La renaissance des librairies de seconde main

Dans une époque où la  numérisation  transforme la manière dont nous consommons la culture, les librairies physiques ont semblé être en péril. Pourtant, certaines d’entre elles, comme  El club de los libros libres  à  Valencia , prouvent qu’il existe encore un appétit pour le  papier  et les  livres . Ce projet, qui amalgame librairie, rastro de papel, club social et ONG, est en train de redéfinir notre rapport à la lecture et au partage de livres.

Une philosophie tournée vers le partage

Rafael Soriano, à l’origine de ce projet unique, énonce clairement sa  philosophie  : “Tous les livres sont des joyaux, certains ont juste besoin d’un peu de  mimo .” Pour lui, l’objectif de ce club est de sauver les livres et de les faire circuler d’une bonne main à une autre. La scarification pour devenir membre est très  abordable  : 11 euros par an permettent à quiconque de prendre autant de livres qu’il le souhaite. En outre, il n’est pas nécessaire d’être membre pour  donner  des livres, ce qui contribue à l’enrichissement collectif de la bibliothèque.

Un défi d’espace et d’organisation

La belle initiative de Rafael ne vient pas sans défis. Lorsqu’il a atteint  200 000  livres dans son établissement, il a dû arrêter de compter. L’espace étant devenu une denrée rare, Rafael doit souvent faire appel à des bénévoles ayant un peu de rangement chez eux. “Quand quelqu’un demande un gros lot de livres, disons dix ou douze caisses, nous ne pouvons plus accueillir tout cela dans notre local à Valencia,” explique-t-il.

Face à ce problème d’espace, le modèle se transforme en quelque chose de  collaboratif . La plateforme en ligne permet de gérer les demandes de dons de livres tout en appliquant un  système de sauvetage . Rafael estime qu’actuellement, environ 300 000 livres ont été “sauvés”. Ce mode de fonctionnement pourrait s’étendre, notamment avec l’ouverture de nouveaux clubs ailleurs, comme à Padrón, en  Galice .

Des échanges facilités

Un autre développement majeur est la collaboration avec  Correos , l’organisme postal espagnol. Cette initiative facilite l’échange de livres entre membres sans passer par le local de Valencia. Les aspirations de Rafael vont encore plus loin : il envisage la possibilité de transporter un livre d’une ville à une autre, chacun pouvant ainsi laisser et prendre des ouvrages au gré de ses déplacements.

Un itinéraire professionnel atypique

Avant de fonder ce club unique, Rafael avait une carrière bien remplie en tant que  programmeur informatique . Il se souvient : “J’ai commencé mes études avant même que les facultés d’informatique n’existent.” Après un parcours dans la gestion de restaurants, il a trouvé sa vocation dans ce projet littéraire. Ce qui a débuté comme un hobby s’est transformé en  refuge  pour lui et les passionnés de littérature.

Un passionné de littérature

Ce projet témoigne d’une  passion  vive pour les livres et leur  conservation . Le club, selon Rafael, n’est pas qu’une simple librairie, c’est un véritable “atelier d’alchimie”. Ce qui est amassé ici se transforme en un trésor inestimable entre les mains de ceux qui en prennent soin.



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