00e9s. La raison invoqu\u00e9e \u00e9tait que les d\u00e9clarations faites dans un groupe de discussion priv\u00e9 b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une protection constitutionnelle car elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme une expression de la personnalit\u00e9. Cette protection peut l&#8217;emporter sur la protection de l&#8217;honneur de la personne offens\u00e9e, surtout si l&#8217;auteur du message pouvait esp\u00e9rer que la communication resterait confidentielle. L&#8217;employeur a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 verser les salaires impay\u00e9s aux employ\u00e9s, a poursuivi ZDF. <\/p>\n<p>Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral du travail a critiqu\u00e9 la d\u00e9cision pr\u00e9c\u00e9dente. Il a d\u00e9cid\u00e9 que les employ\u00e9s pouvaient \u00eatre licenci\u00e9s sans pr\u00e9avis s&#8217;ils faisaient des d\u00e9clarations publiques inhumaines. ZDF a indiqu\u00e9 que la confidentialit\u00e9 des d\u00e9clarations d\u00e9pend \u00e0 la fois du type d&#8217;information et de la taille du groupe. Le tribunal a renvoy\u00e9 l&#8217;affaire devant le tribunal inf\u00e9rieur pour une enqu\u00eate plus approfondie. Le tribunal inf\u00e9rieur devrait r\u00e9examiner le contenu des messages ainsi que la taille et les membres du groupe de discussion. On ne sait toujours pas quelle conclusion le tribunal parviendra. Ce qui est certain, cependant, c&#8217;est que cette affaire soul\u00e8ve d&#8217;importantes questions en mati\u00e8re de vie priv\u00e9e et de libert\u00e9 d&#8217;expression sur le lieu de travail.<br \/>\n<!-- sh_cad_4 --><\/p>\n<h2>Un autre exemple<\/h2>\n<p>Dans un autre cas, un responsable technique d\u2019une association sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019aide aux r\u00e9fugi\u00e9s a \u00e9chang\u00e9 des messages avec deux coll\u00e8gues au sein d\u2019un groupe WhatsApp confidentiel. \u00c9tonnamment, les journaux de discussion se sont retrouv\u00e9s entre les mains de l&#8217;association, qui a d\u00e9couvert que le directeur technique avait fait des commentaires d\u00e9sobligeants et x\u00e9nophobes \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des r\u00e9fugi\u00e9s, comme l&#8217;a rapport\u00e9 anwalt.de dans un article en ligne. Apr\u00e8s que ces commentaires aient \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9s \u00e0 la presse, cela a d\u00e9clench\u00e9 un d\u00e9bat public. <\/p>\n<p>Au vu de ces propos controvers\u00e9s, le club s&#8217;est senti oblig\u00e9 de licencier le directeur technique. Cependant, le directeur a estim\u00e9 que sa communication priv\u00e9e et sa libert\u00e9 d&#8217;expression \u00e9taient remises en question et a intent\u00e9 une action en justice contre le licenciement, selon anwalt.de. L&#8217;association a fait valoir devant le tribunal que la gravit\u00e9 des propos justifiait le licenciement et a propos\u00e9 de mettre fin \u00e0 la relation de travail en \u00e9change d&#8217;une indemnit\u00e9 de d\u00e9part si le tribunal n&#8217;\u00e9tait pas d&#8217;accord.<br \/>\n<!-- sh_cad_6 --><\/p>\n<h2>La d\u00e9cision du Tribunal national du travail<\/h2>\n<p>Le tribunal du travail de l&#8217;\u00c9tat de Berlin-Brandebourg a estim\u00e9 que le licenciement n&#8217;\u00e9tait pas fond\u00e9 car les commentaires avaient \u00e9t\u00e9 clairement faits dans un contexte priv\u00e9 et le responsable technique avait suppos\u00e9 que la conversation serait confidentielle, selon anwalt.de. Il a toutefois \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 que m\u00eame si ses propos \u00e9taient pr\u00e9occupants, ils ne touchaient pas directement ses devoirs professionnels ni la mission de l&#8217;association. <!-- sh_cad_7 --><\/p>\n<p>Cependant, Rechtsanwalt.de a rapport\u00e9 que le GAL avait reconnu la demande de l&#8217;association de r\u00e9silier le contrat et avait accord\u00e9 une indemnit\u00e9 de d\u00e9part au directeur technique. Les raisons en sont la r\u00e9putation ternie de l&#8217;association suite \u00e0 ces d\u00e9clarations, qui pourrait affecter le futur recrutement du personnel et les activit\u00e9s de relations publiques, conclut anwalt.de.\n<\/p>\n<p>D. Maier \/ r\u00e9daction finanzen.net\n<\/p>\n<\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.finanzen.net\/nachricht\/geld-karriere-lifestyle\/kuendigung-rechtens-whatsapp-und-arbeitsrecht-besteht-wirklich-ein-kuendigungsrisiko-nach-kritik-am-chef-12864336\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-28<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le monde num\u00e9rique d\u2019aujourd\u2019hui, il est courant que les employ\u00e9s communiquent via diverses plateformes telles que WhatsApp. Cependant, cette communication peut \u00e9galement entra\u00eener des cons\u00e9quences au titre du droit du travail si elle contient des propos insultants ou insultants envers des sup\u00e9rieurs ou des coll\u00e8gues. p> Le cas Un incident survenu en Basse-Saxe a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1464385,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[271,1441,272,22,5850,16908,110,326,709,2749,13553],"class_list":["post-1468914","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-finance","tag-apres","tag-atil","tag-avoir","tag-critique","tag-droit","tag-licenciement","tag-patron","tag-risque","tag-travail","tag-vraiment","tag-whatsapp"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1468914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1468914"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1468914\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1464385"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1468914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1468914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1468914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}