## Le Sommet de l’OTAN en Turquie : À la recherche de l’esprit d’Ankara

### Un espoir pour l’Ukraine

Le sommet de l’OTAN se tient alors que le conflit russo-ukrainien s’intensifie. Le chancelier allemand Friedrich Merz exprime une lueur d’espoir : « Ankara pourrait représenter un tournant dans cette guerre. Le Kremlin doit réaliser qu’il ne peut pas atteindre ses objectifs », déclare-t-il. En effet, l’Allemagne s’engage à octroyer 140 milliards d’euros à l’Ukraine sur deux ans, surpassant même les attentes du président américain Donald Trump concernant les dépenses militaires.

### Des efforts nécessaires

« Nous agissons non pas pour plaire à quiconque, mais parce que cela est crucial pour notre défense et notre sécurité » ajoute Merz. Toutefois, la question de la détermination de l’OTAN face à la Russie demeure. Cette détermination est mise à jour lors de discussions à Ankara, en présence du secrétaire général de l’OTAN et du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

### Zelensky et l’adhésion à l’OTAN

Alors que Merz arrive encore à Berlin, le secrétaire général de l’OTAN, Rutte, s’entretient déjà avec Zelensky en Turquie. Ce dernier souligne ses préoccupations : « Pensez-vous qu’il soit juste de laisser un pays avec un tel niveau de défense en dehors de l’OTAN ? » Ces mots révèlent le désir ardent de l’Ukraine d’adhérer à cette alliance, malgré des manques notables, notamment en matière de défense aérienne.

### Le message ambivalent de l’esprit d’Ankara

Friedrich Merz exprime le souhait de « faire émerger un bon esprit d’Ankara ». Cependant, ce désir contraste avec l’opinion de Donald Trump, qui est déjà sur place. Accueilli avec les honneurs militaires par le président turc Recep Tayyip Erdoğan, Trump déclare : « Je suis déçu par l’OTAN » et critique les nations qui n’ont pas soutenu ses efforts militaires.

### La question de l’engagement des alliés

Trump remet en question la loyauté de ses alliés. « Pourquoi dépensons-nous des milliards si nous ne sommes pas sûrs qu’ils seront là pour nous ? », déclare-t-il en référence à ses frustrations passées durant le conflit en Iran. Cela soulève une question fondamentale sur la solidarité au sein de l’OTAN : qui est vraiment là pour qui ?

### Vers une réflexion collective

Le sommet de l’OTAN à Ankara est ainsi le théâtre de débats cruciaux sur la détermination des membres à agir ensemble face aux menaces extérieures. Alors que les tensions restent élevées, la recherche d’un « esprit d’Ankara » pourrait signifier plus que jamais la nécessité d’une unité retrouvée, combattant non seulement l’agression extérieure, mais aussi les divisions internes qui pourraient affaiblir l’alliance.



F1-ES