Telefónica réduit l’impact du plan ERE à 4 539 départs
Telefónica a récemment annoncé une baisse significative du nombre de départs dans le cadre de son plan d’Expediente de Regulación de Empleo (ERE). Ce dernier, après de longues négociations avec les syndicats, se stabilise à 4 539 licenciements, représentant une réduction de 25,4 % par rapport aux chiffres initiaux. L’accord final est attendu pour lundi, selon des sources d’Europa Press.
Répartition des indemnités selon l’ancienneté
La proposition d’indemnités de Telefónica pour les employés concernés varie en fonction de l’année de naissance. Par exemple, ceux nés entre 1969 et 1971 bénéficieront de 68 % de leur salaire jusqu’à leurs 63 ans, puis de 38 % après cet âge. Cependant, les employés nés en 1971 ne seront pas inclus dans la filiale Movistar+.
Cette révision des conditions économiques accompagne le récent ajustement du nombre de départs envisagés. Le plan a également été mis à jour pour inclure des ajustements dans plusieurs filiales de l’entreprise.
Ajustements au sein de Movistar+
Lors d’une réunion précédente, Telefónica a présenté une offre définitive pour Movistar+, diminuant le nombre de postes concernés de 297 à 175. Ce chiffre représente une réduction de 41 % par rapport à la proposition initiale. Ce processus d’ajustement collectif affecte sept filiales du groupe, avec un nombre total de départs variant de 4 539 à 5 040 selon le taux d’adhésion volontaire.
Appui des syndicats
La Unión General de Trabajadores (UGT) a déjà exprimé son soutien aux propositions de l’entreprise pour l’ERE ainsi que pour la révision des conventions collectives. On attend également que Comisiones Obreras (CCOO) se prononce en faveur de ces propositions lors de sa réunion programmée. L’accord devrait couvrir à la fois les modalités de départs d’employés et les conditions de travail futures.
Détails des départs par filiale
Dans le cadre du Convention des Entreprises Liées (CEV), Telefónica de España devra réduire son personnel de 2 925 postes, représentant environ 33 % de sa main-d’œuvre. D’autres filiales, comme Telefónica Móviles et Telefónica Soluciones, verront également des réductions promettant ainsi un total de départs inférieur à ce qui avait été initialement proposé.
Volontariat vs départs forcés
Le processus ERE distingue entre départs volontaires et forcés. Si les adhésions volontaires ne suffisent pas à atteindre les objectifs, des licenciements forcés seront nécessaires. Par exemple, si seulement 3 000 adhésions volontaires sont enregistrées, 765 départs forcés seront effectués pour atteindre le total souhaité.
Conditions d’adhésion et primes incitatives
Les conditions pour adhérer à ce plan varient selon la filiale. Pour les filiales sous le CEV, une ancienneté de 15 ans est requise, alors que pour les GBU’s (Téléfónica Global Solutions, Telefónica Innovación Digital et Telefónica S.A.), cette ancienneté est réduite à 13 ans.
Pour inciter le volontariat, Telefónica offrira des primes allant de 5 000 à 18 000 euros, selon l’ancienneté des employés. Ces montants sont le double de ceux proposés lors des discussions précédentes.
Objectifs globaux et impact économique
Le but à long terme de Telefónica avec ce plan ERE est de réduire les coûts opérationnels et d’améliorer la structure interne tout en visant des économies d’environ 3 milliards d’euros d’ici 2030. Ce processus de restructuration vise à optimiser les ressources et à s’adapter aux défis futurs des telecoms. L’impact économique de ce plan devrait se refléter dans les comptes de l’exercice fiscal en cours, évitant ainsi tout effet sur les résultats de l’année suivante.
En conclusion, le plan ERE de Telefónica constitue une réponse aux défis actuels du marché, avec un fort accent mis sur le volontariat pour minimiser les effets négatifs sur les employés, contribuant ainsi à une transformation plus large au sein de l’entreprise.

