Il y a une “bonne dette” des citoyens italiens. Être protégé, sauvegardé et assuré contre toutes les formes de pièges criminels. C’est le NRRR, le plan national de relance et de résilience. Le commandant général de l’Arma, Teo Luzi, l’a rappelé aujourd’hui, lundi 6 juin, lors de la fête du 208e anniversaire de la fondation. Le PNRR, objectif stratégique premier du Premier ministre, Mario Draghi, et de son gouvernement, est depuis longtemps dans le viseur du crime organisé et des formes caméléoniques de corruption de plus en plus équipées. La “bonne dette” des Italiens, comme l’appelle Luzi, doit être défendue à tout prix contre le crime et la pègre.
“Une bataille avec les autres forces de police”
Le numéro un de l’Arma explique: «Avec les autres forces de police, nous avons lancé toutes les initiatives pour défendre la« bonne dette »des Italiens des attaques de la mafia et des dangers de la corruption». Luzi rappelle la nature et l’identité des carabiniers, “plus de 5 000 stations” dans toute l’Italie, précisément dans ce défi de protéger le PNRR. “Nous y portons toute notre attention en y consacrant d’importants moyens d’investigation et à l’écoute des citoyens et des entreprises, avec la sensibilité qui vient de notre proximité avec le territoire”. Puis le commandant général de l’Arma change de registre : la perspective de son analyse devient politique au sens noble du terme. « Le Plan national de relance et de résilience est un programme ambitieux pour la transformation du pays » souligne Luzi.
Cohésion sociale, valeur absolue
Au-delà de l’identité policière, donc, Luzi actualise la fonction et la responsabilité des 100 000 soldats de l’Arma dans une dimension plus profonde avec le quotidien des citoyens. Le commandant général souligne en effet comment “l’arme qui vit parmi le peuple” place parmi “les désirs les plus positifs, de tous, l’aspiration à la cohésion sociale”. Il assure que “la recherche de cohésion anime aussi l’engagement de l’Arma dans tous les domaines de sa mission, préalable indispensable pour instaurer la confiance des citoyens” dans les Carabinieri. La cohésion sociale est une condition essentielle du développement. Au contraire, si elle se désintègre, elle devient une menace et un obstacle à sa croissance. La mafia, par exemple, passe en contrebande une fausse solidarité sociale. C’est en fait la cohésion criminelle.
L’exemple pendant le Covid
Pendant la pandémie “quand l’Italie s’attendait à ce que l’Arma fasse son devoir, les carabiniers n’ont pas failli à cet engagement” à tel point que “pas même une station n’a été fermée”. Le ministre de la Défense Lorenzo Guerini a déclaré dans son discours : « Je me suis demandé : à quoi ressemblerait la géographie italienne sans le réseau de gares et de tenences réparties sur tout le territoire, des grandes villes aux plus petits villages ? Peut-être, sans les carabiniers, nous nous serions retrouvés dans un pays différent, avec une population plus éloignée des institutions, certainement moins cohésive et avec un sentiment d’appartenance moindre ». Luzi ajoute : « À ce jour, 33 soldats sont morts du Covid-19 et plus de 40 000 ont été infectés ». Le Commandant des Carabiniers met également en avant l’esprit interarmées : « Un modèle de coordination, foyer commun de l’engagement incessant des préfets et des forces de l’ordre, interprètes sur le territoire des allocutions du Ministre de l’Intérieur » Luciana Lamorgese. «Avant tout en termes de prévention : une activité silencieuse, qui n’est pas mesurée dans les statistiques, ni mise en avant dans les médias. Car tout ce qui n’arrive pas est la vraie réussite de cette unité de but”.
Contre les désagréments des familles et des entreprises “nous ferons tout”
Une fois la crise économique et sociale de la pandémie surmontée, replongée dans un scénario encore plus sombre en raison du conflit russo-ukrainien, dans la fragilité économique galopante les incursions mafieuses, mais aussi subversives, se multiplient. Le général Luzi le dit haut et fort : “Nous ferons tout pour que le malaise compréhensible des familles et des entreprises ne devienne pas la proie d’ambitions criminelles et d’exploitation antagonistes, peu intéressées à construire l’avenir”. Il parle de l’action d’aujourd’hui de l’Arma dans une perspective plus ciblée, moins générique : « Nous nous soucions aussi des jeunes, c’est répondre aux besoins et aux sensibilités émergentes de notre modernité. Les enjeux cruciaux du réseau, la dignité du travail et la protection de l’environnement sont les enjeux décisifs ». Paris quotidiens illimités.

