Ils sont peu attrayants, même lorsque les ministres en discutent. Pour certains, ce n’est qu’une passion de statisticiens ou une question de géographes. Mais les “internes”, l’ensemble des communes les plus éloignées des services essentiels, sont en grande partie responsables du déclin démographique du pays, de son vieillissement, et ralentissent la réduction des écarts territoriaux car les petits centres urbains dépeuplés, là où il est le plus intense .le phénomène de la nouvelle migration des jeunes, s’éloignent de plus en plus du centre de gravité économique et industriel.
L’Istat a mis à jour la carte des Communes entrant dans la définition et pouvant par conséquent être sélectionnées pour bénéficier des politiques et des fonds prévus à la fois par le nouvel Accord de Partenariat 2021-2027 sur la Politique de Cohésion et par le Plan National de Relance et de Résilience (Pnrr ), et un tableau inquiétant se dessine, car le tissu s’effrite de plus en plus, précisément dans la phase historique où la fragilité démographique du pays met ses évolutions socio-économiques en danger.
59% de la surface italienne est occupée par des zones intérieures, où vivent un peu plus de 13,1 millions de personnes, soit 23% de la population résidente. Il s’agit d’un total de 3 834 municipalités (48,5 % du total italien), classées comme intermédiaires, périphériques ou ultra-périphériques en fonction de la distance, mesurée en temps de parcours routier moyen, des municipalités-pôles les plus proches ou des centres intercommunaux capables de Offrir à la fois des services de base en santé (un hôpital abritant le premier niveau Urgences et Urgences), en éducation (au moins un lycée classique ou scientifique et au moins un entre instituts techniques et professionnels) et en mobilité (au moins une gare de catégorie ” argent “, c’est-à-dire moyen-petit). Le Sud, où 65% des Communes font partie de l’audience, est l’épicentre symbolique de ce détachement des services essentiels, mais il n’épuise pas le phénomène ; au total, 55,2% des espaces intérieurs sont situés dans le Centre-Nord. .principalement dans les zones montagneuses et rurales.
Par rapport à la cartographie précédente, qui était à la base de la Stratégie nationale de l’arrière-pays (Snai) lancée avec les fonds de cohésion 2014-2020, la diminution drastique des communes-pôles, qui sont passées de 339 à 241, se distingue, surtout pour la fermeture des hôpitaux, mais en même temps le nombre de personnes qui quittent les zones les plus marginales et isolées pour se rapprocher des centres capables d’offrir plus de services augmente. L’indice migratoire ne cesse d’augmenter puisque la tendance à l’abandon des lieux de résidence augmente au fur et à mesure que l’on s’éloigne d’un centre de services et près de 190 communes sont devenues fortement « expulsives ».
C’est dans ces zones arrière que l’Italie construit une grande partie de sa crise démographique, car ici la baisse de la population par naissance-mortalité a atteint 7,4% en 2019 contre 3,6% au niveau national et parce que l’âge moyen de ceux qui restent augmente davantage et plus. L’indice de vieillesse, calculé comme le rapport entre la population résidente âgée d’au moins 65 ans et celle du groupe d’âge 0-14 ans, a atteint une part considérable de 182,6 en Italie, une moyenne cependant de 178,8 des communes. 196.1 des zones intérieures. Dans les communes périphériques et ultrapériphériques, la population résidente âgée est même plus du double de celle des jeunes et les plus de 64 ans représentent 25,7 % des habitants. Les prévisions à 10 ans renforcent la tendance et les communes marginales perdront encore 4,2% de leurs habitants contre 2,2% au niveau national.

