Le parcours inspirant de Tania Álvarez
Tania Álvarez, connue sous le nom de Sweet Álvarez, a marqué l’univers du boxe. Il y a trois ans, elle combattait devant des milliers de spectateurs au Madison Square Garden, l’une des salles de sport les plus prestigieuses au monde. Cependant, derrière cette façade de succès, elle luttait contre des problèmes d’anxiété et des troubles alimentaires qui l’ont poussée à prendre une décision radicale : celle de quitter le monde de la boxe.
Le poids de la pression extérieure
Championne d’Europe et classée quatrième au monde, Tania a toujours été sous une pression immense, non seulement pour performer, mais aussi pour répondre aux attentes de son entourage. « J’étais constamment en train de penser à ce que les gens pourraient dire ou penser si je décidais d’arrêter », a-t-elle déclaré. Ce besoin de plaire aux autres l’a conduite à un état d’épuisement émotionnel.
Une décision salvatrice
En juin dernier, peu après sa dernière victoire contre la Britannique Katie Healy, Tania a franchi un cap. « Mon équipe voulait que je me pèse, mais à ce moment-là, j’ai dit non. Je savais que si je montais sur la balance, je serais forcée de retourner à un régime strict et à un entraînement exténuant. J’ai explosé », se souvient-elle.
Les conséquences de l’arrêt
Après avoir interrompu sa carrière, Tania a dû faire face à une nouvelle réalité. « Je me suis retrouvée à devoir gérer une anxiété accrue. J’avais perdu toute structure dans ma vie », explique-t-elle. L’absence de compétition a exacerbé ses luttes personnelles, notamment des troubles alimentaires résultant du stress accumulé pendant ses années de boxe.
Retrouver l’équilibre
Heureusement, Tania a pris des mesures pour se rétablir. Elle suit un traitement psychologique et commence à se réconcilier avec sa relation à la nourriture. « Je travaille dur pour retrouver la paix avec mon corps, après des années de privations », affirme-t-elle.
Un nouveau chapitre : de la boxe à l’enseignement
Actuellement, Tania enseigne des cours de salsa et de tonification dans un studio qu’elle a ouvert avec sa mère à Castellbisbal. Ce changement lui permet de rester connectée à sa passion tout en se concentrant sur sa santé mentale. « Je ne me vois pas entraîner d’autres boxeurs. Mon rôle est d’aider les autres, surtout dans le domaine mental », souligne-t-elle.
Un projet de documentaire
Tania travaille également sur un livre et un documentaire qui abordent les thèmes de la santé mentale et des défis auxquels elle a été confrontée dans le milieu du sport. Elle espère ainsi sensibiliser le public sur ces questions critiques.
Un retour possible au sport
Bien qu’elle ait pris ses distances avec la boxe, Tania ne ferme pas complètement la porte à un éventuel retour. « J’ai recommencé à m’entraîner, notamment en haltérophilie et dans les arts martiaux mixtes. Mais revenir à la boxe de manière compétitive, c’est encore trop prématuré », admet-elle.
Profiter des petites maisons
Pour l’instant, Tania préfère prendre chaque jour comme il vient, appréciant chaque petite victoire dans son voyage de rétablissement et d’exploration de nouvelles passions. « Je suis dans un processus d’évaluation continue de ce que je veux pour mon avenir », conclut-elle.

