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Tadej Pogacar a atteint un jalon impressionnant en remportant sa victoire numéro 100, célébrée au cours de la quatrième étape du Tour de France 2025. À seulement 26 ans et 290 jours, il rejoint ainsi un club exclusif où figurent des légendes comme Giuseppe Saronni, Eddy Merckx et Freddy Maertens. Ce dernier est surtout connu pour sa rapidité en sprint, ce qui fait ressortir la grandeur de Pogacar dans un contexte où ses homologues doivent souvent prouver leur polyvalence, et non seulement leur capacité à gagner des sprints.
Dans cette étape, Pogacar a réussi à devancer Mathieu van der Poel, dans un groupe d’élite qui comprenait également Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel. Les autres, tels que Primoz Roglic et Enric Mas, ont été écartés de cette lutte intense. L’étape, qui se déroulait en Normandie, représentait un défi différent pour les coureurs, en mélangeant des efforts de montagne avec une histoire vénérable, notamment celle de Jacques Anquetil, le premier à conquérir cinq Tours.
Un parcours de montagne ne se résume pas seulement à de simples sommets élancés. Dans le cadre de cette étape, Pogacar a été confronté à une série de côtes qui, bien qu’elles ne soient pas parmi les plus redoutables, nécessitaient une stratégie précise et une concentration maximale. La vitesse des événements était telle que, sur seulement 174 kilomètres, les coureurs devaient gravir cinq ascensions, dont deux de troisième catégorie et trois de quatrième. Telles des montagnes russes , ces efforts devaient être encadrés pour éviter une défaillance physique.
Dès le départ, quatre coureurs ont pris la tête, faisant preuve d’un esprit d’initiative . Les équipes, en particulier celle d’Alpecin, ont gardé un contrôle strict sans jamais laisser l’écart dépasser deux minutes. Grâce à la stratégie mise en place, le peloton a commencé à se resserrer, éliminant rapidement les échappés à partir de la seconde montée. La bataille finale a véritablement débuté dans les derniers kilomètres, où l’équipe UAE a intensifié le rythme.
C’est dans la cinquième montée, à Saint-Hilaire, avec ses 800 brutaux mètres à une pente moyenne de 10,6% que Pogacar a pris un avantage décisif. Couronnant cette montée, il s’est rebellé, attirant l’attention de ses rivaux mais également du public. La descente qui a suivi a été le théâtre d’une lutte acharnée pour combler le fossé entre les coureurs avant le sprint final.
Au final, dans un intense final en montée, Pogacar a su se démarquer face à Van der Poel et Vingegaard. Bien qu’il ait pris la tête, Van der Poel a conservé le maillot jaune grâce aux bonifications obtenues durant l’étape. Cette victoire n’est pas juste une victoire de plus, c’est l’hommage d’un coureur à un héritage et un symbole de ses ambitions futures.
Le mercredi suivant, les coureurs s’apprêtent à affronter une contrarreloj de 33 kilomètres, une étape plate qui pourrait faire la différence, surtout pour des spécialistes comme Evenepoel. Pour Pogacar, cette nouvelle épreuve sera l’occasion de prouver que son polyvalence est une force, au-delà de son incroyable talent en montagne.