Non.IDE DES VIPERS
Genre: pulpe noire ironique
Réalisateur : Kim Yong-hoon. Avec Jeon Do-yeon, Jung Woo-sung, Bae Seong-woo, Yoon Yeo-jeong, Shin Hyeon-Bin, Jeong Man-sik, Jin Kyung, Jung Ga-ram.
Mêlant le regard moqueur des frères Coen au goût de pulpe dégagé par Tarantino (et pas que), le réalisateur coréen adapte un roman japonais qui s’inspire de trouver un sac plein d’argent dans une cabine de sauna.
Le concierge qui l’a retrouvée voudrait régler les problèmes financiers de sa famille très pauvre mais beaucoup d’autres ont également jeté leur dévolu sur cet argent: un douanier endetté jusqu’au cou envers un gangster, le patron d’une boîte de nuit, l’entraîneuse qui travaille dans ce club et voudrait tuer son mari violent avec l’aide d’un client, le gangster qui prête de l’argent pour s’étouffer. ..
Découpé en chapitres qui démontent la linéarité des événements, ce noir sui generis raconte un monde qui tourne autour de l’argentcapable de conditionner tout type de forme affective.
Parfois les rebondissements risquent de trop compliquer l’intrigue, mais la description de la ville portuaire où se déroulent les événements, avec ses appartements misérables et ses locaux sordides et promiscueux fait mouche.
Une scène de “Vipers’ Nest” de Kim Yong-hoon (photo de Cho Won Jin).
Et la morale qui s’en dégage est celle-là, cynique et adaptée à l’époque, qui finit par abdiquer toute valeur et ne poursuivre que l’opportunité du gain facile. En supposant que quelque chose reste dans votre main.
Pour ceux qui aiment le noir à la sauce orientale
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