Avant de livrer ce qui sera l’un des albums dance de 2025, Rose Grey nous a déjà servi ce qui fut l’une des meilleures chansons de 2024. Je parle de ‘Girls’, ce banger qui anticipait le deuxième album du célèbre société de production TSHA pour de bons enregistrements électroniques comme « Giving Up » ou « Sister ». Ce « Girls » qui criait précisément « PLUS FORT, S’IL VOUS PLAÎT » était une célébration des fêtes féminines, de la musique de femmes comme Madonna et Beyoncé, et de femmes qui veulent vivre comme si elles étaient « jeunes pour toujours ».

L’album « Sad Girl » choisit cependant des voies différentes. Il y a bien sûr plus de chansons dance, et en ce sens ‘Can’t Dance’ avec Master Peace contient plus de références à “Vogue”, bien qu’il choisisse de sonner comme Rudimental. Pendant ce temps, « In the Night », chanté par Teisha Matthews elle-même, vous donne exactement ce dont vous avez besoin. Les paroles disent d’une manière loin d’être discrète : “Je veux être jeune pour toujours, je veux planer pour toujours, je veux être libre pour toujours.”

“Sad Girl”, c’est mieux, plus c’est drôle, comme quand ça ressemble à celui-là “One Hit Wonder” par Doop en « Vert ». Puis, fidèle à son nom, il propose plutôt des chansons plus introspectives, en l’occurrence moins réussies. Toute l’intensité de Dan Whitlam tombe immédiatement dans l’oreille d’un sourd, le temps qu’il faut pour commencer « Girls » ; « Lonely Girl » n’est pas non plus la production ambiante définitive.

L’album souffre également, non seulement d’un manque de ligne artistique, pour cela il y a des astuces comme des intermèdes et des alibis conceptuels ; mais d’une certaine logique de transition d’une piste à l’autre, dont certaines semblent tombées là où elles se trouvent en mode “shuffle”.

Une ballade un peu sans âme comme ‘Azaleas’ cède au bluff monotone de ‘Take’, qui après le “boom” de la mode hyperpop, sonne vraiment endormi. Pour une raison quelconque, l’album se termine par une chanson qui alterne Underworld avec Four Tet et Mr Oizo. TSHA propose du coup un 12″ maxi allongé jusqu’à la satiété, et du coup un frisson, sans que ce soit exactement du ‘Harlecore’.

La séquence ‘Sad Girl’ remercie un dernier hit dans ‘Drive’, en l’occurrence une drum&bass assaisonnée de cordes empruntées au trip hop. Le soyeux d’Ingrid Witt prouve la capacité certaine de TSHA à trouver des voix convenables et bon marché. Quiconque pense qu’Ellie Goulding n’a aucune personnalité devrait écouter Abi Flynn dans « In Bloom » ; En l’absence d’une Romy Madley-Croft et d’une Jessie Ware, j’ai trouvé une Caroline Byrne pour chanter ‘Sweet Devotion’.



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