Kreuzfahreschiff refusé à Kap Verde à cause d’un cas de Hantavirus
Contexte de l’incident
Le navire de croisière MV Hondius a récemment été empêché d’accoster au port de Praia, la capitale des Cap-Vert, après qu’une maladie potentiellement mortelle, le Hantavirus, a été signalée à bord. Trois passagers, dont un Allemand et deux Néerlandais, sont décédés sous des circonstances encore floues. Bien que des liens entre ces décès et le virus aient été établis, les autorités n’ont pas confirmé si le Hantavirus était la cause directe de ces tragédies.
Déroulement des événements
Le décès d’un passager allemand a été rapporté le 4 mai 2026. Selon Oceanwide Expeditions, le voyagiste néerlandais, cette personne est morte à bord, mais les détails tels que son âge et son sexe demeurent inconnus. En plus, un couple de Néerlandais a également perdu la vie durant le voyage : l’homme le 11 avril et la femme le 27 avril, alors qu’elle était en retour.
Confirmation de l’infection
Le virus a été formellement identifié chez un autre passager, admis en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud. Son état est critique mais stable. De plus, deux membres de l’équipage, un Britannique et un Néerlandais, présentent des symptômes respiratoires, bien que leur infection par le Hantavirus ne soit pas encore confirmée.
Mesures prises par les autorités
Kap Verde a refusé l’accès au MV Hondius en invoquant des préoccupations de santé publique. Les autorités sanitaires locales ont assuré que des mesures de sécurité adéquates étaient en place, y compris des préparatifs pour une éventuelle évacuation médicale. La situation est jugée sous contrôle, sans danger imminent pour la population locale.
Préoccupations des passagers
Parmi les 88 passagers à bord, sept sont de nationalité allemande, et le voyagiste examine la possibilité de rediriger le navire vers les Canaries. Les autorités étudient également si les passagers peuvent débarquer à Teneriffe ou à Las Palmas, en Espagne. Les passagers restants sont préoccupés et attentifs aux développements, alors que chaque voyageur s’interroge sur sa santé et son bien-être.
Risques pour la population
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a minimisé les risques de contagion pour la population, affirmant que le danger reste faible. Hans Kluge, directeur régional pour l’Europe, a précisé qu’il n’y avait pas de raison immédiate à la panique ou à l’instauration de restrictions de voyage.
Transmission et statistiques
Le Hantavirus, généralement transmis par les excréments de rongeurs, peut engendrer des maladies respiratoires graves. Dans de rares cas, une transmission interhumaine est possible. En Allemagne, on signale chaque année quelques centaines de cas, avec seulement un décès signalé au cours des 25 dernières années, selon le Robert Koch Institut.
Conclusion
Ce malheureux incident rappelle les défis sanitaires que posent les voyages en mer, surtout dans le contexte d’épidémies. Avec des protocoles de sécurité renforcés et la vigilance des autorités sanitaires, la communauté espère que le risque sera rapidement maîtrisé. Les croisiéristes et les autorités locales doivent collaborer pour assurer la sécurité de tous et éviter d’éventuelles crises sanitaires à l’avenir.

