## Abortion Therapeutic in Electoral Platforms: A Crucial Debate
### Une analyse nécessaire
Dans le cadre des élections générales du 12 avril, seulement trois des 35 partis politiques participants abordent le sujet de l’avortement thérapeutique dans leurs programmes. Cette situation est révélatrice d’une vision limitée des droits reproductifs, surtout face à des enjeux tels que la violence sexuelle envers les jeunes filles. Selon une étude de Promsex, l’avortement thérapeutique est un moyen légal depuis un siècle, essentiel pour protéger la santé des femmes.
### Les partis qui se démarquent
Les partis Venceremos, Cooperación Popular et Primero la Gente sont les seuls à intégrer l’avortement thérapeutique ou légal pour les victimes de viol dans leurs propositions. Venceremos, dirigé par Ronald Atencio, met en avant des données sur les grossesses infantiles et soutient une éducation sexuelle intégrale (ESI) appropriée. Cependant, des lacunes demeurent en ce qui concerne la mise en œuvre.
#### Engagements de Cooperación Popular et Primero la Gente
Cooperación Popular, avec Yonhy Lescano, stipule un engagement législatif pour l’avortement légal d’ici août 2026. De son côté, Primero la Gente, représenté par Marisol Pérez Tello, propose un accès rapide à l’avortement thérapeutique en cas de danger pour la vie de la gestante et vise à dépénaliser l’avortement en cas de violence sexuelle.
### Problèmes persistants dans les programmes
De nombreux partis, tels qu’Avanza País, abordent les grossesses entre mineurs résultant de violences sexuelles, mais leur réponse se limite souvent à des incitations économiques comme un “bon de maternité”. Cela revient à promouvoir la maternité forcée sans offrir d’options pour la restitution des droits ou l’accès à des soins de santé adéquats.
### Limitations dans la protection contre la violence sexuelle
Les propositions de nombreux partis continuent d’être punitives et manquent d’alternatives préventives. Seuls quelques partis, comme Juntos por le Perú, avancent des idées concrètes telles que la création de Centres d’Urgence pour Femmes. Cependant, même les partis qui prônent des systèmes judiciaires pour les enfants restent empêtrés dans des discours qui entravent l’accès à l’avortement thérapeutique.
#### Une ESI encore vulnérable
L’éducation sexuelle intégrale apparaît dans les propositions de quelques partis, mais dans la plupart des cas, elle est superficielle. Des tentatives pour la limiter ou l’éliminer continuent d’exister, alimentées par des discours conservateurs.
### Conclusion: Un avenir incertain
Dans un contexte où les droits des filles victimes de violences sexuelles sont particulièrement vulnérables, le manque de propositions concrètes et d’approches inclusives dans les programmes électoraux souligne un besoin urgent d’une réforme réfléchie. L’élection à venir sera déterminante pour l’avenir des droits reproductifs au sein de la société.

