Aldama devra expliquer le supposé paiement de commissions ainsi que la gestion des contrats et des bénéfices; Koldo détaillera l’origine et la gestion des fonds en espèces; et Ábalos tentera de justifier l’origine de son patrimoine tout en se dissociant des dons et des attributions

Introduction au procès du «cas Mascarillas»

Le procès du «cas Mascarillas» se déroule actuellement au Tribunal Suprême, où l’ex-ministre des Transports, José Luis Ábalos, son ancien conseiller Koldo García et l’entrepreneur Víctor de Aldama sont jugés pour avoir manipulé des contrats de masques. Ces accusations incluent la perception de commissions en échange d’attributions de contrats publics. Près de 80 témoins ont déjà été appelés à la barre, soulignant la gravité des charges portées contre les accusés.

Les accusations spécifiques

Aldama, qui a précédemment collaboré avec les autorités judiciaires, devra éclaircir les détails sur les commissions qu’il prétend avoir versées à Ábalos et à García. Il est également attendu qu’il explique son rôle dans le sauvetage d’Air Europa et les paiements effectués au logement de l’ex-partenaire du ministre. Koldo García, pour sa part, sera interrogé sur la gestion de grandes sommes d’argent en espèces, souvent désignées comme «chistorras». Enfin, Ábalos tentera de défendre la légalité de son patrimoine.

Contexte et implications des témoignages

Aldama a évoqué dans ses déclarations comment lui et Koldo ont établi des contacts en Amérique du Sud pour élargir la portée commerciale de l’Espagne dans cette région. Tels échanges visaient à établir des partenariats potentiels, notamment au Mexique.

Révélations d’Aldama

Aldama a également allégué qu’il avait été contraint de procurer des «señoritas» pour Ábalos au Mexique, marquant un tournant inattendu dans ses témoignages. De plus, il a signalé qu’il avait eu des réunions avec Pedro Sánchez, mettant en lumière des connexions politiques significatives.

Les accusations supplémentaires en cours

Au-delà des accusations liées aux masques, les procureurs demandent des peines sévères. 24 ans de prison sont réclamés pour Ábalos, tandis que Koldo pourrait faire face à 19 ans et demi. Aldama, grâce à sa coopération, pourrait ne recevoir que sept ans de prison.

Réactions politiques

Les implications politiques du procès sont vastes. Pendant ce temps, le chef du Parti Populaire, Alberto Núñez Feijóo, a utilisé cette affaire pour attaquer le gouvernement en affirmant que Sánchez devrait également faire face aux poursuites pour sa participation présumée dans le scandale.

Conclusion

Ce procès met en lumière non seulement des comportements présumés illégaux au sein du ministère des Transports, mais il soulève également des questions sur la responsabilité politique. Tandis que les témoignages continuent de se succéder, le verdict final pourrait avoir des répercussions majeures non seulement pour les accusés, mais également pour l’ensemble du gouvernement en place.



F1-ES