Dans l’accord de coalition des stands sèchement que 28 pour cent (!) de tous les Néerlandais sont financièrement vulnérables, en particulier les personnes ayant un travail flexible. Un phénomène dont La Haye discute avec inquiétude depuis des années, mais qui curieusement ne le traite jamais en priorité. Si Covid éclate, des milliards sont immédiatement disponibles pour le revenu et le soutien aux entreprises. Lorsque la guerre éclate en Ukraine, il en va de même pour le budget de la défense. Logique dans les deux cas.
Mais vous vous demandez pourquoi il faudrait autant de temps pour remédier à la vulnérabilité de près d’un tiers de la population.
Le week-end a illustré ce qui n’allait pas. Dimanche, les connaisseurs de la politique française ont souligné que le pourcentage croissant de voix de Le Pen souligne le potentiel de la droite nationaliste. Aux Pays-Bas, depuis Fortuyn, ce courant atteint généralement un peu moins de vingt pour cent.
Mais lorsque 150 bagagistes ont fermé Schiphol avec une grève sauvage samedi, vous n’aviez pas l’idée que le pays pensait : ce sont ces gens qui ont toutes les raisons de renoncer à leur foi dans la politique traditionnelle.
Pourtant ça l’est. Il y a deux semaines, le Premier ministre Rutte a appelé les entreprises Meilleurs salaires payer. KLM a fait le contraire la semaine dernière : alors que le reste du secteur paie le personnel au sol 14 euros de l’heure, KLM refuse de rembourser plus de 11 euros aux personnes pour la prise en charge des bagages et elle n’emploie guère de salariés en CDI. Et lorsque des pénuries de personnel ont menacé jeudi, elle a rapidement embauché plus de travailleurs flexibles à l’extérieur. Une astuce bien connue pour maintenir les salaires bas. D’où la grève.
Vous ne pouviez pas vraiment blâmer ces gens. Ils font sale, désagréable et Très malsain travail. Sans eux, c’est toute l’industrie aéronautique qui prendra fin. Dans la crise corona, ils ont vu que la politique de KLM, l’entreprise qui les serre, coûte 3,4 milliards d’euros accordé des aides d’État. Alors que le PDG d’AirFrance-KLM, déficitaire, continuait de recevoir de généreuses primes annuelles, les ministres ont déclaré : ne rien faire à ce sujet† Mais lorsque le cabinet a promis l’aide gouvernementale de 3,4 milliards, une condition était que le personnel ordinaire de KLM perdu 15% en moyenne. C’est la raison pour laquelle la direction insiste désormais sur le fait que le personnel au sol ne recevra rien de plus.
Le monde est à l’envers : un Etat-providence pour l’entreprise et le PDG, les plus grands risques pour les flex workers en bas.
Par exemple, il s’est avéré samedi que les travailleurs flexibles en grève réclamaient les forces du marché – des salaires pour le travail, des salaires supplémentaires en cas de pénurie – mais que La Haye avait bloqué cela plus tôt. Alors que le même La Haye pourrait voir pour la énième fois qu’il retarde depuis trop longtemps la réduction du travail flexible.
Une version de cet article est également parue dans le journal du 26 avril 2022

