ZDF : Monsieur Weselsky, est-il plus facile pour vous de faire grève que de négocier avec la Deutsche Bahn ?
ZDF : Est-ce en partie à vous de décider ?
Et la géante rouge, comme on l’appelle souvent, Deutsche Bahn AG, a une direction têtue qui tente à plusieurs reprises de réinventer la roue et nous prive de nos acquis en matière de droits fondamentaux.
Claus Weselsky, président du GDL
Source : dpa
… est un conducteur de train allemand et un responsable syndical. En 1990, il rejoint le syndicat allemand des conducteurs de locomotives, dont il est président fédéral depuis 2008. Weselsky est membre de la CDU.
ZDF : Mais DB vous accommode également – avec 13 pour cent de salaire en plus et une heure de travail en moins. Pourquoi ne veux-tu pas négocier ?
Weselski : Parce que l’autre partie le fait très intelligemment. « Tarifler », comme nous, nous lisons le texte et savons exactement ce qui se cache derrière le cours. Ce chiffre n’a augmenté que jusqu’à 13 pour cent après une offre de réduction du temps de travail d’une heure par semaine. Mais la réduction ne sera réalisée que s’il y a suffisamment de personnel à bord.
Alors que d’autres employeurs se sont engagés à avoir suffisamment de personnel à ce stade et que la réduction des heures de travail hebdomadaires est ancrée dans la convention collective, M. Seiler essaie de garder une porte dérobée ouverte.
Claus Weselsky, président du GDL
ZDF : C’est donc aussi un problème structurel, un problème de personnel : il y a trop peu de conducteurs de train.
Structurellement, nous avons connu une économie de pénurie au cours des dix dernières années et, au cours des deux dernières années, les employeurs sont venus nous dire qu’il n’y avait plus assez d’intéressés pour pourvoir les cours de formation.
ZDF : Les critiques vous accusent d’avoir perdu la mesure et l’équilibre. Que dites-vous aux clients ferroviaires qui ne peuvent pas se rendre d’un point A à un point B pendant six jours ?
Weselski : C’est nous qui pensons davantage aux clients et à l’impact de notre grève sur les clients qu’à la direction ferroviaire.
Nous savons à quel point les gens seront touchés si nous supprimons les transports.
Claus Weselsky, président du GDL
ZDF : Quand allez-vous vous rasseoir à la table des négociations ?
Weselski : Si l’offre de la Deutsche Bahn AG en vaut la peine, elle ne contient aucune restriction. Surtout quand l’employeur DB nous propose de négocier l’ensemble de nos éléments. Un accord négocié est impossible si quelqu’un de l’autre côté dit : je ne négocierai pas sur ce point.
ZDF : Les signes indiquent qu’il faut frapper. M. Weselsky, merci beaucoup pour l’interview.
L’interview a été réalisée par le présentateur de ZDF Nazan Gökdemi.

