La Lutte Contre le Narco-trafic en Ucayali : Un Opération Déterminante
La selva de Ucayali a été le théâtre d’un important opération contre le narco-trafic . Ce déploiement a impliqué des forces terrestres et fluviales, coordonné par la Division de Maniobras contra el Tráfico Ilícito de Drogas Huallaga . L’opération a conduit à la désarticulation de plusieurs laboratoires clandestins dans la province de Padre Abad , où des organisations criminelles prenaient part à des activités de production de cocaïne en utilisant le “méthode colombienne” .
Une Stratégie Efficace de Lutte
Le plan de la Police Nationale du Pérou (PNP), exécuté en collaboration avec le Ministère Public , a permis la localisation de structures camouflées dans le district de Boquerón . Les agents ont découvert à la fois des laboratoires rudimentaires et des installations plus sophistiquées équipées de pozas de maceración actives. Contrairement à la méthode traditionnelle des pozas ouvertes, cette technique réduit l’espace de travail, favorise la clandestinité, et assure une production continue, même en pleine jungle.
Les opérations ont duré plusieurs jours, permettant de localiser cinq laboratoires en pleine jungle. Dans ces installations, la police a découvert 1.208 kilos de feuille de coca prêts à être traités, ainsi que 5.520 kilos en macération . Le bilan a également révélé la saisie de 2.660 kilos d’ingrédients chimiques réglementés tels que de l’acide sulfurique, du kérosène, et d’autres substances utilisées dans le processus de fabrication de la cocaïne.
Impact Économique et Nouvelles tendances
Les autorités estiment que cette opération a causé une perte économique significative de S/190.000 , affectant directement l’organisation criminelle active dans la région. La perte de ces laboratoires impacte la chaîne de production de la drogue, dont la majorité est destinée aux marchés internationaux. L’utilisation du métode colombien inquiète les forces de l’ordre, car il facilite la production clandestine et optimise les processus chimiques tout en restant dissimulé dans la forêt.
La Dirandro a également observé que les narcotrafiquants exploitent des logos et scellés en relief pour marquer leurs chargements de cocaïne. Ces symboles assurent une traçabilité du produit et garantissent sa puissance aux yeux des mafias internationales. Des emblèmes tels que le dauphin ou des combinaisons de lettres comme GP sont utilisés pour identifier les laboratoires à l’origine de la production. Entre janvier 2024 et juin 2025, la police a recensé 561 logos distincts sur des paquets saisis.
Cette opération récente n’est qu’une étape dans une lutte continue contre le narco-trafic au Pérou. Les défis demeurent grands, et l’adaptation des narcotrafiquants aux techniques de répression souligne l’importance d’une vigilance et d’une coordination internationale renforcées dans la lutte contre ce fléau.

