Une affaire judiciaire à scandale : une employée qualifiée de “zumbada”
Une simple fiche de paie peut se transformer en une pièce maîtresse lors d’un procès. C’est exactement ce qui s’est passé dans une entreprise basée au Pays Basque, où le terme “Zumbada” a été utilisé pour identifier une employée sur deux fiches de paie consécutives. Un détail troublant ? Le co-propriétaire de cette entreprise n’était autre que l’ex-mari de la travailleuse.
Le verdict du Tribunal Supérieur de Justice
La justice a tordu le bras à cette entreprise en lui infligeant une amende de 10 000 euros pour atteinte à l’honneur de l’employée. Ce jugement met en lumière les conséquences graves de tels propos jugés désobligeants.
Une qualification pour le moins inappropriée
Selon la décision rendue par la Salle Sociale du Tribunal Supérieur de Justice, la victime exécutait des tâches administratives dans l’entreprise de son ancien partenaire, alors qu’ils traversaient une période difficile, avec un divorce et la lutte pour la garde de leur enfant handicapé. Les fiches de paie malveillantes sont apparues à un moment déjà vulnérable pour elle.
Un acte de bravade suivi d’une réponse judiciaire
N’attendant pas une telle humiliation, l’employée a rapidement initié une procédure judiciaire. Lors de son témoignage dans l’émission “Y Ahora Sonsoles”, elle a expliqué comment un autre associé de l’entreprise avait pris la responsabilité de cette erreur lors d’un procès pour injure.
Une série d’événements troublants
Malgré cela, l’employée a contesté le jugement initial, cherchant à prouver que l’entreprise était responsable de son harcèlement au travail. Malheureusement, le tribunal de première instance a déclaré que la conduite de l’entreprise, bien que répréhensible, n’était pas qualifiée de harcèlement, car considérée comme un acte unique.
Le Tribunal Supérieur de Justice réagit
Sur appel, le TSJPV a examiné l’affaire et a renversé le jugement précédent, confirmant que l’utilisation du terme “Zumbada” constituait une violation du droit à l’honneur de l’employée. La décision a souligné que de tels termes dégradants portent atteinte à la dignité d’un travailleur, et ce, dans un contexte public, où la confidentialité est compromise.
Un précédent inquiétant
Cette affaire n’est pas isolée. En 2024, un autre incident similaire a eu lieu lorsqu’un employeur a inscrit “Nómina Abril Maricón” sur la paie d’un employé, entraînant également des conséquences juridiques sévères. Cela souligne une tendance inquiétante où des documents officiels sont utilisés pour des comportements indésirables.
Conclusion
Les entreprises doivent comprendre la gravité de leurs actes et l’impact de leurs mots. Ces affaires montrent qu’aucune forme de dénigrement ne peut être tolérée sur le lieu de travail. La justice est là pour protéger les droits des employés, et chaque acte répréhensible peut entraîner une réaction judiciaire sévère.

