La reviviscence du San Juan : Un projet ambitieux

De 1059 à 1901, les marins vascos se sont aventurés dans l’océan avec un objectif en tête : chasser les baleines. Cette quête effrénée a conduit à un épuisement des populations de baleines le long des côtes cantabriques, poussant les pêcheurs vers de nouveaux horizons maritimes. Au cours de leurs expéditions, ils ont fait face à des entonnoirs, y compris des rivaux comme les Islandais. Parmi ces ouvrages maritimes, le San Juan s’est illustré en tant que navire emblématique, naufragé en 1565. Aujourd’hui, la Factoría Marítima Albaola s’engage dans un projet audacieux de construction d’une réplique parfaite de ce navire, qui nécessitera un cuisinier passionné pour recréer les conditions de vie de l’époque.

Une découverte historique et culturelle

Dans les années 1970, les vestiges de la San Juan furent découverts dans la baie de Red Bay, au Canada, après avoir coulé lors d’une tempête. Les restes, parfaitement conservés, ont été remis au jour en 1990 et ont été déclaré par l’UNESCO comme patrimoine culturel subaquatique. L’état de conservation exceptionnel des ruines a incité la Factoría Marítima Albaola à entreprendre la construction d’une réplique. Ce n’est pas un projet ordinaire : seuls des matériaux et techniques du 16ème siècle sont utilisés pour en assurer la plus grande fidélité possible.

Un défi artisanal

Ce processus de construction est rigoureux et documenté. Le San Juan original pesait 200 tonnes, mesurait 20 mètres de long et avait une largeur de 7,5 mètres. La réplique respecte ces mêmes dimensions et utilise des matériaux d’époque. Par exemple, la quille est morceau de hêtre de 14,5 mètres, dérivée d’un arbre de huit tonnes. Pour composer la structure, les artisans ont utilisé le bois provenant de 200 chênes des forêts de Sakana en Navarre. Ce navire comportera également des éléments pratiques, comme six kilomètres de cordages en chanvre.

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    <span>Le San Juan en construction</span>

Une cuisine historique à bord

Le San Juan se prépare à naviguer de nouveau, et pour cela, un cuisinier est nécessaire pour reproduire les plats de l’époque. Les ingrédients à bord incluront des rations telles que : pain de double cuisson, des légumineuses, des sardines, du bacalao, du tocino, et bien sûr de la sidra. Cette recherche de fidélité historique est cruciale, et les marins du 16ème siècle emportaient tout, y compris 50,000 litres de sidra.

Pour attirer le candidat idéal, la Factoría Marítima Albaola organise la sélection d’un chef qui doit être prêt à travailler dans des conditions très différentes de celles d’aujourd’hui. Lors d’une démonstration, des chefs étoilés ont déjà préparé des plats historiques, comme une soupe de guisants au bacalao.

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Le lancement du nouveau San Juan

Le 7 novembre, une date marquante pour ce projet, le San Juan sera mis à l’eau après douze ans de construction. Une fois en mer, les derniers éléments seront ajoutés pour compléter le navire. L’objectif est que cette réplique effectue son voyage vers Canada en 2027, soutenue par une équipe de marins résolus à naviguer selon les méthodes médiévales.

Les efforts déployés pour rendre cette aventure aussi authentique que possible sont remarquables. Avec la mise en œuvre de techniques historiques et l’utilisation de matériaux traditionnels, le nouveau San Juan promet non seulement de revivre l’histoire, mais aussi d’envoyer un message sur l’importance de notre patrimoine maritime.

Les images et les démonstrations culinaires fournissent un aperçu fascinant de ce que cela représente. Alors que ce projet prend forme, les attentes grandissent autour de cette aventure qui, espérons-le, mènera à un port plus favorable que celui de l’original.



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