Le procès des “Cuadernos” : Déclarations et refus

Contexte du procès

Le procès de l’ancienne présidente Cristina Kirchner et de 85 autres accusés, impliqués dans une présumée association illicite et corruption, s’est poursuivi récemment avec des nouvelles dépositions. Parmi les prévenus, les hommes d’affaires Ángelo Calcaterra et Aldo Roggio se sont présentés devant le Tribunal Oral Fédéral 7 à Comodoro Py.

Les témoignages de Calcaterra et Roggio

En tant qu’« imputés collaborateurs », Calcaterra et Roggio avait la possibilité d’opter pour le silence. Toutefois, calcaterra a choisi de ne pas répondre aux questions lors de son audience, tout en conservant son droit de garder le silence, une décision qui soulève de nombreuses questions sur sa collaboration potentielle.

Roggio, également, a maintenu le silence en affirmant qu’il soutenait les arguments juridiques avancés par ses avocats en matière de procédures préliminaires.

Les accusations des autres prévenus

L’un des cas les plus remarquables est celui de Carlos Mundin, dirigeant de la société BTU. Contrairement à ses coaccusés, Mundin a décidé de témoigner, rejetant catégoriquement les affirmations de l’ex-chauffeur Oscar Centeno, qui l’avait accusé de paiements de pots-de-vin. Ce dernier a qualifié les notes de Centeno d’inventions, mettant en avant des preuves basées sur la localisation des antennes téléphoniques.

Les préoccupations soulevées par la procureure

La procureure Fabiana León a critiqué le tribunal pour un accès inégal aux informations. Elle a plaidé pour une transparence totale, faisant référence à une communication exclusive entre le tribunal et les avocats de la défense, à laquelle elle n’avait pas accès.

Témoignages de refus : Del Río et Leson

D’autres accusés, comme Hernán Diego Del Río, chauffeur de l’ancien secrétaire de De Vido, ont également choisi de garder le silence. Son refus de témoigner, sous le prétexte de menaces reçues, met en lumière la complexité du climat autour de cette affaire.

Un autre prévenu, Armando Loson, malgré son statut d’accusé, a choisi de ne pas commenter, promettant d’intervenir ultérieurement, une stratégie qui pourrait impacter la dynamique de son procès.

Les implications pour l’avenir du procès

Avec plusieurs prévenus qui restent silencieux, des interrogations persistent sur la stratégie à long terme de la défense. La réticence à témoigner peut être interprétée comme un moyen de conserver une marge de manœuvre dans la confrontation avec les procureurs. Les avocats des accusés exploitent également des éléments procéduraux pour contester les accusations, insufflant une dynamique complexe au procès.

Conclusion

Le procès des “Cuadernos” continue d’attirer l’attention en raison de la gravité des accusations et des personnalités impliquées. Alors que les stratégies de silence et de refus de répondre sont mises en avant, la complexité de la situation ne fait qu’augmenter, rendant les prochaines étapes du procès encore plus prévisibles. Les audiences à venir seront cruciales pour l’ensemble des accusés concernés dans ce dossier retentissant.



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