Le PP enmendra la Loi de Multirreincidencia
La vicesecrétaire de Regénération Institutionnelle du Parti Populaire (PP), Cuca Gamarra, a récemment annoncé que son parti modifiera la Loi de Multirreincidencia au Sénat. Cette décision vise à empêcher que la régularisation massive des migrants, approuvée par le gouvernement, ne devienne un “colador” qui permettrait l’impunité pour les délinquants.
Une régularisation contestée
Lors d’une conférence de presse, Cuca Gamarra a exprimé son indignation face à la décision du gouvernement de régulariser plus de 1,2 million de personnes en situation irrégulière sans même exiger de certificat de casier judiciaire. Elle a affirmé que cela constituait un “non-sens” de lutter contre la multiréincidence alors que des personnes ayant des antécédents criminels seraient légitimées par cette régularisation.
Gamarra a averti que cette situation pourrait également favorablement impacter les mafias opérant dans le trafic de migrants. “Avec ce gouvernement, les criminels sont contents et vont s’enrichir au dépens du trafic d’êtres humains”, a-t-elle déclaré, insistant sur le fait qu’aucun contrat de travail ou diplôme n’est exigé pour cette régularisation automatique.
Éviter l’impunité
Cuca Gamarra a proposé de présenter une série d’amendements au Sénat pour renforcer les contrôles concernant les antécédents judiciaires des demandeurs de régularisation. Selon elle, il est impératif de ne pas accepter de “déclarations responsables” de la part de ceux ayant commis des crimes et d’exclure les personnes ayant des procédures pénales ouvertes.
Elle a également précisé qu’il était impossible de suspendre les procédures d’expulsion déjà en cours dans le pays, afin de garantir qu’aucun délinquant ne puisse bénéficier d’un traitement préférentiel.
Un appel à la sécurité nationale
La vicesecrétaire a souligné que le principal objectif du PP est de faire de l’Espagne un “pays sûr”. Elle a insisté sur le fait que ceux qui viennent en Espagne avec des intentions criminelles ne devraient pas échapper à la justice. “Nous ne pouvons pas permettre que le délit devienne un métier”, a-t-elle martelé.
Conséquences pour les services publics
Gamarra a également évoqué les préoccupations des communautés autonomes face à la régularisation massive. Elle a prédit que cela pourrait entraîner un “colapsus” des services publics tels que la santé, l’éducation et le logement. “L’immigration est de la compétence exclusive de l’État, mais les conséquences de cette régularisation retombent directement sur les communautés autonomes et les municipalités”, a-t-elle ajouté.
Enfin, Cuca Gamarra a annoncé que le PP déposera une série d’initiatives parlementaires pour demander l’exécution effective des expulsions et s’opposer au décret de régularisation, tout en interpellant la ministre de l’Inclusion, Elma Saiz. Son discours résonne comme un avertissement clair sur les dangers d’une politique migratoire mal régulée, qui, selon elle, transforme l’Espagne en un “paradis pour les mafias de trafic humain”.
Une politique migratoire ordonnée et humaine
Pour conclure, Gamarra a plaidé pour une politique migratoire “ordonnée, légale et humaine”, proposant des limites, des conditions et des règles claires. Elle a affirmé qu’il est essentiel d’imposer un ordre aux désordres actuels et de prendre des mesures fermes contre la criminalité, tout en tendant la main à ceux qui cherchent à prospérer dans le pays.

