Rubén Rocha Moya demande une licence en tant que gouverneur de Sinaloa

Le gouverneur de Sinaloa, Rubén Rocha Moya, a annoncé qu’il a demandé une licence temporaire de son poste. Cette décision intervient dans un contexte de pression politique croissante, alimentée par une enquête ouverte par la Fiscalité Générale de la République (FGR) et des accusations émanant des autorités américaines visant des liens présumés avec le crime organisé.

Accusations et dénonciations

Dans un message adressé à la population, Rocha Moya a qualifié les accusations portées contre lui de « fausses et malveillantes ». Il a affirmé que sa carrière publique justifiait son comportement et qu’il comptait défendre ses droits selon la législation en vigueur. Leur légitimité doit être confirmée par les autorités compétentes du pays.

“Je fais savoir au peuple de Sinaloa que j’ai soumis aujourd’hui une demande de licence temporaire au Congrès de l’État, afin de faciliter l’enquête tout en garantissant la transparence”, a-t-il déclaré.

Contexte politique délicat

Cette demande de licence se produit alors que la Fiscalité du District Sud de New York a rendu publiques des accusations concernant Rocha Moya, le liant à d’autres hauts fonctionnaires présumés par des actes de corruption et des connexions avec le narcotrafic. Selon le Département de la Justice des États-Unis, cette accusation décrirait “une supposée réseau de corruption ayant opéré pendant plus d’une décennie”.

Il est à noter que Rocha Moya aurait eu des contacts avec le groupe criminel “Los Chapitos”, des liens qui pourraient remonter à 2021, avant même qu’il ne prenne ses fonctions.

Implications diplomatiques

Dans un climat de tension diplomatique, la Secrétairerie des Relations Extérieures (SRE) a confirmé avoir reçu de multiples demandes d’extradition de la part du gouvernement américain. Ce développement a intensifié les discussions autour de la gouvernance de Sinaloa et de l’intégrité de ses dirigeants.

En réponse aux accusations, Rocha Moya a nié catégoriquement toute implication. “Il n’existe aucune preuve justifiant ces accusations”, a-t-il déclaré sur son compte social.

Réactions politiques

Les réactions politiques à cette affaire ont été diverses. Des législateurs de l’opposition ont demandé une enquête approfondie et envisagent des mesures telles que le défaut d’immunité. En revanche, ses partisans ont plaidé pour que l’on respecte le processus judiciaire et qu’il n’y ait pas de jugement prématuré.

Perspectives pour Sinaloa

Cette situation entraîne un débat intensifié sur la gouvernance et la sécurité dans l’État, historiquement affecté par la criminalité organisée. La demande de licence de Rocha Moya pourrait entraîner une période d’incertitude politique, en fonction de l’évolution des enquêtes tant aux États-Unis qu’au Mexique.

Pour l’instant, le Congrès local devra examiner cette demande de licence et décider qui exercera temporairement le pouvoir exécutif de l’État. Les prochaines semaines seront critiques pour l’évolution politique et judiciaire de cette affaire.



F1-ES