Des biologistes ont identifié pour la première fois une population de la redoutée fourmi de feu rouge en Europe (Solénopsis Invicta) découvre. Ils ont cartographié 88 nids sur l’île italienne de Sicile. Que apparaît dans une publication dans le magazine Biologie actuelle.
La fourmi est l’une des espèces les plus envahissantes en raison de sa propagation rapide et de l’absence d’ennemis naturels. L’insecte peut aussi piquer douloureusement – ils ont une piqûre –, ce qui peut parfois entraîner un choc anaphylactique, une réaction allergique pouvant mettre la vie en danger.
La fourmi exotique ne s’est désormais implantée qu’en Sicile, mais les auteurs de l’article ont également estimé comment la fourmi de feu pourrait se développer en Europe. Cela montre que les Pays-Bas peuvent constituer un habitat favorable pour la fourmi envahissante d’ici 2050.
Pas ces seuls nids
Des chercheurs hispano-italiens qui ont examiné les nids ont découvert que les fourmis étaient présentes sur l’île depuis bien plus longtemps. Les habitants de Sicile sont mordus par la fourmi rouge depuis 2019. Les chercheurs s’attendent à ce que les nids trouvés près de la ville de Syracuse ne soient pas les seuls dans la région.
L’année dernière, la fourmi rouge a été adoptée par l’Union européenne sur une liste espèces exotiques dangereuses qui ne peuvent être cultivées, importées ou commercialisées. Rob Leuven, professeur émérite de biologie des invasions à l’Université Radboud, a contribué à l’un des rapport pour le gouvernement néerlandais sur les espèces envahissantes qui pourraient devenir nuisibles aux Pays-Bas. La fourmi de feu rouge en fait également partie.
La fourmi de feu rouge est originaire d’Amérique du Sud, d’où l’espèce s’est répandue, entre autres, aux États-Unis, en Chine et en Australie. Jusqu’à récemment, aucune population n’avait été identifiée en Europe, à l’exception de quelques fourmis lors des inspections de transport. Grâce à une analyse génétique, les chercheurs savent que les fourmis de Sicile viennent du sud des États-Unis, de Chine ou de Taiwan.
Maintenant que l’espèce de fourmi a été découverte en Sicile, il y a de fortes chances qu’elle vienne également en Italie continentale, explique Louvain : « Si vous avez déjà une population établie quelque part, le pas vers le continent est rapidement fait. Cela peut se faire via les flux de transport, mais la reine de cette espèce peut aussi parcourir de longues distances, portée par le vent.
Les biologistes espagnols et italiens estiment qu’actuellement, seulement 7 pour cent de l’Europe est propice à l’habitat de la fourmi. Mais ce domaine s’étend en raison du changement climatique. Les Pays-Bas sont également à notre portée.
Tuer un lézard
La fourmi de feu rouge est très dangereuse car ses colonies peuvent rapidement atteindre une densité élevée. Elle domine les autres espèces de fourmis et menace également d’autres animaux. Les fourmis rouges mangent de tout et chassent également des animaux beaucoup plus gros qu’elles. En travaillant ensemble et en piquant plusieurs fois, ils peuvent par exemple tuer un lézard. Les fourmis rouges causent également d’importants dégâts financiers, car elles endommagent l’agriculture, les câbles électriques et les routes en plus des écosystèmes.
Il est désormais important de combattre le plus rapidement possible la population de Sicile. La Nouvelle-Zélande a déjà réussi à éliminer la fourmi, les chercheurs étudient donc maintenant comment appliquer ces méthodes également en Sicile. En Nouvelle-Zélande, les autorités ont utilisé des stations d’appâtage insecticides, contrôlé strictement les flux de transport et lancé une campagne de sensibilisation auprès des habitants de la région. Mattia Menchetti, chercheur principal de la nouvelle étude, souhaite demander aux Siciliens de l’aider à cartographier d’éventuels autres nids.
Louvain affirme qu’il peut être très difficile d’éradiquer cette fourmi : « C’est une espèce très persistante. Si un nid est supprimé, les fourmis peuvent rapidement se déplacer vers un autre endroit. C’est pourquoi il est si important de se concentrer sur la prévention. Selon Louvain, des contrôles stricts doivent être effectués dans les ports et les aéroports pour garantir que les fourmis n’entrent pas via des plantes ornementales ou des animaux de compagnie.

