{"id":119872,"date":"2022-04-30T15:25:15","date_gmt":"2022-04-30T17:25:15","guid":{"rendered":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/dans-la-ville-ukrainienne-de-dnipro-les-blesses-sont-soignes-sur-trois-fronts\/"},"modified":"2022-04-30T15:25:21","modified_gmt":"2022-04-30T17:25:21","slug":"dans-la-ville-ukrainienne-de-dnipro-les-blesses-sont-soignes-sur-trois-fronts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/teknomers.com\/fr\/dans-la-ville-ukrainienne-de-dnipro-les-blesses-sont-soignes-sur-trois-fronts\/","title":{"rendered":"Dans la ville ukrainienne de Dnipro, les bless\u00e9s sont soign\u00e9s sur trois fronts"},"content":{"rendered":"<p> <br \/>\n<\/p>\n<div>\n<p>Une grimace sur le visage p\u00e2le de Sergei, 24 ans. Une infirmi\u00e8re de l&#8217;h\u00f4pital Metchnykov de la ville ukrainienne de Dnipro soigne l&#8217;une de ses 28 blessures.  O\u00f9 que vous regardiez, chaque partie de votre corps a des bandages ou des blessures.  Le 8 avril, il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 au front dans le Donbass, raconte-t-il.  Un sourire n&#8217;appara\u00eet sur son visage que lorsque sa femme Katja (24 ans) entre.  Ils se prennent imm\u00e9diatement la main.<\/p>\n<p>Sergei est frugal avec les donn\u00e9es personnelles et aussi avec les informations sur la guerre : cela dicte son contrat avec l&#8217;arm\u00e9e ukrainienne.  Il ne donne que son pr\u00e9nom.  \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de lui se trouve un autre soldat bless\u00e9, jouant avec son t\u00e9l\u00e9phone.  Un troisi\u00e8me vient d&#8217;arriver.  C&#8217;est l&#8217;heure de pointe.  Toute la matin\u00e9e, le personnel conduit des lits d&#8217;h\u00f4pitaux avec des soldats bless\u00e9s dans la salle.  Un soldat a des blessures aux yeux et des organes endommag\u00e9s, un autre a une jambe en moins.<\/p>\n<figure><figcaption>\n<p class=\"bijschrift\">Les gens prom\u00e8nent leurs chiens dans le parc de Dnipro. <span class=\"credit\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span>\n<\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">  R\u00f4le cl\u00e9 de Dnipro<\/h2>\n<p>L&#8217;h\u00f4pital Metchnykov traite principalement les soldats gravement bless\u00e9s et se sp\u00e9cialise dans les blessures au visage.  Les soldats viennent des fronts de guerre de Kharkov, au nord, du Donbass, \u00e0 l&#8217;est, et de Zaporijia, au sud de Dnipro.  C&#8217;est, vue de l&#8217;ouest, la derni\u00e8re grande ville ukrainienne avant la zone de combat.  En cons\u00e9quence, Dnipro, qui abritait environ un million de personnes avant la guerre, joue un r\u00f4le crucial &#8211; et pas seulement pour la r\u00e9cup\u00e9ration des soldats bless\u00e9s.  Dnipro accueille des r\u00e9fugi\u00e9s de guerre, l&#8217;aide humanitaire est envoy\u00e9e depuis la ville et les soldats du front sont soutenus.<\/p>\n<p>La guerre est perceptible dans la ville, mais la vie normale continue \u00e9galement.  La sir\u00e8ne des raids a\u00e9riens retentit plusieurs fois par jour.  Sur une terrasse d&#8217;une rue commer\u00e7ante, la vue est faite de barri\u00e8res, de blocs de b\u00e9ton et de fen\u00eatres condamn\u00e9es, mais les restaurants et les caf\u00e9s sont ouverts.  Le tram fait sa ronde.  La nuit, c&#8217;est calme dans la rue, le couvre-feu commence \u00e0 22h.  Des soldats montent la garde des deux c\u00f4t\u00e9s au pont central sur le Dniepr.<\/p>\n<blockquote class=\"streamer quote\">\n<p class=\"bq\">Nous ne voulons pas courir constamment.  C&#8217;est aussi difficile avec quatre enfants<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans une cour, des hommes prennent du pain dans une camionnette de livraison, puis le partagent entre deux petites camionnettes.  Cinq minutes plus tard, ils partent vers diff\u00e9rents endroits du front, pour ravitailler les soldats.  Les hommes font partie des sept cents volontaires d&#8217;une organisation gouvernementale qui travaille pour l&#8217;arm\u00e9e et les r\u00e9fugi\u00e9s, explique la volontaire Lyudmila Cherkez (28 ans).  Elle est impliqu\u00e9e dans les m\u00e9dias sociaux.  &#8220;Si nous avons besoin de quoi que ce soit, nous appelons.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;organisme est situ\u00e9 dans un immeuble sur la rive droite du fleuve, du c\u00f4t\u00e9 du centre.  L&#8217;entr\u00e9e et les fen\u00eatres de la cage d&#8217;escalier sont barricad\u00e9es avec des sacs de sable.  A l&#8217;int\u00e9rieur, il grouille de monde.  Dans le stockage se trouvent des sacs et des bo\u00eetes contenant des macaronis, des haricots, de l&#8217;huile de tournesol, du sarrasin, de la choucroute et des cr\u00eapes remplies de pommes de terre ou de viande, des Pays-Bas et de l&#8217;\u00e9tranger.  Cherkez : &#8220;Tout comme les athl\u00e8tes, les soldats veulent de la nourriture qui leur donne de l&#8217;\u00e9nergie.&#8221;<\/p>\n<figure><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"b-lazy\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339514_373_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg|\/\/images.nrc.nl\/zfFnpF3mvqjC6Hv7MeIsJOqg20U=\/1920x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/data85177398-93c275.jpg\" \/><figcaption>\n<p class=\"bijschrift\">Bless\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Metchnykov. <span class=\"credit\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dnipro est le point de transit.  &#8220;Nous stockons tout ici et le transmettons.&#8221;  Cela vaut \u00e9galement pour les gilets pare-balles, les tablettes et les drones.  Les volontaires aident \u00e9galement aux \u00e9vacuations.  Dnipro a plus de ces emplacements de coordination et de stockage.  Ils sont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment r\u00e9partis dans toute la ville, dit Cherkez, &#8220;pour emp\u00eacher une bombe russe d&#8217;\u00e9liminer d&#8217;un seul coup toute l&#8217;aide de Dnipro&#8221;.<\/p>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">C&#8217;est devenu routinier<\/h2>\n<p>Dnipro a \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel dans la guerre qui a commenc\u00e9 il y a huit ans dans l&#8217;est de l&#8217;Ukraine.  Depuis cette ville, son port d&#8217;attache, l&#8217;oligarque Ihor Kolomoysky a financ\u00e9 des bataillons pour lutter contre les s\u00e9paratistes pro-russes et l&#8217;arm\u00e9e russe.  A cette \u00e9poque aussi, l&#8217;h\u00f4pital Metch-ny-kov soignait les soldats gri\u00e8vement bless\u00e9s.  <\/p>\n<p>\u00ab Nous emportons avec nous l&#8217;exp\u00e9rience de ces ann\u00e9es de guerre.  C&#8217;est devenu une routine&#8221;, explique le chirurgien Sergue\u00ef Tarnopolski (55 ans) apr\u00e8s une journ\u00e9e d&#8217;op\u00e9ration.  Il porte des lunettes et a une barbe grise ;  il a l&#8217;air calme et rayonne d&#8217;autorit\u00e9.  \u00ab Rien ne vient d&#8217;un horaire quotidien.  Soudain, un soldat peut entrer et nous devons op\u00e9rer imm\u00e9diatement. <\/p>\n<p>Tarnopolski sait que son h\u00f4pital peut soigner davantage de bless\u00e9s.  En 2014 et 2015, 100 soldats bless\u00e9s sont arriv\u00e9s chaque jour, dit-il.  En ce moment, il y en a en moyenne quarante \u00e0 cinquante par jour \u2013 bien plus que les dix \u00e0 vingt d\u00e9but mars.<\/p>\n<div data-inline-image-slider=\"\">\n<div class=\"carousel-inline carousel-main\">\n<figure class=\"carousel-cell\" data-open-in-lightbox=\"\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"b-lazy\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" data-flickity-lazyload=\"\/\/images.nrc.nl\/TDwWx-qdvB4fQ1VfWYwmC9sMCgk=\/640x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro9.jpg\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339515_362_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg|\/\/images.nrc.nl\/d5p1tVrZP-Ir9fYLEHsOqn_pWTg=\/1920x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro9.jpg\" \/><figcaption class=\"carousel-cell__caption\"><span class=\"caption-text\">Talina Zharikova (49 ans).<\/span> <span class=\"caption-producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<figure class=\"carousel-cell\" data-open-in-lightbox=\"\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"b-lazy\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" data-flickity-lazyload=\"\/\/images.nrc.nl\/oKrsXL2-5-f0khaLfd7S6tzxcuk=\/640x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro8.jpg\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339515_362_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg|\/\/images.nrc.nl\/kOG27860_42tpbBidvStEbqd3B4=\/1920x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro8.jpg\" \/><figcaption class=\"carousel-cell__caption\"><span class=\"caption-text\">Un ancien institut chimique plus que centenaire abrite des r\u00e9fugi\u00e9s. <\/span> <span class=\"caption-producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<figure class=\"carousel-cell\" data-open-in-lightbox=\"\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"b-lazy\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" data-flickity-lazyload=\"\/\/images.nrc.nl\/DA8MkJXBpkVcL8awUE5x2GdsauM=\/640x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro6.jpg\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339515_536_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg|\/\/images.nrc.nl\/EJKRX3ANxbcm40uiBBoxHahpCPI=\/1920x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro6.jpg\" \/><figcaption class=\"carousel-cell__caption\"><span class=\"caption-text\">Volontaire Lyudmila Cherkez (28).<\/span> <span class=\"caption-producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>Une tendance \u00e0 la hausse continue, dit Tarnopolski.  Signe que la guerre sur les trois fronts s&#8217;intensifie.  Le chirurgien s&#8217;attend \u00e0 &#8220;plus de bless\u00e9s graves et plus d&#8217;op\u00e9rations&#8221; dans les semaines \u00e0 venir.  3 \u00e0 4 % des soldats amen\u00e9s meurent.<\/p>\n<p>Le volontaire Cherkez constate \u00e9galement que les combats se multiplient.  Le nombre de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Dnipro a doubl\u00e9 depuis d\u00e9but avril, dit-elle.  Au milieu du mois, la ville avait accueilli au moins 60 000 r\u00e9fugi\u00e9s du Donbass (provinces de Donetsk et Louhansk) seulement, a d\u00e9clar\u00e9 le maire Borys Filatov aux m\u00e9dias.  La consommation d&#8217;eau et d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 dans la ville a augment\u00e9.  \u00ab Tous les r\u00e9fugi\u00e9s ne peuvent pas rester ici \u00bb, dit Cherkez.  \u00ab La ville ne peut pas g\u00e9rer \u00e7a.  Ils devront passer \u00e0 autre chose. \u00bb <\/p>\n<p>Talina Zjarikova (49 ans) aux yeux bleus radieux n&#8217;en a que faire.  &#8220;Ses&#8221; 245 r\u00e9fugi\u00e9s, dont 65 enfants, peuvent rester aussi longtemps qu&#8217;ils le souhaitent.  Sur la rive gauche du Dnipro, elle a retrouv\u00e9 un ancien institut chimique plus que centenaire pour h\u00e9berger des r\u00e9fugi\u00e9s.  La propri\u00e9t\u00e9 \u00e9tait vide ;  elle a sign\u00e9 un accord avec le propri\u00e9taire. <\/p>\n<figure>\n<div class=\"photogrid\">\n<div class=\"photogrid__item-wrapper\">\n<div class=\"photogrid__item\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" data-total-siblings=\"2\">\n<div style=\"padding-bottom:67%\"><figcaption>\n<span class=\"caption-text\">Volontaires au travail.<\/span><br \/><span class=\"caption-producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/div>\n<\/div>\n<div class=\"photogrid__item\" data-aspect-ratio=\"0.66725\" data-total-siblings=\"2\">\n<div style=\"padding-bottom:67%\"><figcaption>\n<span class=\"caption-text\">Volontaires au travail.<\/span><br \/><span class=\"caption-producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/div>\n<\/div>\n<\/div><figcaption class=\"article__featured-image__caption\">\n<span class=\"caption-text article__featured-image__caption__text\">Volontaires au travail.<\/span><br \/><span class=\"caption-producer article__featured-image__caption__producer\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/figcaption><\/div>\n<\/figure>\n<p>Elle regarde les enfants jouer depuis l&#8217;entr\u00e9e.  \u00ab Je dois juste aider les gens.  C&#8217;est en moi.  Elle a commenc\u00e9 toute seule, dit-elle.  Aujourd&#8217;hui, des voisins et des amis aident \u00e0 l&#8217;accueil des r\u00e9fugi\u00e9s de Marioupol, Kharkov et Bachmoet, entre autres.  Les restaurants de la ville pr\u00e9parent la nourriture, les bricoleurs r\u00e9parent les vitres bris\u00e9es.  \u00c0 l&#8217;entr\u00e9e, il y a plus de dix v\u00e9los pour enfants, donn\u00e9s par les habitants de Dnipro.  &#8220;Nous pouvons fournir cette aide pr\u00e9cis\u00e9ment parce que Dnipro est une si grande ville.&#8221; <\/p>\n<p>Zjarikova est \u00e0 la recherche d&#8217;une deuxi\u00e8me propri\u00e9t\u00e9, car la demande de logements se poursuit.  &#8220;Je re\u00e7ois tellement d&#8217;appels en une journ\u00e9e avec des demandes que je ne peux pas r\u00e9pondre \u00e0 tous.&#8221;  Elle a tout le temps son t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 la main.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339515_610_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg\" \/><\/p>\n<p><span class=\"lees-ook__content\"><\/p>\n<p>\t\tA lire aussi : <strong>En Roumanie, des enfants ukrainiens arrivent seuls<\/strong><br \/>\n<\/span><\/p>\n<figure><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"b-lazy\" data-aspect-ratio=\"0.6665\" src=\"https:\/\/teknomers.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/1651339515_7_Dans-la-ville-ukrainienne-de-Dnipro-les-blesses-sont-soignes.jpg|\/\/images.nrc.nl\/wqmCnBIV4MX-3KAZLRxfj5-SUN8=\/1920x\/smart\/filters:no_upscale():strip_icc()\/s3\/static.nrc.nl\/bvhw\/files\/2022\/04\/3004zatbijdnipro.jpg\" \/><figcaption>\n<p class=\"bijschrift\">Chirurgien Sergei Tarnopolsky (55). <span class=\"credit\">Photo Konstantin Chernitchkin<\/span><\/p>\n<\/figcaption><\/figure>\n<h2 class=\"gn4-crosshead\">H\u00f4pitaux ferm\u00e9s<\/h2>\n<p>La famille Sborchik \u2013 Roman (36) et Natalya (32) avec leurs enfants Yulia (9), Vanya (6), Andrei (4) et Ira (1) \u2013 de Shevechenko, dans le Donbass, ont \u00e9lu domicile dans l&#8217;un des Les chambres.  Natalja et Ira y s\u00e9journent depuis mars : Ira a d\u00fb \u00eatre soign\u00e9e pour des br\u00fblures apr\u00e8s avoir re\u00e7u de l&#8217;eau chaude sur elle.  Mais tous les h\u00f4pitaux de la r\u00e9gion ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s \u00e0 cause de la guerre.  Alors les deux sont partis pour Dnipro.  D\u00e9but avril, le mari de Natalya et les trois autres enfants les ont rejoints.  Le front s&#8217;est approch\u00e9 de Shevechenko.  Des coups de feu ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s \u00e0 20 kilom\u00e8tres, raconte Roman.  Il ne voulait pas passer toute la journ\u00e9e dans un abri anti-a\u00e9rien avec ses trois enfants. <\/p>\n<p>Ils doivent partager la chambre entre eux.  Sur une table se trouve un cahier ouvert avec les devoirs de Joelia, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de morceaux de pain, de tasses usag\u00e9es, d&#8217;une bouilloire, de papier toilette et d&#8217;une bo\u00eete d&#8217;ananas. <\/p>\n<p>Ira, un an, vole la vedette en souriant constamment.  Roman rit de bon c\u0153ur avec sa fille.  La famille est d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 rester \u00e0 Dnipro.  \u00ab Nous ne voulons pas fuir constamment \u00bb, dit-il.  \u00ab C&#8217;est difficile avec quatre enfants.  Et \u00e0 Dnipro, on n&#8217;entend pas d&#8217;explosions.  Ici, vous ne remarquerez pas que les v\u00e9hicules militaires secouent le sol.  Vous \u00eates en s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 Dnipro. <\/p>\n<p>\u00ab Nous aidons l\u00e0 o\u00f9 nous le pouvons \u00bb, d\u00e9clare le b\u00e9n\u00e9vole Cherkez.  &#8220;C&#8217;est notre vie maintenant.  Nous ne pouvons pas faire autrement.<\/p>\n<div class=\"article__published-in\">\n<p>\t\tUne version de cet article est \u00e9galement parue dans le journal du 30 avril 2022<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p><br \/>\n<br \/><a href=\"https:\/\/www.nrc.nl\/nieuws\/2022\/04\/29\/net-achter-de-gevechtslinie-speelt-de-stad-dnipro-een-cruciale-rol-a4119016\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ttn-fr-33<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une grimace sur le visage p\u00e2le de Sergei, 24 ans. Une infirmi\u00e8re de l&#8217;h\u00f4pital Metchnykov de la ville ukrainienne de Dnipro soigne l&#8217;une de ses 28 blessures. O\u00f9 que vous regardiez, chaque partie de votre corps a des bandages ou des blessures. Le 8 avril, il a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 au front dans le Donbass, raconte-t-il. 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