BERLIN (dpa-AFX) – Les États fédérés critiquent massivement le budget supplémentaire 2022 avec le paquet de secours pour les conséquences de la guerre en Ukraine et exigent une plus grande participation financière du gouvernement fédéral. “L’ensemble présente des défauts si graves que je ne peux – du moins à ce jour – recommander l’approbation de ce budget fédéral”, a déclaré mercredi le Premier ministre de Hesse Volker Bouffier (CDU) lors d’une session spéciale du Bundesrat.
Bouffier a critiqué le fait que certains groupes de population particulièrement dépendants des aides n’ont rien reçu de mesures telles que le projet de prix forfaitaire de l’énergie. “Pourquoi les retraités deviennent-ils complètement vides ?” Cela s’applique également aux jeunes comme les étudiants qui n’ont pas non plus de gros revenus. “Ils n’obtiennent rien. Simplement rien.” L’État ne peut pas absorber toutes les charges pesant sur les citoyens et l’économie qui découlent d’une inflation élevée. Mais : “S’il y a de l’aide, alors elle devrait être destinée à ceux qui en ont le plus besoin.”
Le budget supplémentaire pour 2022 sert essentiellement à financer des mesures destinées à atténuer les conséquences de la guerre d’agression russe en Ukraine pour la population et l’économie en Allemagne. Les dépenses de près de 40 milliards d’euros seront financées par la seule nouvelle dette. La nouvelle dette du gouvernement fédéral augmentera ainsi à un total de 138,9 milliards d’euros cette année.
Sont inclus, entre autres, une réduction de la taxe sur l’énergie sur le carburant, un forfait unique sur le prix de l’énergie de 300 euros pour tous les employés, une prime enfant unique de 100 euros et le ticket de neuf euros pour les transports locaux, qui sera disponible pendant trois mois. Les États fédérés calculent qu’eux-mêmes et les communes devraient supporter environ 6,8 milliards d’euros sur un total de 11,8 milliards d’euros de coûts pour le forfait énergétique et la prime pour enfant.
Le ministre des Finances de Basse-Saxe, Reinhold Hilbers (CDU), a donc critiqué le fait que les États fédéraux et les autorités locales étaient “demandés de payer une redevance” lors du financement des mesures. Le paquet de secours est venu du gouvernement fédéral, les États fédéraux n’étaient pas du tout impliqués. “Alors, il est logique que le gouvernement fédéral supporte le fardeau financier associé. Celui qui commande la musique devrait également la payer.” Le gouvernement fédéral doit « financer entièrement » les mesures d’allègement.
Le secrétaire d’État aux Finances Florian Toncar a souligné que le gouvernement fédéral soulagerait d’ailleurs les États fédéraux par milliards. En outre, il assume d’autres charges telles que le fonds spécial prévu de 100 milliards d’euros pour la Bundeswehr. L’homme politique du FDP a également calculé que le gouvernement fédéral a enregistré un déficit des administrations publiques de 143 milliards d’euros l’année dernière, tandis que les États fédéraux et les collectivités locales ont réalisé un excédent de 6,5 milliards.
Dans l’ensemble, les mesures de secours avaient “une orientation socio-politique très claire”, a souligné Toncar. Par exemple, les bénéficiaires du Bafg reçoivent également la subvention de chauffage./sk/DP/eas

