Le scandale entourant la plus célèbre influenceuse italienne Chiara Ferragni s’étend encore et touche désormais également la politique. Face aux allégations de concurrence déloyale liées à de prétendues actions caritatives contre Ferragni, le gouvernement italien souhaite garantir plus de transparence dans de tels cas. Le cabinet du Premier ministre Giorgia Meloni s’est mis d’accord jeudi sur des règles et des contrôles plus stricts pour les activités commerciales à des fins caritatives.
Depuis la fin de l’année dernière, Ferragni est au centre d’un scandale impliquant une publicité trompeuse sur les produits qu’elle vante. La femme de 36 ans se serait enrichie personnellement en vendant des gâteaux de Noël pour une soi-disant bonne cause. Elle a déclaré qu’elle donnerait une grande partie des bénéfices à un service de cancérologie pour enfants. Cependant, l’hôpital n’a pas reçu un centime d’elle. Le parquet général ouvre désormais une enquête. Cependant, des doutes subsistent également quant à l’approche qu’elle promeut à l’égard d’autres produits qui défendent une bonne cause.
Pour les produits dont les bénéfices sont censés être utilisés à des fins caritatives, le but du don et le destinataire du don doivent désormais être indiqués de manière transparente et claire. En outre, le montant ou la proportion exacte destiné à des fins caritatives doit être indiqué, comme le prévoit le projet de loi approuvé par le gouvernement de Rome. Les infractions entraîneront des pénalités allant de 5 000 à 50 000 euros.
Ce qui est également nouveau, c’est que le délai dans lequel le montant à donner doit être versé doit être communiqué aux autorités antitrust. Bien que l’affaire Ferragni n’ait jamais été citée par les politiciens du gouvernement comme motif du nouveau projet de loi, leur projet est considéré comme une réaction à ce projet. Les médias parlent même de la « loi Ferragni ». (dpa)

