Une nouvelle étoile dans le ciel
Le ciel est souvent un lieu de mystères et de merveilles. Cette nuit, alors que nous faisons face à la pluie d’étoiles la plus imprévisible de l’année, une nouvelle étoile pourrait faire son apparition. En réalité, elle n’est pas un nouvel objet céleste; elle est toujours présente, mais généralement invisible à l’œil nu. Cependant, si les prédictions d’un astronome se réalisent, une explosion spectaculaire pourrait la rendre visible pendant quelques jours.
Qu’est-ce que T. Coronae Borealis ?
La star en question est T. Coronae Borealis, un système binaire constitué d’une géante rouge et d’une naine blanche. Ce système fait partie des rares novas récurrentes de la Voie lactée. À ce jour, seules cinq explosions de ce type ont été documentées, illuminant temporairement le ciel. La dernière explosion remonte à 1946, et il semble que la prochaine soit imminente, bien que peu de scientifiques osent s’engager sur une date précise. Jean Schneider, astronome à l’Observatoire de Paris, a émis quatre dates potentielles d’explosion, dont la plus récente est cette nuit.
Observez le ciel !
Il est conseillé de lever les yeux vers le ciel ce soir. La plupart des scientifiques estiment que la prochaine explosion de cette nova récurrente est proche, bien qu’il soit impossible de donner une date exacte. Toutefois, Schneider propose une théorie intrigante. Il suggère qu’un troisième objet astronomique, jusqu’alors inexistant, serait nécessaire pour expliquer les explosions observées. Cela pourrait aussi faciliter les prédictions, d’où ses quatre dates dont trois se sont déjà révélées inexactes.
Mécanisme d’explosion
T. Coronae Borealis, située à 3 000 années-lumière de la Terre, est formée par deux étoiles qui orbites l’une autour de l’autre tous les 227 jours. La géante rouge, en raison de changements de pression et de température, commence à expulser des couches de son atmosphère, créant un disque d’accrétion. La naine blanche “se nourrit” de ce disque, et lorsque la température atteint un certain seuil, cela provoque une explosion thermonucléaire intense.
Changements de luminosité
Sous une forme normale, T. Coronae Borealis possède une magnitude de 10, juste à la limite de visibilité pour des jumelles. Lors de l’explosion, cette magnitude chute à des valeurs entre 2 et 3, résultant en un éclat comparable à celui de l’étoile Polaire pendant près d’une semaine. Des événements passés, comme l’explosion de 1866 et celle de 1946, illustrent bien ce phénomène. À ces occasions, la magnitude est également descendue, mais avec des signes précurseurs commençant plusieurs années avant l’explosion.
Événements récents
Depuis l’explosion de 1946, T. Coronae Borealis a maintenu une magnitude fixe de 10,2. Toutefois, des variations ont été observées. En 2015, une baisse à 10 a été notée, suivie par une descente supplémentaire en 2016, atteignant 9,2. Actuellement, des fluctuations autour de 9 continuent, ce qui intrigue les astronomes. Pour Schneider, cette nuit pourrait bien être le moment de vérité.
Suivez l’évolution de la luminosité
Pour ceux qui souhaitent suivre en temps réel la luminosité de T. Coronae Borealis, des sites internet comme l’Association Américaine des Observateurs d’Étoiles Variables mettent à disposition des données actualisées. Actuellement, la magnitude est de 9,9, mais la plupart des experts restent sceptiques quant à la théorie de Schneider sur un éventuel troisième objet. Malgré tout, l’explosion devrait se produire un jour. Alors, qu’attendez-vous pour observer le ciel ?
Image | NASA | E. Slawik/NOIRLab/NSF/AURA/M. Zamani

