Une Alliance Inattendue : Donald Trump et Carlos III
(Depuis Londres, Royaume-Uni) Donald Trump crée une alliance personnelle et politique avec Carlos III, se distanciant de Keir Starmer, qui semblait être le partenaire géopolitique idéal pour les États-Unis en Europe. Le lien entre le président républicain et le roi britannique se renforce grâce à la position de Starmer sur des sujets comme la Palestine, la Russie et la montée de l’extrême droite au Royaume-Uni.
Des Alliances Historiques
Ce n’est pas la première fois qu’une alliance politique forment une passerelle entre la Maison Blanche et la royauté britannique: en 1982, lors de la guerre des Malouines, Ronald Reagan et la Reine Elizabeth II avaient déjà établi un accord géopolitique qui s’est renforcé alors que le bloc soviétique était en déclin.
Les Écarts entre Trump et les Leaders Européens
Trump manifeste des divergences marquées avec Emmanuel Macron (France), Friedrich Merz (Allemagne) et Starmer, des désaccords difficiles à apaiser du fait de leur poids politique et idéologique.
Le président américain recherche un pivot en Europe, et la vision personnelle de Carlos III s’aligne avec ses perspectives concernant l’Ukraine, Israël et la montée de l’extrême droite britannique.
A Trump, peu importe que Carlos III règne sans gouverner. Le leader républicain aspire à ce que Macron, Merz et Starmer se rapprochent du monarque britannique quand la Maison Blanche a besoin d’un canal de communication direct.
Le Rôle de Carlos III
Ce qui confère une valeur stratégique à Carlos III: il peut écouter les dirigeants européens, transmettre leurs positions et jouer un rôle de médiateur avec la Maison Blanche, en anticipant la pensée de Trump sur chaque question d’État.
De son côté, Carlos III apprécie les décisions politiques de Trump. Assumer le trône de Buckingham après le long et influent règne d’Isabelle II est un défi, et son primogéniture fait de son mieux dans ce contexte international complexe.
Un discours banal qui a reçu l’approbation de Trump. Contrairement à Starmer, Macron et Merz, le roi n’a pas exigé que les États-Unis imposent des sanctions économiques plus lourdes contre la Russie.
Carlos III n’a également pas fait référence à la crise au Moyen-Orient dans son discours, allégeant ainsi le fardeau public du leader républicain.
Trump et Starmer : Une Réunion en Perspective
Trump a passé la nuit au château de Windsor et prévoit de rencontrer Starmer à Chequers, la résidence de campagne du Premier ministre britannique. Avant le déjeuner, Trump et Starmer visiteront les archives de Winston Churchill et se livreront à un entretien bilatéral à l’ordre du jour ouvert.
Tensions Idéologiques
C’est à ce moment-là que les differentes tensions idéologiques et géopolitiques entre le président américain et le Premier ministre britannique se manifesteront. Trump soutient le mouvement d’extrême droite visant à expulser tous les immigrants sans papiers, une position que Starmer rejette fermement.
À travers la Manche, 29 000 immigrants sont entrés en août contre 21 000 jusqu’à ce moment en 2024. L’image de Starmer a chuté à un niveau sans précédent en raison de la question de l’immigration, et l’extrême droite a organisé une marche massive ayant un impact sur la société britannique.
Support des Extrêmes Droites en Europe
Trump partage les slogans qui ont résonné lors de cette mobilisation orchestrée par le leader Tommy Robinson, sous le thème “Unissons le Royaume”. Au cours de cette manifestation, qui a attiré plus de 100 000 personnes, on a pu voir des pancartes arborant le slogan ‘Make America Great Again’ (MAGA), emblématique du président des États-Unis.
Trump affirme que Starmer doit respecter la liberté d’expressioncritiquer sans réserve les immigrants sans papiers arrivant au Royaume-Uni.
Une Vision Divergente sur la Guerre en Ukraine
Trump et Starmer sont également en désaccord profond sur la situation en Ukraine et au Moyen-Orient. Le Premier ministre britannique estime que les États-Unis doivent mettre en œuvre de nouvelles sanctions contre la Russie, tandis que Trump insiste sur le fait qu’il est crucial pour l’Europe de contrer la Chine en raison de son soutien à la Russie.
“L’Europe achète du pétrole à la Russie. Je ne veux pas qu’elle l’achète, et les sanctions qu’ils imposent ne sont pas suffisamment strictes.
Conclusion
Avec l’assemblée générale des Nations Unies qui commence lundi prochain, Starmer prévoit de se rendre à New York pour y annoncer la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État, un geste qui est susceptible de bénéficier à Hamas. Alors que Trump entend dialoguer avec Starmer concernant cette question épineuse, la rencontre à Chequers pourrait s’avérer être un tournant dans les relations entre le Royaume-Uni et les États-Unis.
