Shakira remporte une victoire judiciaire contre l’État espagnol
La bataille juridique entre Shakira et l’Agence Tributaire espagnole a pris fin avec un jugement favorable à la chanteuse. La Audiencia Nacional a statué en faveur de Shakira concernant son statut de résidente fiscale pour l’année 2011. Ce jugement est le résultat d’un conflit prolongé de près d’une décennie.
Les raisons du verdict
Le tribunal a conclu que l’administration fiscale n’avait pas réussi à prouver que Shakira avait résidé en Espagne pendant le temps requis pour avoir des obligations fiscales au cours de l’année 2011. En effet, la législation exige qu’une personne réside plus de 183 jours dans le pays pour être considérée comme résident fiscal.
Durant 2011, Shakira était en pleine tournée internationale, réalisant environ 120 concerts dans 37 pays différents. Sa défense a toujours soutenu que son calendrier chargé lui aurait rendu impossible de respecter ce seuil de jours. La propre estimation de l’Agence Tributaire était de 163 jours, tandis que Shakira ne reconnaissait que 143 jours de présence en Espagne.
L’impact du jugement sur l’Administration fiscale
Cette décision représente un revers significatif pour l’Agence État de l’Administration Tributaire (AEAT), qui réclamait des millions d’euros à la chanteuse, liés à l’IRPF et à l’Impôt sur le Patrimoine. La cour a rejeté les affirmations de l’administration selon lesquelles les absences de la chanteuse constituaient des “ausences sporadiques”, notant que des séjours prolongés ne peuvent pas être interprétés comme tel.
Retour de presque 60 millions d’euros
Suite à ce jugement, l’Agence Tributaire est contrainte de rembourser à Shakira environ 60 millions d’euros, qui avaient été retenus pendant la procédure. Cette somme correspond aux revenus et au capital de travail générés par sa tournée internationale cette année-là, ainsi que des intérêts légaux accumulés et les frais judiciaires engagés par sa défense.
Une condamnation inédite pour l’Administration
Un aspect notable du verdict est la condamnation en frais de justice qui a été imposée à l’administration. Cette mesure, peu courante dans ce type de litiges, indique que le tribunal estime qu’il y a eu des actions de l’AEAT sans fondement solide. Cela ouvre la voie à une réévaluation stricte des pratiques fiscales vis-à-vis des célébrités et illustre l’importance de respecter les règles et normes établies.

