Sanjay Roy, un Indien de 31 ans, a été condamné lundi à perpétuité pour le viol et le meurtre d’un interne dans un hôpital de Calcutta. En août dernier, Sanjay Roy, 31 ans, bénévole à l’hôpital, a étranglé et mutilé le corps de la femme qui s’était endormie à l’hôpital après 36 heures de travail. L’affaire du meurtre a fait grand bruit en Inde, où la violence sexuelle constitue un problème majeur mais reste souvent sous les projecteurs.
Le meurtre a déclenché de vastes protestations en Inde et quelque 300 000 médecins à travers le pays ont temporairement fait grève en solidarité avec la victime. En outre, des personnalités publiques et des hommes politiques ont exigé la peine de mort contre Roy, un appel souvent entendu dans les cas de violences sexuelles dans ce pays d’Asie du Sud.
La colère de la population était également dirigée contre la direction de l’hôpital et la police, qui auraient été négligentes, entre autres, dans le traitement des preuves. Mais cette affaire a surtout été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour les manifestants. Seulement 27 pour cent des cas enregistrés de violence sexuelle aboutissent à une condamnation. Cela s’explique en partie par le fait que la police refuse souvent d’accepter les rapports des Dalits, un groupe de personnes qui ne font pas partie du système de castes indien. Ils constituent le groupe le plus bas de l’échelle sociale.
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