Absence remarquée et arrivée surprise

En plein cœur des tumultes internes au sein du mouvement libertaire, la vice-présidente Victoria Villarruel a choisi de soutenir Verónica Michelli, la candidate à un poste de juge, malgré les récentes déclarations de Patricia Bullrich. Cette dernière a affirmé qu’elle ne soutiendrait pas la décision du président Javier Milei de bloquer le pliego de Michelli. L’absence de Villarruel lors du début de la session a suscité des attentes, d’autant plus que son comportement était scruté pour observer l’évolution de son conflit avec Milei. Mais après une tournée d’absence due à un malaise physique, elle est finalement arrivée au Congrès après 13 heures, où elle a fait quelques déclarations critiques à l’égard de Bullrich.

Une critique acerbe du gouvernement

Le sénateur Carlos Linares, membre du Parti Justicialiste (PJ) de Chubut, a été le premier à critiquer la décision de Milei de suspendre le pliego de Michelli. Il a qualifié cette action de “scandale”, soulignant que le gouvernement tente de contrôler la justice : “Si quelqu’un parle mal du gouvernement et est lié à un juge, alors ce juge doit être écarté”. Cette accusation a mis en lumière la tension croissante entre les branches exécutives et judiciaires de l’État.

Nommer des juges et des procureurs

Lors de cette session, le gouvernement a réussi à faire avancer 73 pliegos en vue de désigner des juges et des procureurs. Toutefois, le traitement du pliego de Verónica Michelli a été reporté à la semaine suivante, suscitant l’inquiétude quant à son avenir. Pendant ce temps, la bancada libertaire se concentre également sur l’approbation d’une loi sur l’inviolabilité de la propriété privée et sur un accord avec deux créanciers.

Polémique au début du débat

Au début de cette session animée, un moment de silence a été observé pour rendre hommage aux victimes de féminicide. C’est alors que Patricia Bullrich a pris la parole pour souligner la baisse des féminicides durant la gestion libertaire, appelant à des “politiques concrètes” et non à “des ministères bureaucratiques”. Ces commentaires ont immédiatement provoqué une réaction négative de la part de Juliana Di Tullio, une figure de proue de la bancada kirchnerista, qui a accusé Bullrich de ne pas avoir respecté le moment de silence et de faire des déclarations fallacieuses.

Le Sénat face aux critiques

La session du Sénat s’annonçait complexe, le gouvernement arrivant sans une stratégie claire pour faire face aux critiques entourant le pliego de Michelli. Alors que l’attention était principalement centrée sur des questions législatives telles que l’inviolabilité de la propriété privée et un accord financier impliquant des créanciers, les tensions internes au sein du parti de Milei ont exigé une vigilance accrue.

Lecture mitigée sur une photo controversée

La récente photo de Karina Milei, la secrétaire générale de la présidence, posant avec Bullrich a suscité des interprétations variées au sein du gouvernement. Alors que certains pensent que cette image visait à apaiser les tensions, d’autres estiment qu’elle était “forcée”, reflétant plutôt un moment désarmé et tendu de l’administration actuelle.

L’ensemble de ces événements dessine un tableau de luttes de pouvoir significatives au sein du gouvernement, illustrant les défis auxquels sont confrontés les acteurs politiques dans un climat de tensions croissantes et de critiques acerbes.



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