Janvier 1983 : Enzo joue pour Vicenza, se casse les croisés après un plaquage, est opéré mais à la fin de l’opération son cœur s’arrête de battre. L’enquête acquitte tout le monde, mais…

Un footballeur tué sous anesthésie. Il s’agit de la version officielle, mais c’est une version qui cache une faille et qui immédiatement – quelques heures après le drame – est enveloppée de mystère, d’ombres, de silences, de soupçons, de non-dits, de témoignages contradictoires et d’expertises manquantes, de désaccords sur les les temps et les modalités de la post-opération, d’une pathologie fantôme, du silence. C’est une mort blanche, donc elle est immédiatement déclassifiée, ou peut-être pas, c’est probablement une mort empoisonnée par une combinaison de fautes celle d’Enzo Scaini, milieu de terrain de Vicence qui le 21 janvier 1983 entre au bloc opératoire pour une banale opération du genou, sort, est ramené dans sa chambre et meurt subitement, sans aucune explication raisonnable. « Le joueur de Vicence a subi une opération au genou. Au bout de 45 minutes, il meurt”, titre en première page la Gazzetta dello Sport, en grosses lettres.



ttn-fr-4