Garantir le droit à l’avortement : un impératif urgent

À la veille de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Yolanda Díaz, et la porte-parole de Sumar, Verónica Barbero, ont co-signé un article plaidant pour la garantie du droit à l’avortement. Cet appel urgent vise également à mettre un terme aux “actes offensants et intimidants” devant les cliniques où de nombreuses femmes se rendent pour faire valoir ce droit fondamental.

Un droit toujours contesté

Dans leur article intitulé « Garantir l’avortement. Mettre fin au harcèlement », publié dans le cadre du vrai débat autour des droits des femmes, les deux leaders politiques soulignent une réalité frappante : « Aucun droit n’est pleinement garanti simplement parce qu’il est mentionné dans la loi ». Bien que l’avortement soit légal en Espagne depuis plus de quarante ans, il reste un droit souvent “nié ou restreint” pour des centaines de femmes.

Des mesures insuffisantes face au harcèlement

Bien qu’une réforme législative de 2023 ait reconnu les actes intimidants à l’encontre des femmes et des professionnels des cliniques comme un délit, le harcèlement persiste. Les femmes continuent de subir du hostillement lorsqu’elles cherchent à accéder à des soins de santé légaux. Les députées insistent sur le besoin urgent d’une protection plus forte, constatant que les abus liés à ces manifestations restent fréquents, compromettant ainsi le droit d’accès à l’avortement.

Vers des solutions concrètes

Dans leur plaidoyer, Díaz et Barbero se penchent sur le article 172 quater du Code pénal, qui vise à protéger les patientes et le personnel médical de l’intimidation. Cependant, elles estiment que l’interprétation restrictive de la loi par les tribunaux limite sa portée. Pour corriger cela, Sumar a proposé une modification législative. Cette initiative vise à interdire les manifestations et les veillées à un périmètre de sécurité de 200 mètres autour des cliniques.

Un environnement sécurisé pour les femmes

Les auteurs de l’article font valoir que l’accès à l’avortement ne devrait pas ressembler à un parcours d’obstacles. Elles plaident pour que le pays assure un cadre sécurisé pour les femmes. « Si la liberté dépend du peur, ce n’est pas vraiment la liberté », déclarent-elles, soulignant l’importance d’une protection législative solide.

L’importance de l’engagement étatique

Pour conclure, Yolanda Díaz et Verónica Barbero mettent en exergue que l’État ne doit pas rester passif face à cette situation. L’engagement du gouvernement est crucial pour garantir que les droits des femmes soient respectés. Si la loi actuelle ne suffit pas à protéger les femmes contre l’intimidation et le harcèlement, elle doit être modifiée.

Leur appel s’inscrit dans une revendication plus large pour les droits des femmes, un combat qui mérite l’attention de tous en ce mois de mars, à l’aube de la Journée internationale de la femme. La responsabilité collective est de s’assurer que chaque femme puisse exercer son droit à l’avortement sans crainte ni intimidation.



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