Il y a ceux qui craignent un effet d’entonnoir et ceux qui croient que les délais qui se chevauchent sont inévitables. Certes dans le programme des appels et avis relatifs aux projets du Plan national de relance et de résilience (Pnrr) il y a une grande affluence le mois prochain, avec 49 procédures pour un bon 21,4 milliards dont celles qui expirent demain 28 février. Si l’on ajoute les quatre actuellement prévus pour avril, il monte à 21,9 milliards.

Un calendrier très serré

C’est le produit d’un calendrier très serré qui engage les ministères sur plusieurs fronts pratiquement simultanément à respecter jalons Et cible fixé par la Commission européenne. Mais la conséquence, du point de vue de ceux qui ne rédigent pas les appels mais y concourent, Régions et collectivités ou directement entreprises, peut être une certaine difficulté à présenter des projets plus valables, sur des fronts différents mais seulement quelques jours plus tard .

PNRR, LES PRÉAVIS EXPIRANT D’ICI MARS

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Les documents déposés par le ministre Franco dans les commissions budgétaires

Jusqu’au 31 mars, plus de la moitié de la valeur des avis et mises en demeure actuellement ouverts jusqu’en 2026 est concentrée : une soixantaine pour 39 milliards d’euros, comme en témoignent les documents déposés dans les commissions budgétaires de la Chambre et du Sénat par le ministre de Economie Daniele Franco après l’audience du mercredi 23 février. Or, le calcul de l’Economie comprend, il faut le préciser, également 8,9 milliards qui ne seront pas affectés à appel d’offres étant donné qu’il s’agit de crédits d’impôt automatiques du plan Transition 4.0 en vigueur jusqu’à mi-2024.

La date limite du 28 février

Le 28 février, 6 appels d’offres expirent pour un montant total de près de 4 milliards, tous destinés aux collectivités locales. A elle seule, l’annonce du ministère de l’Education pour la construction d’écoles maternelles et d’écoles maternelles vaut 3 milliards. Quatre cents millions concernent plutôt les cantines scolaires, 300 les gymnases scolaires, 250 la valorisation des avoirs confisqués aux mafias.

Les maxi-compétitions qui dominent en mars

Mars est un mois de très forte concentration, dominé par les maxi-concours du ministère de l’innovation technologique et du ministère de la transition écologique. Dans le premier cas, en additionnant les différentes procédures ouvertes, réparties en plusieurs lots, il y a environ 5 milliards disponibles pour des investissements pour des connexions très haut débit – sur un réseau fixe, entre familles, entreprises, écoles, hôpitaux, petites îles – en attente que l’appel à la 5G est lancé. Des interventions pour lesquelles les entreprises du secteur des télécommunications sont directement en concurrence, évidemment grevées par le chevauchement des projets dans un délai aussi court et par le problème de grave pénurie de main-d’œuvre qui caractérise la pose de la fibre optique. L’imbrication des compétitions pourrait donc s’avérer un point critique.



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