{"id":134211,"date":"2022-05-08T10:37:14","date_gmt":"2022-05-08T12:37:14","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lamour-pour-une-femme-lindependance-economique-la-valeur-des-petites-choses-la-guerre-le-suicide-il-y-a-plusieurs-raisons-pour-lesquelles-il-merite-detre-lu-et-relu\/"},"modified":"2022-05-08T10:37:21","modified_gmt":"2022-05-08T12:37:21","slug":"lamour-pour-une-femme-lindependance-economique-la-valeur-des-petites-choses-la-guerre-le-suicide-il-y-a-plusieurs-raisons-pour-lesquelles-il-merite-detre-lu-et-relu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lamour-pour-une-femme-lindependance-economique-la-valeur-des-petites-choses-la-guerre-le-suicide-il-y-a-plusieurs-raisons-pour-lesquelles-il-merite-detre-lu-et-relu\/","title":{"rendered":"L&#8217;amour (pour une femme), l&#8217;ind\u00e9pendance \u00e9conomique, la valeur des petites choses, la guerre, le suicide.  Il y a plusieurs raisons pour lesquelles il m\u00e9rite d&#8217;\u00eatre lu et relu"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p><span class=\"first-letter\">S<\/span>critique et critique litt\u00e9raire, \u00e9lev\u00e9 dans un milieu privil\u00e9gi\u00e9 par un p\u00e8re des lettres, Leslie Stephen, parmi des auteurs de la trempe d&#8217;Henry James et de TS Eliot, <strong>Virginia Woolf (1882-1941) est une femme en avance sur son temps<\/strong>.  Vibratile perfectionniste d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 d\u00e9fier toutes les r\u00e8gles;  outsider d\u00e9clar\u00e9 dans une soci\u00e9t\u00e9 greff\u00e9e sur des conventions inflexibles.  Une \u00e9poque o\u00f9 l&#8217;on s&#8217;attend \u00e0 ce qu&#8217;une dame serve le th\u00e9 en conversant gracieusement, produise une grande prog\u00e9niture et d\u00e9pende de son mari \u00e0 tous \u00e9gards.<\/p>\n<h2>\u00ab Une chambre pour soi \u00bb, et pour soi seul<\/h2>\n<p>Grande, \u00e9lanc\u00e9e, \u00e9l\u00e9gante, hi\u00e9ratique, Virginie fume un cigare. <strong>Elle est proche des mouvements suffragettes, soutient les revendications des femmes britanniques pour obtenir le droit de vote, l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 et une carri\u00e8re.  Elle travaille, \u00e9crit des critiques litt\u00e9raires, \u00e9crit des romans, fait r\u00e9p\u00e9ter des ouvri\u00e8res dans un internat de banlieue et compte l&#8217;argent.<\/strong> Il compte son argent, cet argent qui est le fondement de l&#8217;\u00e9mancipation : &#8220;<strong>Si une femme a l&#8217;intention d&#8217;\u00e9crire des romans, elle doit avoir une chambre \u00e0 elle&#8221;, comme elle l&#8217;\u00e9crit dans l&#8217;essai du m\u00eame nom de 1929<\/strong>, et pour qu&#8217;il soit vraiment tel, il doit le payer par lui-m\u00eame.  Fi\u00e8rement, sur la pointe d&#8217;un stylo, il \u00e9crit.  Il peut \u00eatre caustique : \u00ab P<strong>Pendant tous ces si\u00e8cles, les femmes ont servi de miroirs, dot\u00e9es de la propri\u00e9t\u00e9 magique et d\u00e9licieuse de refl\u00e9ter la figure de l&#8217;homme au double de la taille de la vie.<\/strong>&#8220;.<\/p>\n<article class=\"id-vda-article box_ed_hp_02-article eltdf-item-space hentry-pos-i hentry-home_section-i post-iiiii post type-post status-publish format-standard hentry\" \/>\n<div class=\"player_single_video_component\">\n<div id=\"divVideoPlayer\" class=\"video-sticky-box privacyAccettata\">\n<div class=\"video-sticky-box-inner\">\n<div class=\"video-sticky-box-frame-cont\">\n<div class=\"player player_video_rcs player_shortcode custom-video-sticky\" data-config=\"&quot;newspaper&quot;:&quot;rcs&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;iodonna-0001839727&quot;,&quot;muted&quot;:true,&quot;blockAdv&quot;:false,&quot;ovlLogo&quot;:false,&quot;autoplay&quot;:true,&quot;watermark&quot;:false,&quot;sticky&quot;:&quot;targetClass&quot;:&quot;sticky-video&quot;,&quot;times&quot;:1,&quot;viewport&quot;:50,&quot;relocation&quot;:true,&quot;endlessSticky&quot;:true,&quot;initStickyNoAutoplay&quot;:true,&quot;tipo_video&quot;:&quot;pagina_video&quot;\">\n<div class=\"player_preview\">\n                                    <img decoding=\"async\" class=\"\" alt=\"Les dix livres les plus vendus de 2021 : trois auteurs sur le podium\" title=\"Les dix livres les plus vendus de 2021 : trois auteurs sur le podium\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Grace-a-TikTok-le-bouche-a-oreille-sest-propage-Et.png\" \/>                                    <span class=\"player_button play\" \/>\n                                <\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<h2>&#8220;Orlando&#8221;.  \u00catre une femme, \u00eatre un homme<\/h2>\n<p>Le miroir de Virginie ne renvoie pas une image unique.  Homme, femme, androgyne : le protagoniste de <em>Orlando<\/em>d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la po\u00e9tesse Vita Sackville-West, <strong>traverse la litt\u00e9rature anglaise, changeant son identit\u00e9 sexuelle de fa\u00e7on transparente, de l&#8217;Angleterre \u00e9lisab\u00e9thaine \u00e0 Londres en 1928<\/strong>.  Un roman moderniste et anticonformiste qui, comme tout vrai classique, se r\u00e9p\u00e8te cycliquement dans des versions toujours nouvelles.  Le dernier, <em>Viande bleue<\/em>a \u00e9t\u00e9 mis en sc\u00e8ne \u00e0 Milan au Piccolo Teatro Studio Melato : un conte de f\u00e9es noir de Federica Rossellini sur le voyage d&#8217;Orlando, un enfant m\u00e9tamorphe n\u00e9 sur la Lune.<\/p>\n<h2>&#8220;Mme.  Dalloway \u00bb, une f\u00eate tr\u00e8s attendue<\/h2>\n<p>&#8220;<strong>Ce que je veux [..] c&#8217;est avoir l&#8217;usage inconditionnel d&#8217;un autre monde<\/strong>\u00bb \u00e9crit Virginie dans les agendas.  Il veut &#8220;se lib\u00e9rer : le laisser trouver ses dimensions, n&#8217;avoir aucune contrainte&#8221;.  Woolf d\u00e9veloppe et affine la technique narrative moderniste par excellence : le courant de conscience.  Le narrateur est le moi du narrateur avec ses pens\u00e9es, ses sensations, ses perceptions, ses associations, ses souvenirs apparemment non structur\u00e9s, jamais al\u00e9atoires.  En 1925 para\u00eet un de ses romans les plus aim\u00e9s, <strong><em>Mme Dalloway<\/em>.  Un roman dans lequel tout se passe \u00e0 travers les pens\u00e9es du protagoniste<\/strong> Clarisse Dalloway, <strong>dont l&#8217;occupation principale est d&#8217;organiser une f\u00eate pour la soir\u00e9e<\/strong>.  Un seul point de d\u00e9part apparemment l\u00e9ger pour un livre dans lequel, sans jamais en parler directement, plane le spectre de la grippe espagnole (plus de 50 millions de morts entre 1918 et 1923), le sentiment d&#8217;une \u00e9chappatoire, la joie de gu\u00e9rir.<\/p>\n<p>&#8220;<strong>Il se sentait tr\u00e8s jeune ;  et en m\u00eame temps indescriptiblement vieux<\/strong>.  Il s&#8217;enfon\u00e7ait comme une lame dans les choses ;  et en m\u00eame temps il est rest\u00e9 en dehors de cela, a-t-il observ\u00e9. [..] Il a toujours eu l&#8217;impression que vivre, m\u00eame un seul jour, \u00e9tait tr\u00e8s, tr\u00e8s dangereux \u00bb.  Pas par hasard <strong>Mme Dalloway a dirig\u00e9 les classiques les plus assid\u00fbment relus lors du premier verrouillage de Covid-19 en 2020<\/strong>.<\/p>\n<h2>&#8220;Entre un acte et l&#8217;autre&#8221;, le dernier roman de Virginia Woolf<\/h2>\n<p>Comme Mme Dalloway avait organis\u00e9 sa f\u00eate dans les ann\u00e9es 1920, Mlle La Trobe, le point focal de <em>Entre un acte et un autre<\/em>, mettra en sc\u00e8ne une pi\u00e8ce de campagne dans l&#8217;ombre mena\u00e7ante de la Seconde Guerre mondiale.  Publi\u00e9 en 1941 et retraduit en 2016 par Chiara Valerio pour Edizioni Nottetempo, <strong><em>Entre un acte et un autre<\/em> est le dernier roman de Virginia Woolf<\/strong>. <strong>Quelques mois plus t\u00f4t l&#8217;auteur s&#8217;\u00e9tait rempli les poches de cailloux, disparaissant dans les eaux de la rivi\u00e8re Ouse<\/strong>pr\u00e8s de la maison de campagne de Rodmell, apr\u00e8s avoir \u00e9crit une lettre touchante \u00e0 son mari Leonard Woolf qui se terminait par les mots : &#8216;<strong>Je ne pense pas que deux personnes auraient pu \u00eatre plus heureuses que nous ne l&#8217;avons \u00e9t\u00e9<\/strong>&#8220;.<\/p>\n<h2>De la maladie mentale au suicide<\/h2>\n<p>Maladie mentale &#8211; D\u00e9pression, trouble bipolaire, signes de psychose\u00a0: quelle est l&#8217;importance des \u00e9tiquettes pour le g\u00e9nie\u00a0?  &#8211; et le d\u00e9sespoir induit par la guerre en cours (&#8220;&#8230; une fracture dans nos vies&#8221;) ne l&#8217;avait pas emp\u00each\u00e9e de ressentir de la joie dans l&#8217;\u00e9criture de son dernier roman.  Comme il l&#8217;\u00e9crit dans ses journaux : &#8220;<strong>Je pense vaguement \u00e0 la possibilit\u00e9 de mourir subitement et je me dis &#8216;Eh bien alors mange, bois, ris et nourris les poissons.<\/strong>&#8216;&#8221;.<\/p>\n<p>Dans <em>Entre un acte et un autre<\/em> l&#8217;histoire devient chorale : exploitant la tradition de <em>reconstitution historique<\/em>spectacle en plein air d&#8217;origine m\u00e9di\u00e9vale, Woolf retrace la litt\u00e9rature anglaise et observe le monde comme une sc\u00e8ne dans laquelle chacun devient artiste et chacun repr\u00e9sente des mondes diff\u00e9rents, \u00e9galement en termes de genre : les hommes les dimensions de l&#8217;imp\u00e9rialisme et du capitalisme, les valeurs de communaut\u00e9, d&#8217;unit\u00e9, d&#8217;\u00eatre \u00ab domestique \u00bb.<\/p>\n<h2>De \u00ab Voyage au phare \u00bb \u00e0 \u00ab Les vagues \u00bb : entre eau et lumi\u00e8re<\/h2>\n<p>Le monde de Virginia Woolf est d\u00e9fini par des images d&#8217;eau et de lumi\u00e8re.  Jusqu&#8217;en 1895, elle passa ses \u00e9t\u00e9s \u00e0 Talland House, la maison familiale de St Ives, en Cornouailles, qui lui offrit l&#8217;inspiration pour l&#8217;un de ses romans les plus connus : <em>Voyage au phare<\/em> (1927).  M\u00eame son roman le plus exp\u00e9rimental, intitul\u00e9 sans surprise <em>Les vagues<\/em> (1931), est impr\u00e9gn\u00e9 d&#8217;images d&#8217;eau : \u00ab Le soleil s&#8217;est lev\u00e9 plus haut.  Vagues bleues, vagues vertes en forme d&#8217;\u00e9ventail ouvertes sur le rivage, encerclant le chardon marin, saupoudrant la plage de flaques de lumi\u00e8re peu profondes \u00bb(trad. Nadia Fusini).  Six amis se retrouvent dans un jardin pr\u00e8s de la mer, leurs voix comme un \u00e9cho des vagues se brisant \u00e0 proximit\u00e9.  Un conte de vies parall\u00e8les qui se m\u00eale aux rythmes de la nature et qui fera dire \u00e0 Virginie : &#8220;<strong>J&#8217;\u00e9cris \u00e0 un rythme, pas une intrigue<\/strong>&#8220;.  Ceux qui veulent red\u00e9couvrir Virginia Woolf devront s&#8217;immerger dans ce monde d&#8217;eau et de lumi\u00e8re tiss\u00e9 par les mots, oublier le smartphone et \u00e9couter ce rythme.<\/p>\n<h2>Virginia Woolf : la guerre, l&#8217;amour pour une femme.  Les expressions c\u00e9l\u00e8bres<\/h2>\n<p>Parmi les phrases de Virginia Woolf on veut aussi rappeler celle qu&#8217;elle a \u00e9crite au lendemain du 16 ao\u00fbt 1940. Elle se prom\u00e8ne avec son mari Leonard dans la campagne du Sussex, non loin de leur domicile \u00e0 Rodmell.  C&#8217;est une belle journ\u00e9e d&#8217;\u00e9t\u00e9 et le sifflement des raids a\u00e9riens explose au-dessus d&#8217;eux.  Les deux se jettent sous un arbre, les mains derri\u00e8re la t\u00eate.  LA<strong> Bombardement nazi<\/strong> ils ravagent la Grande-Bretagne.  La maison de Tavistock Square, \u00e0 Londres, a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite : \u00ab Je voyais encore debout un morceau du mur de mon bureau : sinon je graverai l\u00e0 o\u00f9 j&#8217;ai \u00e9crit tant de livres \u00bb.<\/p>\n<p>Virginia avait toujours connu la guerre : ses sautes d&#8217;humeur \u00e9taient son champ de bataille personnel.  Dans <em>Les vagues<\/em>l&#8217;un des personnages dit : &#8220;<strong>J&#8217;ai eu un moment de grande paix.  C&#8217;est peut-\u00eatre le bonheur<\/strong>&#8220;.<\/p>\n<p>Cependant, il appr\u00e9ciait les choses simples, mat\u00e9rielles : &#8220;<strong>On ne peut pas bien penser, bien aimer, bien dormir si on n&#8217;a pas bien d\u00een\u00e9<\/strong>&#8220;(<em>Une chambre pour soi<\/em>).<\/p>\n<p>Il connaissait les r\u00e8gles de la soci\u00e9t\u00e9 et pour cette raison m\u00eame il pouvait dire &#8211; peut-\u00eatre en passant par un <strong>snob<\/strong>: &#8220;La compagnie incessante est aussi nocive que l&#8217;isolement solitaire&#8221; (<em>Agendas<\/em>).<\/p>\n<p>Dans cet isolement, son art prend forme.  Il n&#8217;a pas \u00e9crit de po\u00e8mes, et pourtant sa prose est pleine de phrases qui ressemblent \u00e0 des vers de po\u00e9sie : \u00ab C&#8217;est vrai, la po\u00e9sie est d\u00e9licieuse ;  en fait la meilleure prose est pleine de po\u00e9sie &#8220;(<em>Le lecteur ordinaire<\/em>).<\/p>\n<p>Pas par hasard, ou peut-\u00eatre oui, <strong>est tomb\u00e9 amoureux d&#8217;un jeune aristocrate anglais, po\u00e8te et architecte de jardin<\/strong>: Vita Sackville-West, avec qui elle a eu la relation passionn\u00e9e qui a inspir\u00e9 Orlando, o\u00f9 l&#8217;on lit : &#8220;<strong>Tant qu&#8217;elle pense \u00e0 un homme, personne n&#8217;a rien \u00e0 objecter \u00e0 ce qu&#8217;une femme pense<\/strong>&#8220;.<\/p>\n<p>Le paradis selon Virginia Woolf ?  &#8220;Parfois <strong>Je pense que le paradis lit<\/strong> continuellement, sans fin &#8220;, en se rappelant cependant que&#8221; Le seul conseil qu&#8217;une personne peut donner \u00e0 une autre sur la lecture est de ne pas accepter de conseil [..]&#8221;.<\/p>\n<h2>Des livres de Virginia Woolf au cin\u00e9ma<\/h2>\n<p>Le charisme particulier de Virginia Woolf, le myst\u00e8re de sa psych\u00e9, le talent de la franchise qui, telle une lame, d\u00e9cortique les \u00e9motions sans \u00e9carter les pr\u00e9textes du c\u0153ur, r\u00e9ussit aussi \u00e9tonnamment bien au cin\u00e9ma.  En 2002 un extraordinaire <strong>Nicole Kidman<\/strong> sp\u00e9cialement moche remporte l&#8217;Oscar de la meilleure actrice pour son interpr\u00e9tation de l&#8217;\u00e9crivain <strong>dans le film <em>Les heures<\/em>drame psychologique<\/strong> r\u00e9alis\u00e9 par Stephen Daldry avec Meryl Streep et Julienne Moore, ci-dessous.  Pour ceux qui veulent approfondir la relation amoureuse entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West, nous recommandons plut\u00f4t <em>Vita &amp; Virginie<\/em> par Chanya Button \u00e0 partir de 2018.<\/p>\n<div id=\"attachment_517905\" style=\"width: 1210px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-517905\" class=\"wp-image-517905\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Lamour-pour-une-femme-lindependance-economique-la-valeur-des-petites.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1799\" \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-517905\" class=\"wp-caption-text\">Archives Olycom \/ Zuma<\/p>\n<\/div>\n<p>En 2019, il sort <em>Londres d\u00e9branch\u00e9<\/em>film d&#8217;anthologie dont le dernier volet est une adaptation de l&#8217;histoire <em>Kew Gardens<\/em> par Virginia Woolf.  Pour ceux qui aiment les transpositions litt\u00e9raires sur grand \u00e9cran il y a <strong><em>Mme Dalloway<\/em> de Marleen Gorris (1997), avec Vanessa Redgrave<\/strong> dans le r\u00f4le du protagoniste.  Enfin <strong><em>Qui a peur de Virginia Woolf ?<\/em> par Mike Nichols<\/strong> (1966), bas\u00e9 sur la pi\u00e8ce du m\u00eame nom.  M\u00eame si Woolf n&#8217;appara\u00eet que comme une r\u00e9f\u00e9rence m\u00e9taphorique dans le jeu de mots du titre (loup = loup), le film raconte une violente crise de couple interpr\u00e9t\u00e9e par Elizabeth Taylor et Richard Burton : une perle cin\u00e9matographique \u00e0 ne pas manquer.\n<\/p>\n<div class=\"runa-integration-newsletter-box\">\n    <a rel=\"nofollow noopener\" href=\"https:\/\/www.iodonna.it\/accedi\/?intcmp=nlbeauty_banner_articolo_sitoiodonna_boxInt_271021_iodonna_ss_nd\" class=\"ris-full-link\" data-wpel-link=\"internal\" target=\"_blank\"><\/p>\n<p>\n        <span>Recevez des nouvelles et des mises \u00e0 jour<\/span><br \/>\n        <span>au dernier<\/span><br \/>\n        <span>tendances beaut\u00e9<\/span><br \/>\n        <span>directement dans votre courrier<\/span>\n    <\/p>\n<\/div>\n<h2>Joyeux anniversaire, Virginie !<\/h2>\n<p>Cent quarante ans bien us\u00e9s pour cette dame de l&#8217;\u00e9lite litt\u00e9raire britannique qui fumait un cigare et portait des bottes de pluie pour aller se promener dans les marais en qu\u00eate d&#8217;inspiration : &#8220;<strong>Je dois remplir mon esprit d&#8217;air et de lumi\u00e8re<\/strong>\u00bb, \u00e9crit-il le 30 novembre 1939. Le m\u00eame air et la m\u00eame lumi\u00e8re que l&#8217;on retrouve dans ses pages, toujours d&#8217;actualit\u00e9, toujours surprenantes.<\/p>\n<p class=\"all-rights-reserved\">iO Donna \u00a9 REPRODUCTION R\u00c9SERV\u00c9E<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.iodonna.it\/attualita\/eventi-e-mostre\/2022\/05\/08\/virginia-woolf-lanticonformista-ecco-perche-a-140-anni-dalla-nascita-e-cosi-attuale\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-13<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Scritique et critique litt\u00e9raire, \u00e9lev\u00e9 dans un milieu privil\u00e9gi\u00e9 par un p\u00e8re des lettres, Leslie Stephen, parmi des auteurs de la trempe d&#8217;Henry James et de TS Eliot, Virginia Woolf (1882-1941) est une femme en avance sur son temps. Vibratile perfectionniste d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 d\u00e9fier toutes les r\u00e8gles; outsider d\u00e9clar\u00e9 dans une soci\u00e9t\u00e9 greff\u00e9e sur des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":134212,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[7957,133,5879,2168,1711,943,2330,2054,25188,8851,2052,701,185,5205,62089,11421,196,1092],"class_list":["post-134211","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-magazine","tag-choses","tag-des","tag-detre","tag-economique","tag-femme","tag-guerre","tag-lamour","tag-lesquelles","tag-lindependance","tag-merite","tag-petites","tag-plusieurs","tag-pour","tag-raisons","tag-relu","tag-suicide","tag-une","tag-valeur"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/134211","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=134211"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/134211\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/134212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=134211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=134211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=134211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}