La redevance Rai semble destinée à rester dans la facture d’électricité. Il est vrai que dans le cadre du Pnrr, l’Italie s’était engagée auprès de l’Europe à faire disparaître toutes les « charges indues » des coûts énergétiques. Et il est vrai qu’en avril, avec un agenda pour le décret sur l’énergie présenté à la Chambre par Maria Laura Paxia (Misto) et accepté par le gouvernement Draghi représenté à la Chambre par la sous-secrétaire de la Ligue du Nord Vannia Gava, l’exécutif s’était engagé à « des mesures réglementaires visant à séparer la redevance Rai des factures relatives à la consommation d’électricité » à partir de 2023.

Lettre des syndicats au ministre Giorgetti

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Comptes à tenir en ordre

Mais les ordres du jour ne sont pas contraignants. Et maintenant, le vent semble avoir tourné, probablement grâce à la nécessité de maintenir en ordre les comptes de la société publique de radio et de télévision : au 30 juin 2022, selon le rapport approuvé par le Conseil d’administration en octobre dernier, le résultat net était en hausse de 45,9 millions et la situation financière nette consolidée est négative de 301 millions d’euros (quoique en amélioration par rapport au semestre précédent). Il semble difficile de pouvoir renoncer à la perception découlant de la redevance (1,7 milliard d’euros en 2021 auprès des seuls ménages), possible grâce au paiement sur facture, introduit comme mesure anti-évasion en 2015 par l’exécutif Renzi.

La note du ministère de l’Economie

Avec une note, le lundi 14 novembre, le ministère de l’Économie a saisi l’opportunité d’une lettre de huit syndicats de la RAI – qui demandaient au ministre Giancarlo Giorgetti une “intervention autoritaire” sur la question – pour préciser que les rumeurs d’une exclusion de la La redevance Rai sur la facture d’électricité “ne sont pas fondées, au vu des longs travaux préliminaires en cours”. « Le jalon Pnrr – explique la Mef – trouve son fondement dans la nécessité de protéger la concurrence sur le marché de l’électricité et s’appuie sur les propositions de l’Agcm (l’Antitrust, ndlr), qui n’avaient décelé aucun problème critique concernant le paiement de la licence Rai redevance du point de vue de la concurrence sur le marché de l’énergie, à condition que le paiement soit transparent pour les utilisateurs finals. Exigence satisfaite”.

Les craintes des syndicats pour le sort de l’entreprise

Le dicastère dirigé par Giorgetti a ainsi dissipé, au moins pour le moment, les craintes des syndicats (Slc-Cgil, Fistel-Cisl, Uilcom-Uil, Ugl-Fnc, Snater, Libersind-Confsal, Adrai et Usigrai), selon à laquelle la décision approuvée par les Chambres, “en plus de provoquer un climat de profonde incertitude quant aux modalités de financement du service public de la radio et de la télévision, elle risque d’avoir un impact perturbateur sur l’avenir même de la Rai”. Entreprise qui emploie près de 13 000 personnes. Les sigles impliquaient directement la Mef : “Priver la plus grande entreprise culturelle du pays de la certitude du financement, outre les répercussions évidentes en termes d’emploi qui pourraient en découler, aurait des effets directs sur le même ministère dirigé par Ella, en tant qu’actionnaire de Rai SpA”.

Les promesses de Salvini pendant la campagne électorale

Politiquement, la question a des implications qui sont toutes internes à la Ligue. Car c’est le leader Matteo Salvini à plusieurs reprises, pendant la campagne électorale, qui a promis la suppression de la redevance Rai, jugée par Codacons comme « la taxe la plus détestée des Italiens ». C’est Salvini lui-même, aujourd’hui ministre des Infrastructures, qui a lancé une collecte de signatures en ligne et a même inclus la suppression de la taxe parmi les six “engagements sacrés” de Pontida faits à signer par tous les dirigeants du Carroccio. Et maintenant? D’après la note de Via XX Settembre, c’est-à-dire du dicastère dirigé par le collègue du parti Giorgetti, il semblerait que, au moins pour 2023, il n’y ait aucune intention ni de toucher 90 euros ni d’interrompre leur “étalement” en dix mois de janvier à octobre sur les factures d’électricité des 22 millions d’Italiens qui possèdent une télévision.



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