Celle sur le salaire minimum légal (présent dans 21 Etats de l’UE) est une bataille qui fédère toutes les oppositions. Non seulement Pd et M5s mais aussi le troisième pôle. Un pacte entre les oppositions à partir de propositions concrètes comme celles sur le salaire minimum a été proposé par le leader du M5S Giuseppe Conte depuis la scène de la CGIL à Rimini. C’est pourtant une solution qui ne convainc pas le gouvernement. Le Premier ministre Giorgia Meloni l’a réitéré mercredi lors de l’heure des questions («nous devons réduire les impôts sur le travail. Ce modèle plus efficace que le salaire minimum »).

Différentes propositions

En réalité, le M5 et le Pd ont présenté chacun leur proposition. Avec pas mal de différences entre eux. Que M5s, prévu à la Commission du travail à la Chambre, d’abord signé par Giuseppe Conte, mentionne dans le rapport explicatif, la proposition de directive européenne sur des salaires minimums adéquats dans l’Union européenne, désormais proche de l’approbation
définitive. Et sans préjudice de l’application généralisée de la CCNL, comme garantie supplémentaire de la reconnaissance d’une juste rémunération, elle introduit, un seuil minimum obligatoire (9 euros brut de l’heure).

M5 : des accords collectifs souvent inadaptés

En fait, nous partons de l’hypothèse que dans certains secteurs, de fait, les salaires minima fixés dans les conventions collectives dites nationales ne semblent pas adéquats, au regard des dispositions constitutionnelles et des indicateurs internationaux. Et quelques exemples sont cités tels que : la convention collective nationale (CCNL) du secteur du tourisme (où le taux horaire minimum est égal à 7,48 euros), la CCNL des coopératives dans les services sociaux (dont le montant horaire s’élève à 7,18 euros). euros), la CCNL pour les entreprises des établissements publics, de la restauration collective et commerciale et du tourisme (qui fixe l’horaire contractuel minimum à 7,28 euros) et la CCNL pour le textile et l’habillement (qui fixe un salaire minimum de 7,09 euros pour l’habillement secteur).

Contrats “pirates” dans le collimateur

Et le doigt est pointé sur la prolifération des conventions collectives dites “pirates”, c’est-à-dire ces conventions collectives – répandues surtout dans certains secteurs – stipulées par des sujets peu ou pas représentatifs, visant à imposer des conditions réglementaires et économiques péjoratives aux travailleurs par rapport aux dispositions des conventions collectives stipulées par les syndicats comparativement les plus représentatifs, donnant lieu à des phénomènes préjudiciables de distorsion de concurrence.

Les propositions du Pd

Les propositions du Parti démocrate (l’une des Mauro Laus et un autre de Déborah Serracchiani) affecté au Siège de la XI Commission de Travail, ils ne mentionnent pas de seuil minimum obligatoire pour le salaire minimum. Et ils partent d’une autre prémisse. Le salaire minimum n’est envisagé que pour les secteurs productifs non couverts par la négociation collective. Quant au montant, la proposition Serracchiani prévoit que la fixation du salaire minimum applicable aux travailleurs soit identifiée par décret du ministre du travail et des politiques sociales, en concertation avec le ministre de l’économie et des finances, le ministre du développement économique et le ministre de Politiques agricoles, alimentaires et forestières, en accord avec la Conférence permanente pour les relations entre l’État, les régions et les provinces autonomes de Trente et de Bolzano, après avoir consulté le CNEL et les partenaires sociaux, en tenant compte des niveaux de salaire en vigueur dans les secteurs parenté. Les montants et les modalités, dans la proposition du Laus, sont plutôt déterminés par une commission composée de dix représentants des salariés, de dix représentants des entreprises et du président de la CNEL, qui la convoque et la préside



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