Accusations et irrégularités au sein d’EsSalud

Un responsable du prestigieux hôpital Edgardo Rebagliati Martins, géré par EsSalud, a récemment déposé une plainte auprès du Ministère public. Cette plainte fait état de présumées irrégularités impliquant des hauts dirigeants de l’institution. L’objectif serait de faciliter un éventuel indult pour l’ancien président Pedro Castillo, qui a exercé ses fonctions de 2021 à 2022. Ces révélations ont été diffusées par le programme Beto a Saber de Willax.

Soins médicaux prioritaires pour Pedro Castillo

Selon la plainte, Pedro Castillo aurait bénéficié d’une attention médicale préférentielle, ce qui va à l’encontre des règlements stipulant qu’il devait être soigné à l’hôpital II Vitarte, étant donné son statut d’incarcéré au pénitencier de Barbadillo. Le reportage fait état d’une visite de l’ancienne autorité à deux consultations médicales distinctes le 23 avril, seulement 20 minutes d’intervalle. En outre, il aurait eu accès à des avantages supplémentaires, incluant l’altération de son dossier médical pour le faire passer pour un patient dans un état grave, ce qui aurait pour but de faciliter son évacuation.

Accusations de « transferts médicaux indus »

Le plaignant évoque des “transferts médicaux indus” et une coordination politique visant à favoriser Castillo, qui purge une peine de plus de 11 ans de prison pour tentatives de coup d’État en décembre 2022. Les responsables cités incluent Luis Rosales Pereda, président exécutif d’EsSalud, et d’autres hauts fonctionnaires, renforçant l’idée d’un réseau de complicité.

Comparaison avec la situation d’Alejandro Toledo

Le cas de Pedro Castillo suscite des comparaisons avec celui de l’ancien président Alejandro Toledo, également détenu à Barbadillo pour corruption. Toledo a fréquemment dénoncé des restrictions sévères concernant l’accès à des soins médicaux hors du pénitencier, soulignant un traitement apparemment inégal.

Règlementation d’EsSalud et traitement des détenus

EsSalud a mis en place des règles stipulant que les patients doivent se rendre à l’hôpital le plus proche de leur lieu de résidence, ce qui, dans le cas de Castillo, signifie Vitarte. En cas d’urgence, si les soins ne peuvent être administrés à l’hôpital d’Ate, un transfert vers l’hôpital Guillermo Almenara est prévu. Ces directives soulèvent des questions sur la logique des soins fournis à Castillo.

Indultes présidents et cadre légal

Le ministre de la Justice, Luis Jiménez, a récemment fermé la porte à toute discussion concernant une grâce présidentielle, indiquant que le gouvernement n’avait aucune intention d’agir sur ce sujet pour le moment. Cependant, des alors qu’il y a eu plusieurs demandes d’indultes refusées, Castillo pourrait toujours soumettre une nouvelle requête.

Contexte juridique complexe

L’octroi d’un indult est soumis à des conditions strictes, notamment qu’il ne doit pas y avoir de processus judiciaire en cours. Castillo a contesté sa condamnation et fait face à d’autres accusations de corruption, compliquant davantage sa situation.

Ces éléments révèlent un contexte critique autour de la santé et des droits des prisonniers au Pérou, posant des questions sur l’équité des systèmes judiciaires et médicaux en place.



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