Avi Loeb et la NASA : Une Confrontation Sur le Comète 3I/ATLAS

Avi Loeb, cosmologue controversé et professeur à l’Université de Harvard, se lance dans une bataille pour obtenir des informations cruciales sur le comète 3I/ATLAS. Sa récente accusation contre la NASA, affirmant que l’agence retient des données essentielles, suscite des réactions. Loeb intensifie la pression sur le Congrès des États-Unis pour exiger la publication de ces informations. Mais que se cache-t-il derrière cette accusation ?

Des Images Manquantes

Loeb, dans un article publié sur son blog, a dénoncé le fait que la NASA n’a pas rendu publiques des images du comète prises par la caméra HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Ces images, capturées entre le 2 et le 3 octobre, lorsque 3I/ATLAS était à environ 30 millions de kilomètres de la planète rouge, sont, pour Loeb, des données scientifiques d’une valeur inestimable.

Ce qui rend ces images si importantes, c’est leur résolution exceptionnelle de 30 kilomètres par pixel, ce qui est trois fois supérieur à celle de l’image la plus précise obtenue jusqu’à présent par le télescope spatial Hubble. Une telle perspective serait cruciale pour analyser la géométrie de l’objet et son luminosité. En conséquence, Loeb a interpellé la congressiste Paulina Luna afin qu’elle demande au responsable par intérim de la NASA, Sean Duffy, de publier ces images.

Les Justifications de la NASA

La NASA a répondu à ces accusations en faisant allusion à des circonstances plus terrestres. L’agence explique que l’absence d’images est due à des retards résultant du shutdown du gouvernement des États-Unis, qui a débuté le 1er octobre. Actuellement, 83% de ses employés se retrouvent en congé sans solde en raison de l’absence d’accord sur les budgets fédéraux pour 2026.

En réalité, seules les opérations critiques comme la gestion de la Station Spatiale Internationale sont en cours, laissant de côté une grande partie des projets liés à la science et à la divulgation.

L’Intérêt Croissant pour 3I/ATLAS

Le comète 3I/ATLAS représente le troisième objet interstellaire détecté dans notre système solaire. Depuis sa découverte, il a présenté un comportement inhabituel qui a poussé Loeb à postuler la thèse selon laquelle il pourrait s’agir d’un objet extraterrestre d’origine artificielle.

En effet, le 29 octobre dernier, l’objet a atteint son perihelion — le point de son orbite le plus proche du soleil — et a brillé d’une lumière bleue intense tout en expérimentant une accélération inexplicable par la simple gravité solaire. Cette manifestation intrigante est souvent attribuée à des processus de sublimation des glaces du comète, mais pour Loeb, il pourrait s’agir de propulseurs d’une technologie aliène.

Des Hypothèses Controversées

Loeb ne cesse de rechercher des preuves pour soutenir sa théorie. Selon ses calculs, il estime que la probabilité que 3I/ATLAS soit un objet naturel est « inférieur à une partie en dix quadrillions ». Il souligne divers aspects intrigants, notamment la trajectoire quasiment parfaite de l’objet alignée avec le plan des planètes, ainsi qu’une anomalie dans sa composition chimique qui peut supposer une origine non naturelle.

Cependant, cette n’est pas la première fois que Loeb avance l’idée qu’un objet interstellaire pourrait avoir une origine technologique. Ses déclarations rappellent ses précédentes observations sur ‘Oumuamua, et cela malgré le fait qu’à ce jour, seuls trois objets interstellaires ont été observés dans notre système solaire.

Le Consensus de la Communauté Scientifique

Face aux assertions de Loeb, les astronomes de la communauté scientifique prennent une position plus pragmatique. Ils estiment que le brillant éclat bleu de 3I/ATLAS peut s’expliquer par des émanations de gaz ionisé, communes aux comètes actives. De plus, certaines de ses caractéristiques pourraient être le résultat d’une éjection d’exoplanète due à un choc avec un autre corps céleste.

En ce qui concerne la rumeur selon laquelle « la NASA » aurait activé son protocole de défense à propos de 3I/ATLAS, une explication simple existe. La Réseau International d’Alerte aux Astéroïdes a récemment choisi de mesurer la position de ce comète pour une campagne d’astrométrie prévue depuis 2024. Ce n’est pas pour se protéger d’une attaque extraterrestre, mais plutôt pour améliorer les techniques de mesure.

Avi Loeb, par son engagement et ses théories audacieuses, continue de faire débat dans le monde scientifique. Si ses idées sont souvent contestées, elles rappellent l’importance de l’exploration et de la compréhension des mystères de l’univers. Cependant, la recherche de la vérité doit se faire sur des bases solides et des données  vérifiables .



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