Le ralentissement partiel à la raffinerie de Talara limite la capacité de raffinage et menace de provoquer un nouveau choc d’offre sur le marché des hydrocarbures au Pérou.

Interruption des opérations de la raffinerie de Talara

Le dimanche 5 avril, la Raffinerie de Talara (NRT), dirigée par Petroperú et située à Piura, a partiellement interrompu ses opérations en raison d’inventaires d’eau insuffisants. Cette ferme dépend fortement de la désalinisation de l’eau de mer, un processus crucial pour son fonctionnement.

Selon des informations préliminaires, l’arrêt aurait principalement touché l’unité OR2, liée à l’usine d’osmose inverse responsable de la désalinisation. La majorité des systèmes de la raffinerie sont également menacés de défaillance.

Diminution de la consommation électrique

Le Comité de Opération Économique du Système Interconnecté National (COES) a rapporté une réduction de la demande électrique de la raffinerie, passant de 50 à 20 mégawatts en raison de cette réduction des opérations. Les prévisions indiquent que cette opération à faible consommation électrique se maintiendra jusqu’au vendredi 10 avril.

Depuis l’arrêt de ses opérations, l’Unité de Craquage Catalytique (FCC), la plus critique de toutes, demeure hors ligne, ce qui contribue à la faiblesse de la production de combustibles à des niveaux inhabituellement bas, engendrant donc des risques d’approvisionnement sur le marché local.

Causes de la défaillance et décisions de maintenance

La raffinerie subit une crise en raison d’un système de captation de l’eau de mer en échec. Les pompes ont perdu en capacité à cause de l’érosion, résultant de l’accumulation de sédiments. De plus, les pièges à sable, conçus pour retenir les solides, sont saturés, empêchant un flux adéquat d’eau vers la centrale de désalinisation.

Les coûts de maintenance de ce système étaient initialement évalués à plus de 2 millions de dollars, mais des tentatives de réduction des coûts ont conduit à des retards d’intervention, aggravant la situation actuelle. La crise financière exacerbée de Petroperú a entravé l’acquisition de brut et l’exécution des maintenances nécessaires.

Tendances du marché et impact futur

La direction technique de Petroperú travaille ardemment pour restaurer le fonctionnement de l’installation de désalinisation. Pendant ce temps, des discussions de restructuration et des ajustements de maintenance essentiels sont explorés pour gérer l’eau disponible.

Cette raffinerie fait partie d’un des complexes industriels les plus modernes d’Amérique Latine, avec une capacité de traitement de 95 000 barils de brut par jour. Actuellement, la raffinerie opère entre 60 000 et 70 000 barils par jour, principalement en raison de limitations financières.

Des perspectives de privatisation circulent également, soutenues par un projet de décret gouvernant la restructuration de Petroperú, qui vise à faire face à une dette colossale dépassant les 5,5 milliards de dollars, aggravée par des tensions géopolitiques actuelles, notamment au Moyen-Orient.



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