Le plafond généralisé de 240 milliers d’euros bruts par an pour les traitements publics commence définitivement à se fixer. Après le premier, petit coup qui avec la loi de finances a permis d’actualiser le plafond en l’alignant sur les augmentations prévues dans les renouvellements des contrats publics nationaux de travail, la première dérogation explicite arrive désormais. Ce qui permet de dépasser 240 mille euros, sans fixer de nouvelle limite fixe ex ante, sur les salaires d’un groupe très sélectionné de cadres supérieurs de l’administration publique.

Correction ajoutée in extremis à l’Aide-bis dl

Les chanceux, qui poussent la hausse grâce à un correctif inséré in extremis au décret Aide-bis à la conversion au Sénat, sont en pratique les chefs des Armées et des ministères. Le groupe comprend le chef de la police, les commandants généraux des carabiniers et de la Guardia di Finanza, le chef de l’administration pénitentiaire, les chefs de la défense et des forces armées, le commandant du commandement opérationnel conjoint et le commandant général du port les autorités. Mais, surtout, à leurs côtés, tous les chefs de service et secrétaires généraux de la présidence du Conseil et des ministères bénéficient de l’exemption.

Ce qui change

Pour tous ces chiffres, le “traitement accessoire”, c’est-à-dire les éléments qui s’ajoutent au salaire de base et qui, dans les échelons supérieurs de la hiérarchie, sont les éléments dominants de la rémunération, peut dépasser la limite maximale fixée instaurée à la fin de 2011, lorsque le décret Save -Italie (décret législatif 201/2011, article 23-ter) a représenté les débuts du gouvernement Monti dans la lutte contre le risque de défaut dans le pays, et révisé en 2014 au début du gouvernement Renzi . D’autres fois. Depuis, malgré les crises à répétition ayant encore plus durement frappé nos finances publiques, le plafond est remis en cause, notamment dans son action pour limiter la capacité d’attirer des managers de haut niveau dans les entreprises publiques. La dérogation, qui a fait son chemin dans le dernier espace d’intervention réglementaire laissé au Parlement avant les élections du 25 septembre, ne résout cependant pas ce problème. Et il réserve ses bénéfices au sommet des armées et des ministères.



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