Validité des Multes de SUNAT sans Alerte
Selon le Tribunal Fiscal du Pérou, les décisions envoyées au buzón SOL conservent leur pleine validité même si le contribuable n’a pas reçu d’alertes sur son email ou son téléphone portable enregistré auprès de la SUNAT. Cette position a été établie par la Résolution N° 6424-10-2025, qui a des répercussions importantes sur la gestion des communications électroniques avec l’administration fiscale.
Le système du buzón SOL
Le buzón SOL est le canal utilisé par la SUNAT pour notifier divers actes, y compris des convocations, des lettres, des requêtes, des résolutions de amende, et des ordres de paiement. L’absence d’alertes peut entraîner l’ignorance des communications importantes, entraînant des pertes de délais et des sanctions potentiellement impactantes pour les contribuables.
Obligations des Contribuables
Comme l’indique Sofía Chirinos, avocate d’Editorial Economía y Finanzas (EEF), le Tribunal Fiscal a précisé qu’il suffit que la SUNAT prouve le dépôt de la décision dans le buzón SOL pour considérer la notification comme valide. Ainsi, le manque d’alertes ne dégage pas les contribuables de leurs responsabilités en matière de connaissance des actes notifiés.
Le Tribunal Fiscal a souligné que, selon l’article 104 du Code Tributaire, les contribuables ont l’obligation de vérifier régulièrement leur buzón SOL, car c’est le canal officiel de notification de la SUNAT. Ce qui signifie que l’absence d’alerte ne peut pas servir d’excuse pour ignorer les conséquences des actes notifiés.
Limites de cette Position
Cependant, cette position n’est pas absolue. Le Tribunal Constitutionnel, dans sa Décision 975/2025, a précisé que la notification par le buzón SOL ne garantit pas à elle seule que les contribuables aient une connaissance effective des résolutions. Il est impératif que l’administration garantisse un réel accès à l’information pour que le droit de défense soit respecté.
Mécanismes de Notification Alternatifs
Le Tribunal Constitutionnel a donc établi que, en cas de problèmes techniques au niveau des canaux électroniques du contribuable, la SUNAT doit utiliser des moyens alternatifs, comme l’envoi de notifications par courrier postal à l’adresse fiscale. Cela oblige l’administration fiscale à aller au-delà du simple respect formel de l’article 104 du Code Tributaire.
Vers une Obligation de Notification
Face à ce contexte, l’avocate Chirinos suggère que l’envoi d’alerte aux canaux électroniques enregistrés devrait devenir une obligation, réduisant ainsi les risques de perte de délais et d’éventuelles difficultés fiscales. En attendant qu’un consensus se forme sur cette obligation, il est conseillé aux contribuables de vérifier régulièrement leur buzón SOL, mettre à jour leurs coordonnées, et s’assurer du bon fonctionnement des canaux de communication fournis à la SUNAT.
Conclusion
Toutes ces mesures visent à garantir le respect du droit de défense et la mise en œuvre d’un bon processus, offrant ainsi aux contribuables des garanties adéquates face aux actions de vérification ou de sanction de l’autorité fiscale.

