«Nous avions demandé la suppression du plafond des dépenses de personnel, désormais ancestral et sans même un mot. La manœuvre est décevante pour nous en tant que professionnels, les années de syndémie ne nous ont rien appris. Nous investissons dans le professionnel, 4 000 médecins gestionnaires du NHS sont partis en 2023. Il y a une tempête parfaite qui videra les hôpitaux, il y a un problème social car il n’y a plus d’universalité des soins. Nous demandons le retrait de la règle sur la réduction des pensions des médecins.” C’est ainsi que Pierino Di Silverio, secrétaire national d’Anaao-Assomed (syndicat des directeurs médicaux du NHS), lors de son audition aujourd’hui à la Chambre, devant les commissions budgétaires conjointes du Sénat et de la Chambre, concernant l’activité d’enquête préliminaire à l’examen de le projet de loi budgétaire. Le syndicat Anaao-Assomed et Cimo-Fesmed l’ont appelé grève des médecins le 5 décembre.

Fnomceo : annuler la règle sur les retraites

La Fnomceo «attend la suppression de la règle, prévue par la manœuvre, qui affecte fortement le fonctionnement de la partie rémunération de la Caisse de Pensions de Santé, et qui contraste avec la reconnaissance due aux médecins qui, en raison de l’urgence pandémique extraordinaire, ont fait leur engagement avec abnégation et sans épargne, en sacrifiant son temps, sa santé et même sa propre vie ». Pour l’espérer, le Fnomcéo, la Fédération des Ordres des Chirurgiens et Dentistes, par l’intermédiaire de son secrétaire Roberto Monaco. «Il y a 380 médecins décédés du Covid dont on se souvient sur le portail Fnomceo. Nous n’aimions pas qu’on nous traite de héros mais, hier comme aujourd’hui, nous revendiquons le respect de notre dignité professionnelle et de notre travail. En effet, il faut un signal supplémentaire – a-t-il ajouté – pour continuer sur la voie vertueuse entreprise par le ministre de la Santé Orazio Schillaci, visant à valoriser les professionnels et à accroître l’attractivité du Service National de Santé”.

«Des augmentations inférieures au taux d’inflation»

La Fnomceo a exprimé son appréciation pour l’engagement du gouvernement à augmenter les fonds alloués au Service National de Santé, à réduire les listes d’attente, à lutter contre la pénurie de personnel, reconnaissant que « les fonds alloués pour le renouvellement du travail du personnel de santé, des employés et des contractuels sont un “C’est un premier pas vers un renversement d’une tendance qui, jusqu’à présent, a vu les investissements en matière de santé alloués, à travers le Pnrr, principalement aux structures et infrastructures du Service National de Santé”. Or, les 2,4 milliards prévus pour les personnels sont « destinés à financer non seulement le contrat des cadres médicaux et sanitaires, des médecins généralistes et spécialistes ambulatoires, mais aussi celui de l’ensemble du secteur de la santé. Ce qui rend – ont réitéré les associations médicales – par exemple l’allocation destinée aux médecins et aux gestionnaires de soins légèrement supérieure à celle du contrat qui vient d’être conclu et bien inférieure (10%) au taux d’inflation”.

Infirmières : coupées de 300 euros par mois, des soins à risque

«Cette loi de finances contient des ouvertures sur certaines de nos demandes, mais si la règle sur les retraites n’est pas modifiée» prévue dans le budget, «nous ne pourrons pas non seulement mettre en œuvre le Pnrr, mais même pas assurer les soins de santé primaires à nos citoyens.» “. C’est l’avertissement de Barbara Mangiacavalli, présidente de la Fédération nationale des associations des professions infirmières (Fnopi), entendu par la commission sénatoriale du budget. «Nous avons estimé que la règle sur les retraites entraînerait une baisse d’environ 300 euros par mois : ce serait une très grave erreur étant donné qu’un travailleur après 40 ans d’activité perçoit déjà une pension de 1.400 euros. Il risque donc d’en toucher 1 100. » «Ces jours-ci, on parle du rétablissement des pensions des médecins, mais il existe aussi d’autres professions, infirmières et fonctionnaires: il y en a environ 280 mille au sein du Service National de Santé», souligne Mangiacavalli.

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Le Gouvernement étudie les corrections

Les pensions de vieillesse des médecins “ne seront pas du tout pénalisées”. Le Gouvernement – à travers le sous-secrétaire à l’exécution du programme Giovanbattista Fazzolari – a entre-temps adressé un message de réassurance au personnel soignant prêt à croiser les bras le 5 décembre. Confirmant que la manœuvre sur ce point va changer et que leurs pensions de vieillesse seront sécurisées : s’il y a une pénalité – donc – elle ne peut concerner que ceux qui choisissent une sortie anticipée. Entre autres choses, selon ce que rapportent des sources parlementaires, des travaux sont également en cours sur les autres catégories pénalisées par la mesure de retraite (c’est-à-dire les employés des collectivités locales, les enseignants et les huissiers). Mais éviter le resserrement coûte encore cher (plus de 2 milliards d’ici 2032) et c’est donc une quête de couverture, car la manœuvre – l’a répété à plusieurs reprises le Trésor – doit être approuvée avec des soldes inchangés. Parmi les hypothèses retenues pour financer les corrections en matière de sécurité sociale, il pourrait également y avoir une nouvelle réduction de l’indexation des retraites au-dessus de 50 mille euros.



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