{"id":1275978,"date":"2024-08-11T13:05:14","date_gmt":"2024-08-11T15:05:14","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lauteur-de-prelude-et-autres-histoires-elle-sest-sentie-accueillie-et-bercee-par-la-mer-ce-qui-lui-a-permis-de-regresser-en-enfance-de-nager-dans-la-petite-crique-de-crescent-en-nouve\/"},"modified":"2024-08-11T13:05:19","modified_gmt":"2024-08-11T15:05:19","slug":"lauteur-de-prelude-et-autres-histoires-elle-sest-sentie-accueillie-et-bercee-par-la-mer-ce-qui-lui-a-permis-de-regresser-en-enfance-de-nager-dans-la-petite-crique-de-crescent-en-nouve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/lauteur-de-prelude-et-autres-histoires-elle-sest-sentie-accueillie-et-bercee-par-la-mer-ce-qui-lui-a-permis-de-regresser-en-enfance-de-nager-dans-la-petite-crique-de-crescent-en-nouve\/","title":{"rendered":"L&#8217;auteur de &quot;Pr\u00e9lude et autres histoires&quot; elle s&#8217;est sentie accueillie et berc\u00e9e par la mer. Ce qui lui a permis de r\u00e9gresser en enfance, de nager dans la petite crique de Crescent, en Nouvelle-Z\u00e9lande. Quand la vie lui avait encore \u00e9pargn\u00e9 la douleur"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p><span class=\"first-letter\">M<\/span>pendant que Francis Carco la serrait fort entre les draps dans cette horrible petite pension, <strong>Katherine Mansfield avait le corps de son fr\u00e8re Leslie devant elle<\/strong>les yeux toujours grands ouverts. Personne n&#8217;avait pris la peine de les fermer et le gar\u00e7on n&#8217;arr\u00eatait pas de regarder le ciel m\u00eame sans voir. Ou pouvait-il encore le sentir ? <strong>Elle pensait que les morts ne sont morts que lorsqu&#8217;ils ne peuvent plus regarder<\/strong>.<\/p>\n<div id=\"wrapper_video_embed\" class=\"player_single_video_component\">\n<div id=\"divVideoPlayer\" class=\"video-sticky-box privacyAccettata\">\n<div class=\"video-sticky-box-inner\">\n<div class=\"video-sticky-box-frame-cont\">\n<div class=\"player player_video_rcs player_shortcode custom-video-sticky\" data-config=\"{&quot;newspaper&quot;:&quot;rcs&quot;,&quot;uuid&quot;:&quot;iodonna-0002191415&quot;,&quot;muted&quot;:true,&quot;blockAdv&quot;:false,&quot;ovlLogo&quot;:false,&quot;autoplay&quot;:true,&quot;watermark&quot;:false,&quot;scale&quot;:&quot;with-parent&quot;,&quot;poster&quot;:{&quot;pre&quot;:{&quot;type&quot;:&quot;bySelector&quot;,&quot;container&quot;:&quot;.player_preview&quot;,&quot;play&quot;:&quot;.play&quot;,&quot;playByContainer&quot;:true}},&quot;playerPage&quot;:&quot;tvSticky&quot;,&quot;tipo_video&quot;:&quot;articolo_ancorato&quot;}\">\n<div class=\"player_preview\">\n                                    <img decoding=\"async\" class=\"\" alt=\"Livres classiques\u00a0: 7 \u0153uvres fondamentales de la litt\u00e9rature mondiale\" title=\"Livres classiques\u00a0: 7 \u0153uvres fondamentales de la litt\u00e9rature mondiale\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Le-professeur-decriture-creative-pose-a-ses-eleves-detranges-questions.webp.webp\"\/>                                    <span class=\"player_button play\"\/>\n                                <\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Sur le front de guerre en Belgique, Leslie montrait aux jeunes comment fonctionne une grenade. <strong>C&#8217;\u00e9tait le 17 octobre 1915, une date que Katherine Mansfield n&#8217;oubliera jamais.<\/strong> La grenade explose dans ses mains, les autres le voient exploser. &#8220;L\u00e8ve la t\u00eate, je ne peux pas respirer&#8221;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 dans ses derniers instants. La respiration : si cruciale \u00e0 la naissance, dans la vie, en nageant, en \u00e9crivant ; <strong>une soif d&#8217;air qu&#8217;elle aurait elle-m\u00eame per\u00e7ue comme d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, suffocante \u00e0 l&#8217;heure fatale. Le m\u00eame sort que son fr\u00e8re.<\/strong><\/p>\n<article class=\"id-vda-article box_ed_hp_02-article eltdf-item-space hentry-pos-i hentry-home_section-i post-iiiii post type-post status-publish format-standard hentry\">\n<\/article>\n<h2>Katherine Mansfield, l&#8217;eau gu\u00e9rit toutes les blessures<\/h2>\n<p>Il s&#8217;\u00e9loigna de Francis, de ces \u00e9bats furieux.<strong>Seulement trois nuits ensemble : elle avait accompli des prouesses pour le rejoindre au front<\/strong>\u00e0 Gray, se faisant passer pour sa femme. Quel \u00e9tait le but ? Et si John Middleton Murry le d\u00e9couvrait ? Une folie, sur les territoires d&#8217;une guerre qui lui avait enlev\u00e9 sa plus ch\u00e8re et irrempla\u00e7able affection. <strong>Ou peut-\u00eatre juste pour voir o\u00f9 son fr\u00e8re s&#8217;\u00e9tait battu et oublier ce tourment dans les bras d&#8217;un homme qu&#8217;il connaissait \u00e0 peine.<\/strong>.<\/p>\n<div id=\"attachment_2387237\" data-thumbnail_id=\"2387237\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width:691px\"><picture class=\"lozad\"><source  type=\"image\/webp\"><source  type=\"image\/jpeg\"\/><\/source><\/picture>\n<p class=\"wp-caption-text\">Katherine Mansfield en 1915. N\u00e9e \u00e0 Beauchamp en Nouvelle-Z\u00e9lande en 1888, elle meurt de tuberculose en France \u00e0 34 ans. (Photo par Apic\/Bridgeman via Getty Images)<\/p>\n<\/div>\n<p>Carco, petit, flasque, amoureux de lui-m\u00eame, \u00e9tait incapable d&#8217;aimer. Elle ne reconnaissait pas en lui l&#8217;homme qui, apr\u00e8s leur rencontre \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 Paris, lui avait \u00e9crit de belles lettres. <strong>D\u00e8s les premi\u00e8res heures, il voulait s&#8217;\u00e9chapper : pourquoi cette absurdit\u00e9 ?<\/strong> Lorsqu&#8217;il \u00e9tait sorti aux premi\u00e8res aurores, elle avait d\u00e9cid\u00e9 de partir, sans lui dire au revoir. <strong>Il lui fallait des grands espaces, sa mer<\/strong>. Peut-\u00eatre que tout pourrait encore \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 avec John. <strong>La rejoindrait-il sur la C\u00f4te d&#8217;Azur pour No\u00ebl ?<\/strong><\/p>\n<h2>Doublage pour un film am\u00e9ricain<\/h2>\n<p><strong>Il est arriv\u00e9 \u00e0 Bandol de nuit<\/strong>: dans la baie, une pleine lune \u00e9clairait chaque toit comme le jour et sur l&#8217;eau un chemin de fils d&#8217;argent menait \u00e0 la mer. <strong>Son eau, rem\u00e8de \u00e0 toutes les blessures, l&#8217;aurait accueillie et berc\u00e9e<\/strong>. La faisant r\u00e9gresser vers l&#8217;enfance, se baigner dans la petite crique de Crescent, en Nouvelle-Z\u00e9lande, le d\u00e9but de tout, alors qu&#8217;elle se sentait heureuse parmi les vagues amies, elle s&#8217;\u00e9tait jur\u00e9 d&#8217;aimer l&#8217;amour. Peu importe quel visage ou quel corps, homme ou femme, du moment qu&#8217;il sentait le c\u0153ur battre \u00e0 l&#8217;unisson. N&#8217;est-ce pas Baudelaire qui disait : \u00ab Le g\u00e9nie, c&#8217;est celui qui sait retourner \u00e0 volont\u00e9 en enfance \u00bb ? Et elle l&#8217;avait pris au mot.<\/p>\n<div id=\"attachment_2387241\" data-thumbnail_id=\"2387241\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width:1034px\"><picture class=\"lozad\"><source  type=\"image\/webp\"><source  type=\"image\/jpeg\"\/><\/source><\/picture>\n<p class=\"wp-caption-text\">Une image vintage de Bandol, sur la C\u00f4te d&#8217;Azur : Katherine Mansfield s\u00e9journait \u00e0 la Villa Pauline. (Photo de Keystone-France\/Gamma-Rapho via Getty Images)<\/p>\n<\/div>\n<p><strong>Il \u00e9tait capable de retourner en enfance \u00e0 tout moment, s&#8217;il le voulait, d&#8217;ailleurs il ne l&#8217;avait jamais abandonn\u00e9.<\/strong> Son corps \u00e9lanc\u00e9 d\u2019enfant qui plongeait dans l\u2019eau ne l\u2019aurait jamais fait grandir. Il sentait ses petites forces, ses sens pr\u00e9coces, son audace en plong\u00e9e. Comme quand, \u00e0 Londres, <strong>rempla\u00e7ante d&#8217;un film am\u00e9ricain, imprudente comme un oiseau aux ailes \u00e9normes grandes ouvertes, elle avait plong\u00e9 dans la Tamise depuis le pont de Battersea<\/strong>. Ils l&#8217;avaient soulev\u00e9e, meurtrie et froide, mais elle avait rejet\u00e9 l&#8217;\u00e9treinte du grand tissu \u00e9ponge. Elle avait couru, \u00e0 bout de souffle, pour se changer.<\/p>\n<p><strong>No\u00ebl \u00e0 Bandol s&#8217;est pass\u00e9 dans une solitude totale. Il n&#8217;y avait ni festons ni fanfares, il y avait toujours la guerre<\/strong>. Regarder la mer \u00e0 toute heure du jour et de la nuit ne lui suffisait pas. Elle se sentait agit\u00e9e, entre les draps froids. Seul et inutile, sans pens\u00e9es ni r\u00eaves. Sans la voix douce de John. <strong>Le stylo \u00e9tait pos\u00e9 sur la table \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des papiers. Muet. Aucune ligne.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le soir du Nouvel An 1915, le vent tourbillonnait autour de la Villa Pauline<\/strong> surplombant la mer comme un limier en train de poursuivre sa proie. Il avait d\u00fb fermer soigneusement les fen\u00eatres grandes ouvertes, emprisonnant les longs rideaux blancs qui d\u00e9passaient et les mouchoirs en lambeaux. Il courut de pi\u00e8ce en pi\u00e8ce. \u00ab Il a d\u00fb y avoir une temp\u00eate comme celle-ci lorsque Shelley est mort \u00bb, a-t-il not\u00e9 dans son journal. Pourtant, comme par magie, tout s&#8217;\u00e9tait calm\u00e9. Je vais boire toute seule, pensa-t-elle en mettant une bouteille de champagne au r\u00e9frig\u00e9rateur. Peu de temps apr\u00e8s, il avait d\u00e9j\u00e0 chang\u00e9 d&#8217;avis :<strong> il sortit dans la nuit noire. Dans l&#8217;air, l&#8217;odeur de la neige fondue<\/strong>mais elle n&#8217;avait pas de housse de pluie (Oh, je n&#8217;en ai pas besoin, pensa-t-elle). Elle erra \u00e0 la recherche d&#8217;un bistro qu&#8217;elle avait remarqu\u00e9 il y a quelques jours, parce que son nom lui plaisait, <strong>Bistrot Einstein. Il consid\u00e9rait cela comme un bon pr\u00e9sage.<\/strong><\/p>\n<h2>Un toast aux imb\u00e9ciles et aux nageurs<\/h2>\n<p>\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, une atmosph\u00e8re de No\u00ebl se d\u00e9gageait des petits d\u00e9tails, des lumi\u00e8res color\u00e9es accroch\u00e9es partout. Une branche de gui pendait au-dessus d&#8217;un piano noir, avec une pancarte en \u00e9tain pos\u00e9e sur le clavier ferm\u00e9 et indiquant Joyeux Anniversaire. <strong>L\u00e0, je suis au bon endroit. Je vais m&#8217;arr\u00eater ici. C&#8217;est moi, ici.<\/strong> Elle \u00e9tait all\u00e9e s&#8217;asseoir \u00e0 l&#8217;unique table ronde. Je vais bien.<\/p>\n<p><strong>Il remarqua imm\u00e9diatement un petit bouledogue noir, que tout le monde appelait Miro.<\/strong>: il courait comme un fou ici et l\u00e0, ses ongles claquant sur le sol. <strong>Il offrait \u00e0 chaque client un ballon en guise d&#8217;invitation \u00e0 jouer<\/strong>. Cela lui est \u00e9galement venu : elle a essay\u00e9 de l&#8217;arracher de ses dents serr\u00e9es, tandis que Miro grognait et la regardait dans les yeux, la d\u00e9fiant, puis elle a r\u00e9ussi \u00e0 le jeter. Miro, glissant sur le parquet, disparut dans l&#8217;arri\u00e8re-boutique. Accompagn\u00e9 d&#8217;un coup d&#8217;air qui faisait tinter les cloches de la porte, un vieil homme entra, avec une \u00e9paisse barbe blanche et un sourire nageant dedans de fa\u00e7on festive. Je suis en bonne compagnie, se dit-il. <strong>Qui sait si j&#8217;y arriverai \u00e0 son \u00e2ge, je pr\u00e9f\u00e8re ne pas le faire. Je veux bien vivre et faire tout ce que je veux. Je veux vivre, chanter, nager. Je veux faire ce que je veux, tout de suite<\/strong>. Et \u00e9cris beaucoup, avant que les mots ne m&#8217;\u00e9chappent.<\/p>\n<p><strong>Katherine a command\u00e9 une cr\u00eape. Et une fl\u00fbte de champagne : offerte aux nageurs, \u00e0 ceux qui aiment toujours \u00eatre dans l&#8217;eau,<\/strong> au souffle et au vent, \u00e0 mon corps, \u00e0 la sensualit\u00e9. Aux imb\u00e9ciles comme moi, qui ont un esprit extatique. Peu de temps apr\u00e8s, alors qu&#8217;elle \u00e9tait arriv\u00e9e, elle disparut dans l&#8217;embrasure de la porte, si vite qu&#8217;un ourlet de sa jupe s&#8217;est accroch\u00e9 et qu&#8217;elle a d\u00fb le d\u00e9m\u00ealer. <strong>Confuse, l\u00e9g\u00e8rement ivre, envelopp\u00e9e par les bruits sombres de la villa qui n&#8217;\u00e9taient pas ses amis<\/strong>resta somnolente pendant deux heures sur le canap\u00e9, o\u00f9 elle s&#8217;\u00e9tait jet\u00e9e.<\/p>\n<div id=\"attachment_2077732\" data-thumbnail_id=\"2077732\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width:1000px\"><picture class=\"lozad\"><source  type=\"image\/webp\"><source  type=\"image\/jpeg\"\/><\/source><\/picture>\n<p class=\"wp-caption-text\">Katherine Mansfield et Virginia Woolf. (Getty Images)<\/p>\n<\/div>\n<h2>Cette plong\u00e9e le soir du Nouvel An<\/h2>\n<p><strong>Je dois nager, pensa-t-elle, sortant de sa torpeur comme d&#8217;un long sommeil intemporel. Impossible d&#8217;accueillir la nouvelle ann\u00e9e sans nager.<\/strong> Je veux nager. Il me faut nager : peut-\u00eatre les mots reviendront, pour achever mon histoire suspendue comme une araign\u00e9e au fil de sa bave. <strong>La mer \u00e9tait froide. De loin, un phare brillait le long de la c\u00f4te et lui permettait d&#8217;apercevoir la surface en mouvement par \u00e9clairs.<\/strong>. Nuit noire, mais sans tonnerre. Elle d\u00e9cida d&#8217;entrer avec les v\u00eatements qu&#8217;elle portait depuis le matin, et un turban de soie ocre enroul\u00e9 autour de sa t\u00eate. Ce ne sont pas les membres qui ont \u00e9t\u00e9 secou\u00e9s, mais le c\u0153ur, secou\u00e9 par des tumultes et un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. Le turban glissa, les cheveux \u00e9pars gla\u00e7\u00e8rent le long cou.<\/p>\n<p><strong>Katherine commen\u00e7a \u00e0 nager les yeux ferm\u00e9s. Des mouvements lents et sinueux, savourant le plaisir d&#8217;\u00eatre envelopp\u00e9, de flotter en paix dans le n\u00e9ant aquatique de son esprit.<\/strong>. <strong>Il n&#8217;avait plus froid<\/strong>. Je suis \u00e0 Crescent, \u00e0 Crescent Bay : me voici l&#8217;enfance, mon enfance intacte et intangible. Inoubliable. L&#8217;enfance des grands r\u00eaves et des petits pas dans la vie. <strong>J&#8217;arrive p\u00e8re, attends-moi. Tout le monde m&#8217;attend. Nageons ensemble comme avant<\/strong>. Je me souviens de notre marche dans la mer, de notre respiration, de notre sensation de l&#8217;eau, du vent et des cormorans. Ou des b\u00e9b\u00e9s dauphins sauvages. <strong>L&#8217;eau est accueillante et je sais l&#8217;apprivoiser.<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>Valentina Fortichiari<\/strong>passionn\u00e9e de natation et de litt\u00e9rature, fait ses d\u00e9buts avec Swimming Lesson. Colette et Bertrand, \u00e9t\u00e9 1920 (Guanda). Son dernier livre est La mer n&#8217;attend pas. Voyage \u00e9motionnel en Norv\u00e8ge (Oligo).<\/em><\/p>\n<h2>Katherine Mansfield s&#8217;est perdue dans le bonheur sensuel de se baigner dans la baie<\/h2>\n<p>L&#8217;entra\u00eenement, le courage de se mettre au d\u00e9fi, savoir mesurer sa force \u00e9taient aussi bons pour son esprit que pour son corps.<\/p>\n<p>Nager \u00e0 plusieurs, \u00e0 deux, c&#8217;est conclure un pacte d&#8217;affection empathique, qui le restera pour toujours. C&#8217;\u00e9tait donc <strong>pour Katherine Mansfield\u00a0: partager des baignades dans la baie avec ses parents, ses fr\u00e8res et s\u0153urs lui apprend \u00e0 affronter la vie tr\u00e8s t\u00f4t<\/strong>. Le bonheur sensuel de la natation, de l&#8217;esprit et en m\u00eame temps de l&#8217;\u00e9criture a form\u00e9 en elle un regard fluide et flexible sur le monde, sur les relations humaines, sur l&#8217;amour, sur le risque de vivre.<\/p>\n<p><strong>Fragile de corps mais granitique d&#8217;intelligence, Katherine a br\u00fbl\u00e9 sa faim de tout en l&#8217;espace de quelques ann\u00e9es.<\/strong> N\u00e9 \u00e0 Wellington en 1888, l&#8217;\u00e9crivain n\u00e9o-z\u00e9landais est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des auteurs les plus importants du mouvement moderniste. Des histoires et des po\u00e8mes explorent les angoisses et les peurs, le caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re des exp\u00e9riences humaines et la sexualit\u00e9.<\/p>\n<p>De Nouvelle-Z\u00e9lande, il a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 en Angleterre, o\u00f9 <strong>se lie d&#8217;amiti\u00e9 avec DH Lawrence, Virginia Woolf,<\/strong> et d&#8217;autres qui orbitaient autour du groupe Bloomsbury. <strong>Atteinte de tuberculose, elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 seulement 34 ans en France.<\/strong><\/p>\n<\/p>\n<p class=\"all-rights-reserved\">iO Donna \u00a9 TOUS DROITS R\u00c9SERV\u00c9S<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.iodonna.it\/attualita\/storie-e-reportage\/2024\/08\/11\/katherine-mansfield-nuoto-acqua-ripara-ogni-ferita\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-13<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mpendant que Francis Carco la serrait fort entre les draps dans cette horrible petite pension, Katherine Mansfield avait le corps de son fr\u00e8re Leslie devant elleles yeux toujours grands ouverts. Personne n&#8217;avait pris la peine de les fermer et le gar\u00e7on n&#8217;arr\u00eatait pas de regarder le ciel m\u00eame sans voir. Ou pouvait-il encore le sentir [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1275979,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[8755,246,1548,153277,247015,247014,429,5147,2735,844,12377,51954,133330,1830,1590,4311,20963,6134,164,10295,2215,842,364,247013,83759,49296,768,180],"class_list":["post-1275978","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-magazine","tag-accueillie","tag-autres","tag-avait","tag-bercee","tag-crescent","tag-crique","tag-dans","tag-douleur","tag-elle","tag-encore","tag-enfance","tag-epargne","tag-histoiresquot","tag-lauteur","tag-lui","tag-mer","tag-nager","tag-nouvellezelande","tag-par","tag-permis","tag-petite","tag-quand","tag-qui","tag-quotprelude","tag-regresser","tag-sentie","tag-sest","tag-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1275978","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1275978"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1275978\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1275979"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1275978"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1275978"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1275978"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}