Le cœur de la mission Pnrr Santé se débloque avec le feu vert à la réforme de la santé du territoire qui porte avec elle 7 milliards d’investissements : après l’affrontement serré en Conférence Etat-Régions où l’absence d’accord a été enregistrée deux fois en raison à l’opposition de la Campanie et la décision du gouvernement d’aller de l’avant est attendue d’ici le 20 mai pour le feu vert du Conseil d’État au décret avec “modèles et normes d’assistance territoriale” qui précède son arrivée au Journal officiel.

Les prochaines étapes

Il s’agit d’une étape fondamentale dans le démarrage de ces traitements près du domicile italien qui faisaient cruellement défaut pendant les mois les plus difficiles de la pandémie. C’est un jalon attendu d’ici juin selon le calendrier du Pnrr qui donne son feu vert à la signature des contrats de développement institutionnel entre le Ministère de la Santé et les Régions d’ici le mois prochain : dans les CIS qui devraient être signés tous ensemble, il y aura le calendrier et le feu vert des appels d’offres pour la construction de 1 350 maisons communautaires (2 milliards), 400 hôpitaux communautaires (1 milliard) et 600 centres opérationnels (300 millions). Mais le feu vert à la réforme ouvre aussi la porte au renforcement des soins à domicile (2,7 milliards) et de la télémédecine (1 milliard).

Ce que prévoit le décret

Le décret détaille pour chacune des nouvelles structures à la fois le type de services et le nombre minimum et maximum de ressources nécessaires à leur fonctionnement. Et le point crucial est précisément là étant donné que précisément selon les normes de la nouvelle couverture sanitaire territoriale, ils servent d’un minimum de 26.55o entre médecins, infirmières et autres professionnels de la santé à un maximum de 39 800. Le problème est double car non seulement les ressources allouées risquent de ne pas être suffisantes, mais il pourrait être difficile de trouver la “matière première”, c’est-à-dire des médecins et des infirmières à embaucher, étant donné que la pénurie d’urgence a déjà éclaté dans les salles d’urgence et hôpitaux. Le Gouvernement assure que les moyens sont là et que c’est 1 milliard alloué par la loi de finances de l’an dernier pour le territoire auquel s’ajoutent les 480 millions du décret 40 de 2020 pour embaucher 9 600 infirmiers de famille. Hier, le même ministre de la Santé, Roberto Speranza, lors d’une séance de questions à la Chambre, a assuré qu’un effort sera fait lors de la prochaine manœuvre.

La contestation des régions

Les Régions se plaignent pourtant sur ce front : « Selon d’autres estimations, il faudrait au moins 2,5 milliards pour faire voyager cette réforme, il manque donc 1 milliard. Mais nous n’en faisons pas un problème de trésorerie plutôt un problème de planification. C’est pourquoi nous demandons une mise en œuvre progressive des nouvelles normes », explique Raffaele Donini qui est le conseiller à la santé d’Émilie-Romagne et coordonne les collègues des autres régions. Entre autres choses, pas plus tard qu’hier, Donini a écrit au président des régions Fedriga pour signaler également qu’il n’y a pas de couverture de 3,8 milliards de dépenses engagées pour Covid en 2021 et que 4 autres pourraient être nécessaires en 2022.

Même le président d’Agenas Enrico Coscioni souligne la nécessité de planifier : “Nous devrons nous poser le problème de savoir pourquoi nous sommes le seul pays européen qui fait durer les spécialisations médicales 4-5 ans au lieu de trois et ne permet même pas aux diplômés de travailler . en médecine “. Enfin, la présidente de la Fnopi (Ordres des infirmiers) Barbara Mangiacavalli souligne qu’« il y a un manque d’infirmiers de famille à embaucher, un tiers des 9 600 prévus déjà en 2020 ont été trouvés. Il y a un problème d’attractivité de la profession qui commence avec les inscriptions universitaires : il faut travailler sur des carrières et des contrats plus valorisants et dans l’immédiat des mesures d’études comme l’intramoenia freelance pour les infirmières”.



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